‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 890 sur 1225 · V. FROID · texte numérisé non relu

V. FROID

Qoi engendre automatique ment le froid ; appareil frigorigène. N. m. ; un fn gongrne. (V. froid.)

frigorique adj. (du lat. frigus, oris, froid Qu se rapporte au froid ou au frisson.

lat. frigus, orh 1^*“ SV. therapeia, traitement). Applicatioi tûéiapeutique des basses températures Ou di aussi CRYMOTIIÉRAPIE.)

n. f. Pop, Fricot, mets

frigqusser [çAou-sé] v, a. et n. Pop. Faire 1 Cuisine, faire des frigousses.

Frileuse.

frileux, euse [feil, eu-ze] adj. et n. (lat. frigorosus^. Où le froid se fait seniir ; un temps frileux. Fort sensible au froid. N. m. et f. Un des noms du rouge-gorge. N. f. Coiifure féminine, en laine tricotée.

friller [Il mil., é] V. n. Dialect.

Brûler superficiellement, roussir. Geler légèrement : givre qui a frillé la vigne.

frilosité [ïi] n. f. Qualité d'une personne frileuse. (Peu us.)

frimaire [mê-re] n, m. 'rad. frimas). Troisième mois du calendrier républicain (du 2i nbv. au 20 déo.).

frimas [ma] n. m. (german. hrim). Brouillard froid et épais, qui se glace en tombant. Au pl., l'hiver.

frime n. f. (ancienn. frume). Pop. Démonstration qui n’est que pour l’apparence. Chose qui n’a rien de sérieux.

frimer [mé] v. a. et n. Pop. Regarder, feindre. Frimer bien, mal, avoir bon, mauvais air.

Frimont ,Jean-Marie de), général autrichien, né à Fénétrange (Lorraine), m. à Vienne -1759-1831). H répr.ma, non sans dureté, après 1815, les soulèvements italiens.

frimousse [mous-se] n. f. Fam. Figure, face : frimousse chiffonnée.

fringale n. f. (comipt. de faim valle). Faim subite et violente.

fringant [ghan., e adj. (de fringueF. Qui est vif. alerte, fort éveillé : cheval fringant. Subslanliv. : faire le fringant.

fringille [jî-le] n. m. Nom scientifique du genre pinson.

fringillidéS [Ji’Wi-rfé] n. m. pl. Famille de passereaux conirostres, comprenant un grand nombre d’oiseaux, dont le pinson est le type. S. un f ring illidé. fringue ’frin-ghe] n. f. Pop. Vêtement, frlnguer [ghé] v. n, Danser, sautiller. Être fringant, en pariant d’un cheval. V. a. Pop. Habiller, frinson n. m. Nom vulgaire du verdier.

friod [fri-o] n. m. (anagr. de froid). Pop. Froid: il fait friôd.

friOler \lé\ V. a. Frire. (Vx.) friolerie [rfj n. f. Friandise. (Vx.) friolet [lé] n. m. Pâtisserie légère, frlon n. m. Tige de fer en forme de lame émoussée, placée sur le côté d'une charrue, et qui sert à maintenir le versoir en place.

Frioul, anc. prov. de la monarchie autrichienne, partagée depuis 1866 jusqu’en 1918 entre l’empire austro-hongrois et l’Italie. Le Frioul comprenait d’un côté Trieste et le comté de Goritz, de l'autre la province d’Udine et une petite partie de celle de Venise. (Hab. Friouliens.) Les parties du Frioul demeurées autrichiennes ont fait partie depuis lors de VItalia irredenta ; elles ont été très disputées de 1915 à 1918 (en 1916, prise de Goritz, perdue par les Italiens en 1917), mais définitivement conquises dans les derniers jours de la Grande Guerre par les soldats du général Diaz (nov. 1918'. La paix de Saint-Gerniain-en-Laye du K) septembre 1919 a conservé cette conquête, de sorte que tout l'ancien Frioul est aujourd'hui réuni, mais appartient à l'Italie, et non plus à l’Autriche.

fripe n. f. Chiffon. (Vx.) Pop. Tout ce qui peut s’étaler sur le pain (beurre, fromage, compote, confitures, etc.). Faire la fripe, faire la cuisine.

friper [pê] V. a, (de fripe). Chiffonner, user, gâter ; friper une robe, ses habits. Manger goulûment. Dissiper : friper son patrimoine.

friperie [ri] n. f. (de fripe). Vêtements, meubles usés. Commerce qu'on en fait. Lieu où l'on en vend. Fig. Chose usée, sans valeur. Hangar sous lequel on dépose les cannes à sucre avant de les porter au moulin.

fripe-sauce n. m. invar. Fam. Goinfre. Mauvais cuisinier.

fripeur, euse [eti-ze] adj. Qui fripe, qui use.

fripier [pi-é], ère n. (de fripe). Personne qui vend des marchandises d’occasion, vieux meubles, vieux habits, etc. Adjectiv. : marchand fripier.

fripière n. f. Coquille habitée par un mollusque qui y agglutjne toutes sortes de corps étrangers.

fripon, onne [o-ue] adj. (de /'riper). Qui trompe adroitement ; fourbe, escroc, filou : financiers fripons. Egrillard, gai, espiègle : minois, sourire, yeux fripons. Substantiv. : les fripons; une petite friponne. N. f. Boîte de bois blanc, ronde et plate, dans laquelle on mettait du cotignac. Jupe de dessous, portée par les dames vers 1630. Ant. Honnête, probe. -AlLUS. LITTÉR. V. CHAT.

friponneau [po-nô] n. m, (diniin. de fripon). Fam. Petit fripon. Jeune galant.

friponner [po-ne] v. a. et n. Escroquer, dérober avec adresse. (Peu us.)

friponnerie [po-ne-rl] n. f. Action de fripon.

Ant. Honnêteté, probité.

fripouille [pou, Il mil., e] n. f. Pop. Canaille, voyou : une fameuse fripouille.

friquet r/fé] n. m. Freluquet. (Vx.) Moineau de petite espèce.

frire v. a. défeot. (lat. frlgere. — Je fris, tu fris n frit, sans pi. Je frirai, nous frirons. Je frirais nous fririons. Impér. fris, sans pl. Frit, e. Les autres formes sont inusitées : pour y suppléer, ou emploie le verbe faire, suivi de l’infin. frire ) Faire cuire dans une poêle avec du beurre, de Tliuile ou du saindoux bouillant. V. n. Se cuire dans la poêle : le poisson frit. Fig. et fam. : Il n'y a rien à frire, rien a manger, rien à gagner.

, [-a- je] n. ni. Action de friser ; le frisage

frisant ^zan], e adj. Qui frise ; qui est naturellement irise. A Jour frisant, de telle sorte que la lumière ne fasse qu’effleurer les objets.

frise fri-ze] n. f. (ital. fregio ; du lat. phri/gium opusi, travail phrygien). Archit. Partie de ïenta- MemeiU entre l'architrave et la corniche : sur les frises du ParlJiénoii est re'fivésentée la procession des

Panathénées. (V. ordre.'; Surface plane, formant une bande continue l frise de papier peint, l'héât. Bande de toile placée au cintre pour figurer le ciel. Traverse horizontale au-dessus de la portière d'une voiture fermée.

— Encycl. La frise est la partie la plus oniée de l'entablement. Dans l'ordre dorique, elle représente l'espace occupé par les solives posées sur l'architrave et supportant le j

plancher; sa surface y est ^■rrïiiin ~ ^

divisée en compartiments ■ ■

carrés appelés métopes et ^ par des saillies triangulaires appelées triqlyphes ; chaque triglyvhes simulant l'extrémitéd une solive, devait être représenté au-dessus de Taxe de la colonne. Les espaces Frise décorée,

intermédiaires oximetopes

étaient garnis de bas-reliefs. Dans l'ordre ionique et l'ordre corinthien, la frise est plate, les bouts de solives figurés par les triglyphes, et les intervalles ou métopes ne sont pas représentés.

frise [fri -ze] n. f. Etoffe de laine à poil frisé. Gros feutre pour calfater les navires. Machine à friser, à ratiner les étoffes de laine.

frise [fri-ze] n. f. (de Frise, n. géogr.). Toile venant de Frise. Fortif. Cheval de frise, v. cheval.

Frise, région de l’Europe occidentale, sur la mer du Nord, partagée entre la Hollande, où eUe forme la province de Frise (385.000 hJ, ch.-l. Leeuwarden ; et l'Allemagne (anc. prov. de Frise-Orientale [Hanovre]). Hab. Frisons.

frise [zé], e adj. Tortillé, contourné en tire-bouchon, crépu : cheveux, poils frisés. Chou frisé, dont la feuille est toute crêpée. Ant. Lisse, plat. Race frisée, variété de gallinacés à plumage hérissé. Frise-beurre

frise-beurre n.m.

invar. Fourchette pleine et à stries, pour faire des dessins sur le beurre, ou en détacher des coquilles.

friselée [ze-lé] ou frisolée [zo-lé] n. f. Maladie de la pomme de terre, qui en recroqueville les feuilles et les tiges.

friselis [ze-li] n. m. Frémissement doux et faible : le friselis des feuilles.

friser [zéj V. a. Crêper, mettre en boucles -.friser ses cheveux. Fig. Raser, effleurer: la balle lui a frisé le visage. Etre prêt d'atteindre, manquer de peu : friser la quarantaine, la corde. 'V. n. Etre frisé, se mettre en boucles : ses cheveux frisent naturellement. Se dit d’une corde dont les vibrations sont contrariées, des caractères typographiques qui papillotent et paraissent imprimés deux fois. Se friser V. pr. Se dit d'un cheval qui touche le pied qui pose sur le sol avec celui qu’U a encore levé. Ant. Défriser.

frisett© [zè-te] n. f. Petite boucle de cheveux frisés : avoir de jolies frisettes.

frise'U.se [zeu-ze] n. f. Machine à ratiner. Frislande, nom sous lequel les anciens géographes désignaient les îles Féroë.

frisoir [soir] n. m. Instrument pour friser les cheveux. Table de la machine à ratiner les étoffes de laine. Outil de fourbisseur. Outil de graveur pour donner de la matité au métal.

frison [zon] n. Frisoir.

m. (de friser). Boucle d'uiie frisure. Sorte d’étoffe de laine. Déchets de cocons de vers à soie. Rebut de chiffon. Doublage dans l'impression typographique. Ondulation en couleur sur le papier que l'on marbre.

Frison, onne [son, o-nej, habitant ou originaire de la Frise : les Frisons. N. m. Langue parlée par les habitants de la Frise : le. frison est une Langue germanique plus voisine de Vanglo-saxon que de l'allemand. Pot àa Xcvve ou de métal pour conserver la boisson à bord des navires. Ancienne mesure pour les liquides. Adjectiv. : mœurs frisonnes. Race frisonne, race de chevaux que l'on rencontre dans les Pays-Bas, la Belgique, le nord de la France, l'Angleterre, l’Allemagne, etc., et dont les individus, d’aspect lourd et trapu, sont employés aux gros charrois.

frisotter [zo-tê] v. a. et n. Friser légèrement Impr. Se dit d’un tirage défectueux dans lequel l'impression se double.

frisque [fris-ke] adj. Vif, pimpant. (Vx.)

frisquet, ©tte [fris-kè, è-te] adj. (peut-être du provenç. fresc, frais). Qui approche du froid : bise frisquette. Adv. Pop. : il fait frisquet.

frisquette [fris-kè-té\ n. f. Châssis d'imprimerie garni en papier et posé sur la feuille, pour garantir les marges et les blancs.

frisserueut [fri-se-man] n. m. Sifllemenl d'une flèche. ,Vx.}

frisson ^frison] n. m. (lat. frictio). Sensation de froid, accompagnée d’une crispation de la peau et d'un certain tremblement : la fièvre est souoent précédée de frissons. Fig. Saisissement qui vient de la peur ou de quelque passion violente.

— En'CYCl. Le frisson est l'un des symptômes qui marquent le début de la fièvre et de la plupart des phlegmasies. C'est un symptôme du début de la pneumonie aigue.

Quand les phlegmasies passent à la suppuration, on observe aussi des frissons iiTcguliers. Souvent, le frisson est l’indice d’un abondant loyer de suppuration. Enfin, le frisson par saccade musculaire permet, dans certains cas, à l'organisme surpris par le froid de relever sa température interne ; il ne doit pas, .par suite, être toujours considéré comme un symptôme de maladie.

frissonnant [/‘rî-so-naiz], e adj. Qui frissonne, frissonnement '^fri-so-ne-77ian] n. Léger

frisson.

frissonner fri-S0-7lé] v. n. Avoir le frisson, Phij. Etre foriement ému : frissonner d'horreur.

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