GA F
gabian n. m. Nom vulgaire du goéland commun. Gabiaa, comm, de l'Hérault, arr. et à 23 kil. de Béziers : 1.070 h. Cb. de f. Midi. liau-de-vie ; source ferrugineuse.
gabie [6^] n. f. (ital. qabbia.) Mar. Demi-hune en caillebotis, placée au sommet des mâts à antennes.
gabier \bi-é] n. m. (de gable). Matelot de la spécialité de la manoeuvre, attaché au service des hunes.
— Encycl. Les gabiers sont les matelots chargés à bord de tout ce qui concerne la mâture, le gréement, les embarcations, les ancres. Ils forment ce qu'on appelle la « spécialité de la manoeuvre », qui a des quartiers-maîtres de manœuvre, des seconds maîtres de manœuvre, et des premiers maitres appelés maîtres d'éjuipape. Malgré la suppression des mâtures, le gabier est resté l’homme du bord par excellence.
Gabies [bi], v. du pays desVolsques(priseparTar- Gabie (xv« s.),
quin le Superbe, (llab. Ga-
bietis.) On y a trouvé une belle statue antique de Diane, connue sous le nom de Diane de Gabies. {V. Diane.)
gabieu n. m. Outil de cordier, dit aussi toupin. GabiuiuS [«.ss] (Aulus), tribun du peuple, à Rome. 11 contribua a l’exil de Cicéron (lOO-iS av. J.-C.).
gabion, n. m. (ital. gabbione). Panier cylindrique sans fond, employé dans l'artillerie et le génie pour établir rapidement des parapets de terre. Giand panier à deux anses pour transporter du fumier, des terres. Tonneau près d’une mare, hutte au bord d'une pièce d’eau, dans lesquels se cache le chasseur Gabion, de canards ou autre gibier aquatique.
— Encycl. Art milit. On distingue le gabion du génie (0“,B0 de diamètre extérieur, 0“,80 de hauteur
Gabion de chasse.
de clayonnage) et le gabion de l’artillerie (Cm, 56 et 1 mètre). Ils sont surtout destinés aux revêtements des parapets, des épaulements. et, posés debout, permettent aux hommes qui entreprennent de creuser une tranchée d’étre protégés contre les premiers coups de l’ennemi.
gâ.bioilïLa.d6 [o-na-de\ n, f. Retranchement, abri l’ait de gabions.
gabionnage [o-na-je] n. m. Action de faire ou poser des gabions.
gabionner [o-nd] v. a. Couvrir par des gabions : gabionner une batterie.
gabionneurro-neur] n. m. Celui qui fait, pose OU utilise des gabions.
Gabiot (Jean- Louis), auteur dramatique français, né à Salins, m. à Paris (1759-1811) ; célèbre surtout par^ sa jalousie, ses plagiats et ses intrigues.
Gabirol (Salomon ben), juif espagnol né à Malaga vers lo^S, m. en 1070. Il a écrit sous le nom du philosoplie arabe Avicébron des commentaires allégoriques a tendance panthéiste, et des hymnes mystiques.
gablo ou gj-ble n. m.
(bas lat. gabulum). Fronton triangulaire, servant à masquer la pente des combles et àterminerles ogives des portails. Triangle formé par les deux arbalétriers d’une lucarne.
— Enctcl.
Les gables de l’école romane servent ,à masquer les combles et n’offrent (lu’une s U r face plane, terminée par unecroix.Les
Gable
en charpente.
Gable (hôtel Cluny).
gables gothiques sont couronnés de bouquets ou de fleurons et décorés de crochets sur leurs côtés.
Gablentz ou Gablenz (Louis-charies-Guiilaume, baron de), général autrichien, né à léna, m. à Zurich ;i814-187V). Il se distingua à Cusiozza, à Solferino et dans la guerre contre la Prusse en 18G6 ; il sc suicida à la suite de spéculations malheureuses.
gablet [blé] n. m. Petit gable, qui décore les niches et les dais.
• fleuve de l'Afrique tropicale, qu’’ se
jette dans 1 Atlantique par un magnifique estuaire, sur lequel se trouve Libreville.
Gabon, colonie française de l’Afrique équatoriale, sur I estuaire homonyme et sur le grand fieuve Ogôoué ; elle fait partie du groupe de VAfrique- Equatoriale française, mais a son autonomie. (Hab. Gabonais.) Ch.-l. Libreville. (V. la carte .Afrique.)
gabord ou galbord. Ibor] n. m. Bordage inférieur de la carène d'un navire.
Gaboriau ’ri-à] (Emile), l'omancicr populaire français, né à Saujon, m. à Paris (1835 1873); auteur de romans judiciaires et policiers : Monsieur Lecoq, le Crime d'Orcival, le Dossier zi» 13. etc. Il est le père d'un genre qui a pris de nos jours un singulier développement en France et en Angletene (roman de détectives).
gabot [6o] n. m. Petit poisson employé comme amorce. Syn. gabut.
gabre n. m. Nom vulgaire de la perdrix mâle. Nom vulgaire du coq d'Inde.
Gabriel, archange qui annonça à la "Vierge qu’elle serait mère du Sauveur (Nouveau Testament], Suivant la tradition musulmane, il dicta le Coran à Mahomet.
Gabriel, célèbre famille d’architectes français. Le plus connu. Jacques l’y Ange, né et m. à Paris (vers 1700-1782), restaura la colonnade du Louvre, édifia l’Ecole militaire, les deux corps de bâtiments qui bordent la place de la Concorde et qui sont le spécimen le plus remarquable du style aux lignes droites qui s’épanouira sous Louis XVI, ainsi que le Petit Trianon, à Versailles.
Gabrieli (Andrea), compositeur italien, né à Venise, m. dans la môme ville en 1586, élève de Willaert.
— Son neveu et élève Giovanni, né et m. à Venise (1567-1612) est également un des maîtres de l’école vénitienne de musique sacrée.
gabriélite n. m. Membre d’une secte d’anabaptistes, fondée en Poméranie en 1530 par Gabriel Scherling.
Gabrielle, comédie en cinq actes, par E. Augier (18i9). Un> mari, à force de générosité, ramène au devoir sa femme près de faiblir et l’amant qui l’avait détournée du droit chemin. Bonne comédie, qui présente une grave leçon à l’aide d’un sujet très simple.
Gabro’va, v. de Bulgarie, sur la Jantra, alfi. du Danube ; 9.000 h. Fabrication de.draps.
gaburon n. m. Mar. Enveloppe de planches dont on entoure la partie inférieure d’un bas-mât.
gaburonner [ro-né] v. a. Fortifier à l’aide de gabiirons.
Gabussi (Vincenzo), compositeur italien, m. à Londres (1800-1846) ; auteur de nombreuses mélodies vocales pleines de grâce et de tendresse.
Gaeé, ch.-l. de c. de l’Orne, arr. et à 27 kil. d’Argentan, sur la Touques ; 1.660 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 14 comm., et 3.370 h.
Ange Gabriel.
Gace Brulé, chevalier et trouvère français du moyen âge, m. après 1212 ; auteur de chansons imitées des Provençaux, et qui, malgré leurs défauts, font de lui un des meilleurs poètes lyriques.
Çâcliag’e n. m. Action de gâcher du plâtre, etc. Action de faire sans soin, de gaspiller.
Gacbard [char] (Prosper-Louis), historien belge, né à Paris, m. â Bruxelles (1800-1885) ; auteur de remarquables publications sur Philippe II et son temps.
g^àclie n. f. Pièce fixée au chambranle d’une porte, et dans laquelle entre le pêne d'une serrure.
gâche n. f. Outil de rOA» — j lacon, servant au ffâ- “ ^
maçon, servant au gâchage. Spatule de cuisinier, de pâtissier.
gâcher [ché] v. a.
( germ . loaskon ) . Délayer du plâtre, du mortier. Fig. Faire sans G, gâche,
soin, gaspiller : gâcher
une robe. Gâcher le métier,, travailler à bon marché.
gâcliet chè] n. m. Hirondelle de mer, à tête noire. gâiCll6tte [chè-te] n. f. (de gâche). Dans un fusil, un pistolet, pièce du mécanisme de détente terminée par une languette de for sur laquelle on agit pour faire partir le coup. (V. fusil.) Petite pièce d'une serrure, qui se met sous le pêne et l'arrête.
— Encyjl. Armur. La gâchette maintient le chien à Vanné, grâce à une sorte de tête ou 6ec de gâchette, qui entre dans un cran correspondant du chien. Un ressort, le 'i'essorl de gâchette, fait que celle-ci conserve cette position, qu’elle perd quand le tireur presse la détente. La gâchette, en s’abaissnnt, rend libre le chien, qui est poussé en avant par un ressort.
gâclieur, euse [eu~ze] adj. et n. Qui gâche le mortier, le plâtre. Fain. Se dit d’une personne qui gâte ou gaspille quelque chose, faute de soin ou d’ordre, ou qui travaille ou vend à vil prix.
gâclieux, euse [cheCi, eu-ze] adj. Bourbeux, détrempé : chemin gâcheux. Humide et pâteux, un peu pourri : des cerises gâcheuses.
gàch-is [cAijn. m. Mortier de plâtre, de sable, etc. Ordure, saleté causée par quelque liquide. Chose, situation confuse, embrouillée : le gâchis politigue.
GazClxHâiIlgy comm. de Suisse (cant. de Thurgovie) ; 1.370 h. Viticulture : apiculture.
GâCllOllS (Jacques Pkyrot des), littérateur français, né à Torcé (Sarthe) en 1868 ; auteur de romans agréables, écrits dans une langue simple et pure [N^y touchez rtas. Mon amie, la Maison des dames Renoir, le Mauvais Pas, etc.).
gAclloir n. m. Cuve où l’on mélange la matière première des pâtes à poterie.
Gacilly iLa), ch.-l. de c. du Morbihan, arr. et h 60 kil. de Vannes, sur l’Aff ; 1.663 h. — Le cant- a 9 comm., et 12,960 h,
^ Gacon (François), poète satirique français, né a Lyon, m. près de Royaun ont (Oise) 'lGi)7-172o]. Auteur du Poète sans fard. Il gâta les réelles qualités de son esprit par le cynisme de scs expressions et la crudité de son style.
Gad, nom d’une des douze tribus des Hébreux, dans le pays de Galaad (du nom d'un fils de Jacob et deZelpha). Jabbés était sa ville principale.
Ga.da.rar ou Gazer, v. de la Palestine ancienne, tribu de Manassé. Elle fut détruite par "Vespasien.
Gaddi (Gaddo), peintre et mosaïste italien, né à Florence (1260-1332), élève des byzantins, et ami de Cimabué. — Son fils Tadueo, né à Florence (vers 1300-1366), élève de Giotto. fut peintre de fresques et architecte ; talent expressif, mais exagéré, — Le fils de celui-ci, Agnolo, né à Florence (1333-1396), peignit des tableaux à l’huile dans le genre de Giotto, gade ou gadUS [cîmss] n. m. Genre de gadidés, comprenant des poissons caractérisés par un barbillon à la mâchoire inférieure, comme la morue, l'aiglefin. etc.
— Encycl. On connaît de nombreuses espèces de Gade.
gades, dont quatre
habitent les mers européennes. Les plus connus sont ; le capelan et le gade tacanot, dit aussi gade et morue borgne. D'une façon générale, on désigne sous ce nom les merlans, les morues et les gadeS proprement dits.
Gade (Nlels Guillaume), compositeur danois, né et m. à Copenhague (1817- 1890), le principal représentant du romantisme musical en Scandinavie.
gadelier [de-li-é\ ou gadellier [dé-K-é] n. m.
Bialect. Groseillier à fruits rouges.
gadelle [dé- U] n. f.
Dialect. Groseille rouge.
Gadès [ dèss ], V. de l’ancienne Hispanie, auj.
Cadix. (Hab. Gaditains, aines.)
gadidés [dé] n. m. pl.
Famille de poissons, comprenant les morues, mer- Gade.
Ia7is, lottes, etc. S.ungadidé.
Gadifer do La Sallô^ aventurier et colonisateur français, né près de Thouars, m. vers 141o. Il accompagna Béthancourt aux Canaries, puis Boucicaut devant Gênes.
gadille [U mil., e] n. f. Nom vulgaire du rouge-' gorge.
gadoïdes n. m. pl. Ane. nom des gadidés. S. un gadoîàe.
gadolinite n. f. silicate naturel de. fer, glucinium, yttrium, etc. : le docteur Gadolin a retire l'yttrium d'u7ie espèce de g ado Unité qui renfer7ne aussi du cériu7n.
gadolinium [o>n’] n. m. Coi*ps simple non. isolé, de formule chimique Gd, qui se trouve dans les terres rares, et dont on connaît une série de sels ; il a pour poids atomique 157,3.
gadouard [ar] n. m. Pop. Vidangeur, gadoue [doû] n. f. Matière fécale servant d’engrais. Engrais constitué par les ordures ménagères. Fop. Prostituée de bas étage.
— Encycl. Econ. rur. Les ordures ménagères constituent de bons engrais ; on les emploie sans les laisser fermenter (gadoues vertes), ou bien seulement après qu'elles ont subi une lermentation plus ou moins prolongée (gadoues noires). Vertes ou noires, les gadoues ont un pouvoir fertilisant à peu près équivalent à celui du luinier de ferme normal ; toutefois, les gadoues noires ont une action plus rapide, en l’aison de leur état de décomposition.
— Hyg. urb. Dans les grandes villes, on traite les gadoues par broyage, incinération, digestion, etc. A Paris, elles sont bi'ùlées après triage et la chaleur résultante utilisée pour produire de la vapeur ou du courant électrique.
gadzartS n. m. (contraction de gay's des arts). Arg. des éc. Elève ou ancien élève des écoles nationales d'arts et métiers.
gaélious adj. Qui a rapport aux Gaëls : les coutumes gaéliques. N. in. Un des deux grands groupes des langues celtiques.
— Encycl. Le gaélique comprend l'irlandais, Vécossais (ou erse) et le 7yia7ixois ou dialecte de l'ilc de Man. Il ne faut pas confondre le gaélique et le gallois. Cette dernière langue appartient au second groupe celtique : le britto7iique (auquel appartiennent le bas breton des départements français de l'Ouest et l’ancien coimique de la Cornouailles anglaise). L’ancien gaulois, parlé par nos pores, se rattaenait au groupe brittoniqiie.
GâiëlS [gha-èl], nom des Celtes parlant le dialecte gaélique.
GÊBrtner [ghèr-t7ièr) (Joseph\ botaniste allemand, né à Calw, m. à Tubingue (1732-1791) ; auteur de recherches sur l'hybridation.
Gaétan (saint), né à Vicence (1480-1547). 11 fonda l’ordre des clercs réguliers ou théatins (1524). Canonisé en 1676. Fête le 7 août.
Gaétani) famille romaine, qui a fourni un pape, Boniface VIII, et divers princes souverains.
Gaètôj port d'Italie, sur la Méditerranée; 17.600 h. C'est là que Pie IX se réfugia
en J848. Nombreux sièges, notamment en 1801 , date à laquelle le dernier roi de Naples, François II, dut, après une courageuse défense, capituler devant Garibaldi.
gaffe [gha-fe] n. f, Mar.
Perche à pointe métallique, munie d’un ou de deux crocs latéraux, servant pour accrocher, accoster, aborder, etc. ; gaffe de sauvetage. Sorte de crochet utilisé pour tirer hors de Teau les gros poissons.
Tenir à longueur de. gaffe, ne pas laisser quelqu’un vous aborder, se familiariser. Se tenir à lom^ueur de gaffe, à distance. Avaler sa gaffe, mourir. Fig. cl pop. Maladresse : faire une gaffe.
'nf’W
Gaffes.