GAI
gaffe [qha-fe] n. ui. Vase servant à transporter le sel dans les salines.
gaffeau [ijha-fô] n. m. Petite gaffe, gatfel {<jha-fèt\ n. m. Bâtiment de charge hollandais, à peu près semblable à la cague.
gaffer [gha-fé] V. a. Accrocher avec une gaffe. V. n. Pop. Commettre une gaffe.
gaffeur, euse [ghajeur, eu-ze] n. Fam. Peraonne qui commet des gaffes.
gafiier [ga-fi-é] n. m. Celui qui manie une gaffe. Gafsa, V. et oasis prospère de la Tunisie méridionale ; 5.000 h. Riches gisements phosphatiers du Metlaoui, à 45 kilom. plus à l'O.
gaga n. et adj . Fa?n . Personne tombée en enfance, gagate n. m. Genre de poissons physostomes, de la famille des siluridés, comprenant des poissons des fleuves de ITnde.
gage n. m. (germ. wadjo). Contrat par lequel ■un créancier reçoit, pour garantir sa créance, un objet mobilier ; la chose même qui est donnée en garantie : lorsque le gage est immobilier, il porte ie nom d'antiehrése. Objet que deux personnes en contestation consignent entre les mains d'un tiers, en attendant la terminaison du litige. Ce qu'on dépose à certains jeux de société quand on a commis une faute et qu'on ne peut reprendre qu'en accomplissant une pénitence. Chevaler. Gant que I on jetait à quelqu'un pour le provoquer au combat. Fig. Garantie morale d'un fait à venir. Laisser pour gage, perdre. Témoignage, assurance ; gage d'amitie. PI. Salaire des domestiques. A gages, payé, salarié. Casser aux gages, priver de son traitement, de son emploi.
— Encycl. Dr. La remise d'une chose à un créancier pour sûreté de sa dette s’appelle nantissement. Le nantissement d'une chose mobilière est dit gage; le nantissement d'une chose immobilière, anticlirèse. (V. ANTICHRÈSE.)
Le contrat de gage fait naître sur l’objet, au profit du créancier gagiste, tm droit réel ; celui de se faire payer sur le gage par privilège et par préférence aux autres créanciers.
Ce privilège ne s'exerce qu’autant qu'il y a un acte public ou sous seing privé, dûment enregistré. La rédaction de l’acte par écrit et son enregistrement ne sont néanmoins prescrits que si la dette ou le gage excède la valeur de 150 francs.
Le créancier qui, a défaut de payement, veut disposer du gage, doit à peine de nullité provoquer un jugement portant que le gage lui demeurera en payement jusqu'à due concurrence.
I .e débiteur ne peut, à moins que le détenteur du gage n'en abuse, en réclamer la restitution qu'après avoir entièrement payé.
Ces dispositions en matière commerciale ont été simplifiées. Le gage onnstitué soit par un commerçant, soit par un individu non commerçant, pour un acte de commerce, se constate à l'égard des tiers comme à l’égard des parties contractantes, c’està-dire par acte public ou sous seing privé, bordereau ou arrêté d’agent de change ou courtier, signé par les parties, facture acceptée, correspondance, livre des parties, preuve testimoniale si le tribunal l’admet. Pour les meubles corporels et les titres au porteur, tous les modes de preuve sont admis, même si la valeur du gage ou de la créance excède 150 francs ; pour les titres à ordre (effets de commerce), le gage peut en outre être établi par un endossement régulier indiquant que les valeurs ont été remises en garantie (endossement pignoratif).
A défaut de payement à l’échéance, le créancier peut, huit jours après une simple signification au débiteur (ou au tiers bailleur de gage), faire procéder à la vente publique par le ministère des agents de chançe ou des courtiers.
gagee yél n. f. Genre de liliacées, comprenant des herbes bulbeuses, dont on connaît une vingtaine d'espèces d'Europe et d'Asie.
gage-mort n. m. Dr. V. MORT-GAGE, gager [jé\ v. a. (de page. — Prend un e muet après le g devant a et o : il gagea, nous gageons.) Parier, promettre comme payement en cas d'un pari perdu. Donner des gages à un domestique. Meubles gagés, meubles saisis en garantie d'une dette.
gagerie irî] n. f. Saisie. Ne se dit plus que dans la locution saisie-gagerie, saisie des effets et des fruits que le propriétaire ou locataire principal peut faire opérer sur le locataire ou sous-locataire, pour loyers et fermage échus. V. saisie.
Gagern (Auguste de), homme d'Etat allemand, né à Bayreuth, m. à Darmstadt (1799-1880). Président du parlement de Francfort en 1849, il fit offrir à Frédéric-Guillaume II de Prusse la couronne impériale.
gageur, euse [eu-ze] n. Qui gage ou est dans Thaldtude de gager ; un gageur perpétuel.
gageure ju-re] n. f. (de gager). Promesse de payer telle chose si l’on perd un pari ; tenir une gageure. Chose gagée. C'est une gageure, cela est si étrange qu’on dirait que cela ne se fait que parce qu’on a gagé qu’on le ferait.
Gageure imprévue (la), comédie en un acte, en prose, de Sedaine ; pièce agréable, empruntée à une nouvelle de Scarron : la Précaution inutile. Une marquise s'amuse à exciter la jalousie de son mari, en feignant de s'intéresser à un jeune officier qui finalement épouse leur nièce (1768).
gagiste \jis-te] n. Qui reçoit des ^ages sans être un domestique : les gagistes d'un théâtre. Musicien militaire, non enrôlé comme soldat. Adjectiv. ; musicien gagiste. N. et adj. Dr. Qui détient un gage : créancier gagiste.
Gagliardiai (Julien-Gustave), peintre français, né à Mulhouse en 1846 ; a peint des paysages ensoleillés : Coup de midi en Provence, etc.
gagnable adj. Que Ton peut gagner : un pari gagnable. Ant. Pendable.
GagnaCj comm. du Lot, arr. et à 54 kil. de Figeae, sur la Gère ; 1.210 h. Ch. de f. O.
gagnage [gn mll.l n. m. Lieu où vont paître les bestiaux. Champs voisins des bois où le gibier va prendre sa nourriture.
gagnant [gnan, gn mil.), e adj. et n. Qui gagne au jeu, à la loterie ; numéro gagnant. Ant. Perdant.
gagne [gn mil.) n. f. Action de gagner. Ac/ie(erà la gagne, acheter on s’acquittant à mesure qu’on gagnera.
gagne-denier n. m. Celui qui gagne sa vie au jour le jour, sans avoir d’art spécial. PI. des gagne-deniers.
gagne-pain n. m. invar. Outil à l’aide duquel on gagne sa vie ; le rabot est te gaqite-pain du menuisier. Celui qui assure la vie à d autres ; le père est le gagne-pain de ses enfants.
gagne-petit n. m. invar. Rémouleur ambulant, gagner igné, gn mll.’i v. a (anciennem. guadanier ; de l'anc'. allem. waidanjan). Faire un gain. Gagner sa vie, gagner ce qu'il faut pour subsister. Remporter après lutte : Scipion gagna la bataille de Zama. Fig. et fam. .ivoir ville gagnée, avoir vaincu une difficulté, triomphé. Obtenir par hasard : gagner un lot. Mériter ; il l'a bien gagné. F'ig et fam. Gagner son avoine, bien travailler. Corrompre : gagner des témoins. Atteindre : gagner la frontière. Gagner du terrain, avancer ; au fig., progresser. Gagn-r pays ou du pays, s'enfuir. Fig. Conquérir : gagner l'affection. Attraper ; gagner un rhume. Gagner le ciel. vivre pieusement. Gagner du temps, différer, quand on n'est pas prêt. Gagner le vent, au vent, prendre le dessus du vent. V. n. Paître, brouter : le lapin gagne. S'améliorer ; le vin gagne en bouteilles. Croitre en estime, etc. ; gagner à être connu. S'étendre ; le feu gagn” de proche en proch \ Gagner au pied. partir rapidement. Prov. ; N'est pas marchand qui toujours gagne, il faut, dans toutes les positions, s attendre à des déboires. Se gagner v. pr. Etre acquis : l'argent se gagne avec peine. Etre contracté : la phtisie se gagne aisément. Ant. Perdre.
gagnerie [gn mil., rl] n.f. En Bretagne, métairie, gagneur, euse ^gn mll., eu-ze] n. Celui, celle qui gagne ; un gagneur d'argent ; Napoléon était un gagneur de batailles.
Gagny, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 43 kil. de Pontoise, non loin delà Marne ; 4.950 h. Ch. de f. E. Plâtrièies, produits réfractaires.
gagui g/u]n.f.Pop.Femmed'ungrandembonpoint.
Gaguin ghin] (Robert). chroniqueuret diplomate français, né à- Calonne (Pas-de-Calais), m. à Préavin. près d'ilazebrouck (1425-1 502). Louis XI. Charles 'VIII l'employèrent à des missions diplomatiques.
Gahard, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 23 kil. de Rennes ; 1.5S0 h.
gai [ghè',.e adj. Qui a de la joie. Enjoué, jovial ; homme gai. Qui inspire la joie, dispose à la gaieté : les pièces de Labiche sont très gaies. Qui en marque : visage gai. Qui a une légère pointe de vin. Avoir le vin gai. être de belle humeur quand on est ivre. Gaie science ou gai savoir, poésie des troubadours et des trouvères. Couleur gaie, vive et fraîche. Techn. Qui joue facilement : tenon trop gai dans sa mortaise. Interj. Courage, de l’entrain ; allons, gni.' Ant. Triste.
Gaïa ou Villa Nova de Gaia, bourg de
Portugal (prov. d’Entre-Douro-et-Minho), sur le Douro; 8.000 h. Forges, construction de machines. Grand; commerce des vins de Porto.
gaïae [gha-i-ak] n. m. Genre de zygophyllacées d’Améi'ique, à '■ois très dur et résineux : la résine de gaiac est utilisée en médecine .
Chim . Bleu de gaîae, ma- . t i è r e colorante tirée de la résine de gaïae.
— Encycl.
L’ espèce 1 a plus connue est le gaïae officinal des .Antilles et de l'Améri que centrale ; c’est un petit arbre à fleurs bleues et à fruits coriaces. On en extrait la résine
de gaïae, qui Ga'jac.
donne pardis-
iillation le gaïaeol et le gaîaeène. Son bois est utilisé en ébénisterie.
gaîaeène n. m. Huile oxygénée obtenue par distillation de la résine de gaïae.
gaiacétine n. f. Pyrocatéchine monoacétique, qui se présente sous la forme d'une poudre blanche soluble dans l'eau, et que l’on utilise comme succédané du gaïaeol.
gaïaeol n. m. Ether monométhylique de la pyrocatéchine, extrait de la résine de gaïae.
— Encycl . Le gaïaeol se retire su rloutdela créosote de hêtre; c’est une substance cristallisée, fusible à 28»3, bouillante à 205". Le gaïaeol est un des constituants de la créosote et possède les mêmes propriétés thérapeutiques. Il est employé comme antiseptique des voies respiratoires (surtout dans la tuberculose pulmonaire) et des voies urinaires. On prescrit parfois le carbonate de gaïaeol, mieux supporté par la voie buccale.
GaidOZ (Henri), archéologue et mythologue français, né à Paris en 1842, fondateur de la Bevue celtique et du recueil ilélusine.
gaiement ou gaîmont \ghi-man] adv. Avec gaieté ; marcher gaiement à la mort.
gaieté ou gaîté ’ghè] n. f. Joie, belle humeur. Par exf. Caractère de ce qui est gai, enjoué; qui dispose à la joie. Loc. adv. : De gaieté (te cœur, de propos délibéré et sans sujet. Ant. Tristesse.
Gaignières ( François - Roger de), collectionneur et généalogiste français, né à Entrains-sur-Nohain (Nièvre), m.
à Paris (1642-1715). Il fit don à la bibliothèque du roi d'un précieux recueil de parche mins, estampes, costumes.
Gaikovar, Etat maharate de TInde anglaise, sur le golfe de ' ambay ; 700.000 h.
Ch.-l. Baroda.
Gail [g/in, l mil.] (Jean- Baptiste), helléniste français, né et m. à Paris (1755-1829).
Gailbard.
Gailiiard \gha, l mil., ar] (Pierre, dit Pedro), chanteur français (belle voix de basse chantante),
né à Toulouse, m. à Paris (1848-1918 . Il fut directeur de rOpéra de Paris en 1884. puis de 1893 à 1907.
Galllac IgAa, Il mil., a*], ch.-l. d’arr. du Tarn, à 21 kil. d'Albi : ch. de f.
O.; 7.270 h. (Gaillacois).
Vins blancs. Patrie de dom Vaissète. — L'arr. a 8 cant.,
76 comm., 60.530 h. ; le cant.
Gaillac-Toulz a,
comm. de la Haute-Garonne, arr. et à 30 kil. de Muret, sur le Calers, affi. de TAriège ;
Gaillan, comm. de la Gironde, arr. et à 2 kil.
de Lesparre; 1.580h.
Ch. de f. Médoc. Vignoble.
gaillard [gha, il mil., ar] n. . (abrév. de châ-
Gaillard d’arrière. Gaillard d’avant.
teau-g ail lard, château fort). Chacune (les parties extrêmes du pont supérieur d’un navire, à l'avant et à l'arrière.
gaillard [gha, il mil., ar], e adj. Joyeux, hardi ; mine gaillarde. En bonne santé ; frais et gaillard. Un peu libre ; une fille bien gaillarde ; des propos gaillards. Légèrement pris (le vin. Vent gaillard, iin peu frais. Substantiv. Personne vigoureuse, déterminée. Personne malicieuse, gaie, libre, bne gaillarde, femme trop libre, légère.
Gaillard, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 15 kil. de Saint-Julien ; 1.290 h.
Gaillard [gha, il mil., ar]
(Gabriel-Henri), historien français, né à Ostel (Aisne), m. à Saint-Firmin (1726-1806) ; auteur d'ouvrages narratifs, dépourvus de critique.
Gaillard ( Claude - Ferdi nand), peintre et graveur français, né et m. à Paris (1834- 1887) ; auteur d’un Saint Sébastien et de remarquables gravures d'après Raphaël.
gaillarde [gha, il mil.] n. f. Caractère d’imprimerie, d’environ huit points. Ancienne danse, originaire d’Italie, qui fut longtemps en vogue en France aux XVII" et xviii" siècles ; de caractère assez libre,
a.-F. Gaillard.
Gaillarde.
elle se dansait sur un mouvement vif et un rythme à trois temps. Air sur lequel on la dansait.
gaillardement [gha, il mil., ar-de-man] adv. D’une manière gaillarde.
gaillardet [gha, il mil., ar-dè] n. m. Mar. anc. Flamme ou girouette triangulaire.
Gaillardet (Frédéric), auteur dramatique et journaliste français, né à Auxerre, m. à Plessis- Bouchard (1808-1882) ; auteur, avec Dumas père, de la Tour de N este.
gaillardie [gha, il mil., ar-dî] ou gaillarde n. f. Genre de composées radiées.
— Encycl. Les gaillardies sont des herbes à feuilles alternes, à grands capitules jaunes ou pourpres. Elles sont originaires de l’Amérique et sont cultivées dans les jardins comme ornementales.
Gaillardin (Claude-Joseph-Casimir), historien français, né à Doullens, m.
à Paris (1810 1880) ; auteur d'une estimable Histoire de Louis XIV.
gaillardise [gha, il mil., t’-ze] n. f. Caractère de ce qui est gaillard. Parole, geste un peu libre ; dire des gaillardises.
Gaillef ontaine,
comm. de la Seine -Inférieure, arr. et à 16 kil. de Neufchâtel, sur la Béthune ;