‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 932 sur 1225 · AU · texte numérisé non relu

AU

A gauche (Irompetle).

gauebir [gha] v. n. (pour gauchir; du germ. wenkjan, fléchir). Se contourner, perdre sa forme : cette planche gauchit. Se détourner pour éviter un coup. Dévier de sa route. Fig. Dévier de la voie de l’honncui'. Ne pas parler avec franchise, biaiser. V. a. Eviter en se détournant ; gauchir un obstacle. (Vx.) Rendre gauche : gauchir une planche. En parlant des ailes d'aéroplanes, en modifier l'angle d'incidence pour incliner ou redresser l'appareil.

gauebis [ghô-chi] n. m. Défaut du verre à vitre qui n'est pas plan.

gauebiSSage [ghà-chi-sa-je] n. m. Déformation d une pièce de poterie.

gauebiSSement [ghô-chi-se-man] n. m. Action de gauchir. Son résultat.

— Encvcl. Aviat. Le gauchissement des ailes d’avion est obtenu soit par une torsion hélicoïdale de l'aile, soit par l'abaissement d’un aileron mobile (cas le plus fréquent). On modifie ainsi l’incidence des deux ailes simultanément et en sens contraire, augmentant l’une et diminuant l’autre.

gauebo [pr. esp. gha-ou-tcho'] n. m. Berger chargé de la conduite et de la surveillance des grands troupeaux dans les pampas de la république Argen¬

tine ; excellents cavaliers, les gauchos gardent leurs troupeaux à cheval et prennent au lazzo les bêtes qu'ils veulent utiliser.

GailCOurt (Raoul de), grand maître de France, un des grands capitaines de son temps. Se distingua à Nicopolis contre les Turcs (vers 1374-1442).

gaudagO [ghô] n. m. Action de teindre une étoffe dans la gaude.

ga'Ude [jùd-de] n. f. (germ. ivalda). Plante du genre réséda, qui donne une belle teinture jaune.

— Encyol. Bot. La gaude, dite aussi réséda des teinturiers, herbe aux juifs, est une herbe bisannuelle, habitant les lieux sablonneux de l’Europe. En France, elle est cultivée dans l'Hérault ; desséchée, elle fournit une décoction jaune, appréciée des teinturiers.

gaudé fgAd] n. m. (du lat. gaude, réjouis-toi). Petite oraison commençant par Gaudete, réjouissezvous : réciter des gaudés. Sorte de Noël.

gaudeamus [ghâ-dé-a-muss] n. m. (mot lat. signif. réjouissons-nous). Chant religieux ou réjouissance. Repas joyeux.

gaudebillaux [gô-de-bi, il mil., ô] n. m. pl. Dans Rabelais, tripes à la mode de Caen.

Gauden (John), évêque anglais, né à Maglan, m. à Worcester, dont il était évêque (1605-1662;. Il écrivit, pour défendre Charles 1er, YEikôn basilikê (l'Image royale).

GÊtudencO (saint), évêque de B rescia, né vers 340, m. en 427. Fête le 26 octobre.

gaudontS [ghô-dan] n. m. pl. Membres d’un ordre de cheviiliers, constitué en 1204 par des nobles polonais et approuvé par le pape Urbain l'y.

Gaudenzdorf [ghô], v. d’Autriche (Basse-Autriche), sur la 'Wien ; 13.000 h. Sources sulfureuses.

gauder [ghô-dé] v. a. Tremper dans un bain do gaude (une étoffe de soie ou de laine).

gaudes [ghô-de'i n. f. pl. Bouillie faite avec de la farine de maïs.

Gaudez (Adrien-Etienne), sculpteur français, né à Lyon en 1845; élève de Jouffroy; auteur de Lulti enfant, Parmentier étudiant la pomme de terre, etc.

Gaudiebard (Charles), botaniste français, né à Angoulême, m. à Paris (1789-1854). Membre de l’Académie des sciences (1837).

Gaudiu [ghô] (Martin-Michel-Charles), habile financier français, né à Saint-Denis, m. à Gennevilliers (1756-1841) ; auteur du système actuel de contributions directes, et exécuteur du cadastre. Il fut créé duc de Gaète en 1809.

gaudir [ghô] v. n. (lat. gaudere). Manifester sa joie : il se remettait à gaudir. (Ste-Beuve.) Se gaudir V. pr. Se réjouir, se moquer. (Vx.)

gaudissart [i^ô-di-sar] n. m. (du n. d’un personnage de Balzac). Personnage d’une gaieté bruyante, triviale et encombrante.

Gaudissart [jghô-di-sar], type le plus achevé et le plus amusant du commis voyageur hâbleur et superficiel. Créé par H, de Balzac dans son l'oman l'illustre Gaudissart (Scènes de la vie de province). Il a écrit aussi Gaicdissart II ',Scénes de ta vie parisienne).

gaudiSSerie [ghô-di-se-rt] n. f. Action de se gaudir. Moquerie, raillerie. (Vx.)

gaudisseur, euse [ghô-di -seur, eu-ze] n. Personne qui aime à se gaudir.

gaudriole [ghô\ n. f. Propos gai, plaisanterie un peu libre : dire des gaudrioles,

gaudrioler [ghô-dri-o-U] v. n. F'aire, dire des gaudrioles.

Gaudry (Albert), géologue et paléontologiste français, né à Saint-Gcrmain-en-Laye, m. à Paris (1827-1908). Membre (1882) puis président (1903) de l’Académie des sciences.

gaufragO [g/iu] n. m. Action de gaufrer ; son résultat.

— Encycl. Teckn. Le gaufrage a pour but de reproduire en relief des dessins ou ornements sur la surface du cuir, du papier, de feuilles métalliques ou de tissus. On fait passer les objets à gaufrer entre des cylindres dont l'un porte gravés en creux, et

l’autre gi*avés en relief, les dessins que l’on veut re~ produire. Dans le gaufrage des tissas, on fait usage de machines opérant une sorte de tondage partiel» reproduisant des dessins vaiûés. Parfois, on insère dans les tissus de laine des fils de coton formant dessins ,* on plonge le tissu dans un bain de soude caustique, qui lait se contracter le coton, tandis que la laine s’allonge ; d’où inégalité de tension et production de boursouflures, de ballonnements d’un agréable effet.

Dans l’industrie des fleurs artificielles, les pétales et les feuilles, découpés à l'emporte-pièce, sont modelés à l’aide de divers outils à main (pinces, ciseaux» boules), pour acquérir la forme et l’aspect de la fleur naturelle. C’est l'ensemble de ces opérations manuelles, d’ailleurs délicates, qui constitue le gaufrage.

Le gaufrage peut s’effectuer aussi mécaniquement, à laide de presses spéciales.

gaufre Ighô-fre] n. f. (bas ail. wafel ; allem. waoe). Gâteau formé d'alvéoles de cire, que fabriquent les abeilles : manger une gaufre de miel.

Pâtisserie mince et légère, cuite entre deux fers.

Fam.Etre lagaufre, être la victime dans une affaire. Pop. Moule à gaufres, visage marqué de la petite vérole. Arg. Se sucrer La gaufre, se poudrer le visage.

— Encycl. La gaufre est une pâtisserie cuite entre deux fers chauds, dont la surface présente des dessins quadrillés en relief, comparables aux dessins de la gaufre (rayon de miel). Voici une formule pour la confection des gaufres ordinaires : Prendre (en grammes) sucre en poudre, 250 ; farine, 250 ; beurre 160 ; un zeste de citron ; 2 œufs ; lait et eau de fleur d’oranger. Mettre dans une terrine le sucre, le zeste et l’eau de fleur d’oranger ; mouiller avec le lait, ajouter peu à peu les œufs et la farine de façon

Gauf reuse.

à ne pas laisser former de grumeaux ; ajouter le beurre fondu, et du lait jusqu’à ce que la pâte soit liquide; laisser reposer pendant une demi heure. Mettre une cuillerée de pâte entre les deux fers beurrés et chauffés, et faire cuire des deux côtés.

gaufrer [ghô-fré] v. a. imprimer, au moyen de fers chauds ou de cylindres gravés, des figures sur des étoffes ou du cuir. Donner aux pétales de fleurs artificielles la forme naturelle, par les opérations du gaufrage.

gaufrette [ghâ-frè-te] n. f. Petite gaufre, gaufreur, euse \ghô, eurze] n. ouvrier, ouvrière qui gaufre les étoffes.

N. f. Machine pour gaufrer

et quadrillé, dans lequel on cuit

des gaufres.

gaufroir [ghô] n. m. Fer pour gaufrer le cuir, les étoffes.

gaufrure [ghô] n. f. Empreinte que Ton fait sur une étoffe en la gaufrant. Façon que Ton donne aux fleurs artificielles.

Gaugain (Jean-Mothée), physicien français, né a Sully (Calvados), m . à Saint-Martin-des- Gaufroir.

Entrées, près de Bayeux

(1810-1880). On lui doit de nombreux travaux sur l’électricité.

Gauguin (Paul), peintre français, né à Paris, m. à la Dominique (1848-1903) ; il a peint d'abord des paysages bretons, puis des scènes tahitiennes aux lignes massives, au dur coloriage, d’une grande originalité décorative.

gaulade [ghô] n. f. Coups de gaule. (Vx.)

gaulage [ghô] n. m. Action de gauler. Son résultat : le gaulage des noix.

gaule [ghô-lé] n. f. Longue perche. Canne à pêche. Houssine de cavalier. Levier au moyen duquel on fait mouvoir le piston de la pompe. Mât de pavillon.

Gaule [ghô-le]. Les anciens désignaient sous ce nom deux régions particulières ; la Gaule cisalpine (en deçà des Alpes, par rapport aux Romains), comprenant l’Italie septentrionale, qui fut longtemps occupée par des tribus gauloises, et la Gaule transalpine (au delà des Alpes), vaste contrée située entre les Alpes, les Pyrénées, l’Océan et le Rhin. Habitée par un grand nombre de peuplades belliqueuses rivales (Celtes ou Gaulois, Ibères, Ligures, etc.), beaucoup plus boisée qu’elle ne Test aujourd'hui, cette contrée, à la veille d être envahie par les premières invasions germaines, fut soumise par César, de 58 à 60 av. J.-C.,

' “ r “ r - - - 1 cuir, le velours, etc.

gaufrier

[ghâ-fri-é] n.

m. Fer creux

GAU

GAU

malgré la résistance de Vercingétorix, et divisée par Auguste en quatre provinces : Narbontiaiss, A (fuitaine, Lyonnaise, et Belgique. La préfecture des Gaules était la plus importante de l’empire. La Gaule jouit, pendant tout le temps de la domination romaine, d’une réelle prospérité. Les Romains la protégèrent longtemps contre les invasions, y développèrent les travaux publics, et de grandes villes s’y créèrent : Lyon, Arles, Toulouse, Bordeaux, Cenabum {Orléans), Lutèce, etc.

Elle fut envahie, au v® siècle, par les Wisigoths.les Burgondes et les Francs, qui en restèrent les principaux possesseurs ; la France, la Belgique, la Suisse et une partie de l’AUemagne occupent aujourd'hui le territoire de

l’ancienneGauletransalpine.V.FRANCE.

Gaule romaine {Géographie de la], par A. Desjardins, travail important de géographie historique (1876-1893).

Gaule {Géographie de fa), au vi« siècle, par A. Longnon. L'auteur identifie avec une grande perspicacité les noms de lieux mentionnés par les chroniqueurs avec les noms actuels (1878).

Gaule {Histoire de la), par Camille Jullian (1908 et suiv.), oeuvre d’une érudition consommée, d’une méthode sûre, d’une forme attrayante, vivifiée par un ardent amour du pays.

gaulée [ghô-lé] n. f. Action de gauler les arbres. Ce qu’on a abattu à la gaule. Coups de gaule.

gauler [ghâ-lé] V. a. Battre un arbre avec une gaule, pour en faire tomber les fruits : gauler un noyer.

gaulette [ghô-lè-te] n. f. Petite gaule. Petite branche flexible, avec laquelle on fait du clayonnage.

gauleur [ghô] n. m. Celui qui gaule ; un gauleur de noix.

gauliS [ghô-li] n. m. Massif forestier, dont les brins sont devenus gaules. Ces brins eux-mêmes.

Gaulois, e [ghô-loi, oi-ze], habitant ou originaire de la Gaule : les Gaulois étaient de race celte. (V. Celtes.) Adj. : le sol gaulois. Qui a rapport, qui est propre à la Gaule, à ses habitants : la bravoure gauloise. D’une gaieté un peu libre : tenir des propos gaulois. N. m. Langage des Gaulois.

Syn. (CELTIQUE CONTINENTAL.) Loc. adv.

A la gauloise, à la manière des Gaulois.

Gaulois {Histoire des), par Amédée Thierry, ouvrage estimable, où Ton remarque de l’érudition, beaucoup de recherches, mais bien vieilli (1828).

Gaulois {le), journal quotidien, fondé à Paris en 1867 par de Pêne et Edmond Tarbé, organe de la droite.

gauloisement [ghô-loi-ze-man] adv. Avec une gaieté un peu libre.,

gauloiserie [ze-rt] n. f. Plaisanterie vive et un peu libre ; les gauloiseries abondent dans Brantôme.

gault [ghôlt'] n. m. Argile crétacée du sudest de l’Angleterre.

gaulthérie [ghôlté-ri] n. f. Genre d’éricacées, de l’Amérique septentrionale.

— Encycl. Les gaulthéries sont des arbrisseaux toujours verts, à feuilles alternes. Le thé du Canada {gaultheria

Ïirocumbens) a des feuiles astringentes et aromatiques, employées en guise de thé dans l’Amérique du Nord. A la distillation, ces feuillesdonnent la gaulthériline.

Improprement appelée essence de wintergreen.

gaulthérine n. f.

Glucoside extrait de l’écorce du bouleau.

Gaultier (Claude), dit Gaultier la Gueule, avocat français, m. à Paris (1590-1666) ; célèbre par son impétuosité.

Gaultier [ghô-ti-é]

(Tabbé CamilléS^, pédagogue français, né à Asti, m. à Paris (17t5-l818). Il seignement mutuel.

Gaultier de Claubry (Cha^ les - Emmanuel - Simon), médecin français, né et m. à Paris (1785-1865). —

Son frère, Henri- François, né et m.

à Pans (1792-1878), chimiste et toxicologue.

Gaultier- Garguille [ghdtiéghar-ghi.ll mil., e] (Hugues Guéru, dit) .bouffon français de la bande de Turlupin, né à Caen, m. Gaultier-Garguille.

àParis(157t-1634).Il

fut autorisé à jouer des farces à l’hôtel de Bourgogne.

Gaumâta [gW], mage perse qui, après la mort de Cambyse, se donna pour Smerdis, frère de ce

dernier ; il régna sept mois et périt assassiné (vi® S. av. J.-C.).

Gaume (Jean-Joseph), théologien et écrivain frail-

contribua à propager Ten-

Guerriers gaulois.

çais, né à Fuans.m. àParis (1802-1879). Il proposa de remplacer, dans l’enseignement des littératures anciennes, les auteui'S classiques païens par les auteurs sacrés.

gaupe \ghô-pé] n. f. Femme malpropre et désagréable. Prostituée de bas étage.

gauperie [g A(5-pe-rf]n.f.Parolcs, façons degaupe.

gaur[g/i(îr)

n. m. Espèce de bœuf sauvage de l'Inde.

— Encycl.

Le gaur {bibos gaurus) est un ^•and animal, qui mesure jusqu'à 2 mètres de hauteur a U garrot , à peine relevé en bosse. Il a les oreilles longues, les cornes relevées en croissant. 11 est domestiqué par certaines tribus hindoues et compte parmi les an¬

Gaur.

cêtres des différentes races bovines asiatiques et européennes.

gaura [ghô-ra] n. m. Genre d’onagrariées.

— Encycl. Les gauras sont des herbes dont on connaît une vingtaine d'espèces de l’Amérique du Nord. On cultive dans les jardins le gaura bisannuel, à calice rouge, à corolle rouge, puis blanche lors de l’épanouissement, et le gaura de Lindheimer, annuel à fleurs blanches en dedans, rouge carmin à l’extérieur.

gaure [ghô-re] n. m. Nom donné en Orient aux sectateurs de Zoroastre.

Gaure, ancien pays du bas Armagnac (Gers) ; capit. Fleurance.

Gauriac, comm. de la Gironde, arr. et à. 8 kil. de Blaye, non loin de la Gironde ; 1 .340 h. Bons vins. Petit port; chantier de construction de bateaux.

Gaurin-Ramecroix, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai) ; 3.730 h. Pierre à chaux, mines de fer.

Gaurisankar [ghô], montage de rinde (Himalaya), à la frontière du Tibet et du Népaul ; 8.580 m.

gaUSS [glidss] n. m. (du mathém. Gauss). Unité C. G. S. d’intensité de champ magnétique ; c’est le champ qui existe à 1 centimètre de distance d’une charge magnétique égale à l’unité.

Gauss (Charles-Frédéric), astronome et mathématicien allemand, né à Brunswick, m. à Gœttingue (1777-1855). Il fut un des premiers à signaler la (.ossibilité de transmettre les signaux au moyen des courants galvaniques.

gausse [ghô-se] n. f. Pop. Mensonge plaisant, farce. CVx.)

gausser [gh6-sé] (se)v.pr.Se moquer: se gausser d'un maladroit. Gausser v. a. Railler. (Peu us.}

gaUSSerie [g/id-se-rf] n. f. Moquerie.

gausseur, euse [ghô-seur, eu-ze] n. et adj. Qui se gausse : un Marseillais gausseur.

Gaussin (Jeanne -Catherine Gadssem, dite), tragédienne du Théâtre-Français, née et m. à Paris (1711-1767). Elle excellait dans les rôles tendres.

GaUSSOn, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à. 19 kil. de Loudéac, non loin du Lié ; 1.740 h.

Gautama (Siddhârtha), nom du fondateur du bouddhisme, plus souvent désigné par le titre de Çakya-mouni {le Solitaire de la famille Çakya).

gautereau [ghô-te-re\ n. m. Nom vulgaire du geai.

Gautlierill (Jean), statuaire français, né à Ouroux (Nièvre), m. à Paris 18^1890). Prmcipales œuvres : statues de Diderot, de Clotilde de Surville, le Travail.

Gauthier [ti-S\, dit Sans- Avoir, gentilhomme bourguignbn, qui dirigea l’avant-garde de la U* crol-

GAU

sade, et pfi-it avec la plus grande partie de ses bandes indisciplinées dans une bataille près de ^Moée (1097).

Gauthier-Ferrières (Léon), poète français, né à Paris, tué à l'ennemi dans la presqu'île de Gallipoli (1S80-1915), auteur de : la Belle Matinée, les Ombres heureuses, etc., recueils d'un lyrisme souple et ardent.

gantier [pW-ii-éJn.m.

Vanne ou arrêt pratiqué dans les rivières où l'on flotte à bois perdu.

Gautier (Théophile), poète, romancier et criti- <)ue français, né à Tarbes, m. à Paris (1811-1872).

Dans son œuvre, très considérable, très variée et où il se montre l'apOtre convaincu du romantisme en même temps qu'un écrivain Th. Gautier,

merveilleusement habile,

il faut citer ses poésies : Emaux et camées; ses romans : le Capitaine Fracasse, le Roman de la momie et, parmi ses livres de critique, les Grotesques, et ses feuilletons dramatiques ; enfin, ses pittoresques récits de voyage.

Il fut, par son existence brillante, un peu factice, par le mystère d'art dont il aimait à s’entourer, une des physionomies les plus ■originales de son temps. —

Sa fille. Judith Gautier, née à Paris, m. à Dinard (184-6-1917), a composé de jolis romans exotiques (le Dragon impérial, la Fille du soleil, etc.), et donné au théâtre ; la Marchande de sourires, la Tunique merveilleuse, etc.

Gautier (Léon), paléographe français, né au Havre, m. à Paris (1832- 1897) ; membre de l’Académie des inscriptions ; auteur de la Chevalerie, où il a fait revivre, d’après les chansons de geste, la vie du baron féodal ; d’une édition classique de la Chanson de Roland; des Epiées françaises ; etc.

Gautier (Armand),

médecin et chimiste français. né à Narbonne, m.

à Cannes (1837-1920); auteur de tr ivaux de chimie remarquables, entre autres sur les alcaloïdes, les arsénicaux organiques et les eaux minérales. Membre (1880), puis président de TAcadémie des sciences (1911).

Gautier (Jules-Joseph- Alexandre), professeur et administrateur français, né à Strasbourg en 1856.

G8lU.tl6r d’Arras, poète français du xii® siècle, auteur de deux poèmes romanesques : Brade, Ille et Galéron.

Gautier de Lille ou de Châtillon, poète latin du xii® siècle, né à Lille, auteur de plusieurs traités de théologie et d'un poème héroïque latin en hexamètres sur Alexandre.

Gautier de Met^ poète français du xni® siècle, auteur de l'Image au monde, vaste compilation cosmo-iraphique.

gautiers \ghôdî-é] n. m. pl. Hist. Nom donné -à des bandes de paysans du Perche, qui se soulevèrent en 1587 pour défendre leur pays contre les brigandages des gens de guerre. S. un gantier,

Gauvain, héros des romans de la Table Ronde. Il -est le type du parfait chevalier, valeureux et courtois, et possède la réputation de n'avoir jamais été vaincu.

GaU'VailI ^Auguste), diplomate et publiciste français, né à 'Vesoul en 1861 ; auteur d’ariicles et d'ouvrages de politique étrangère. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques (1922,.

gavactl© n. m. (esp. gavacho). Homme lâche, méprisable ; homme sale et mal vêtu.

Armand Gautier.

gavage n. m. Action de gaver. Son résultat.

— Encycl. Econ. rur. C’est par le gavage que l’on provoque l’engraissement rapide des volailles de basse-cour. On gave les volailles soit au moyen de pâtons qu on leur introduit de force dans le bec et que l'on pousse avec le doigt, soit en employant un entonnoir, dont le tube pénètre jusqu'au fond du gosier ; mais, dans les exploitations où le nombre des oiseaux à engraisser est important, on utilise des .qaveuses mécaniques, qui permettent de doser la nourriture (composée le plus souvent de farines d'orge, de sarrasin, tnaïs, avoine, de son, pommes de terre cuites, etc.). On soumet les canards et les oies au gavage, dans le but d'augmenter le poids de leur foie, qui peut atteindre, chez les premiers 300 grammes, chez les seconds jusqu’à 2 kilogrammes.

Gavarni (Sulpice- Guillaume Chevalier, dit), dessinateur français, né et m. à Pai’is( J 804-1866). Collaborateur Gavarui,

au Charivari, peintre spirituel et mordant de la société du temps de Louis-Philippe. Il excelle à dessiner la femme et ses toilettes. Ses légendes sont célèbres par leur verve et leur fantaisie.

Gavarnie [nfl, comm. des Ilaules-Pyi-énées, arr. et a 55 kilomètres d'Argelès-Gazost, près du cirque de Gavar7iie, formé de rochers aux parois verticales, d’où le gave de Pau se précipite d une hauleur de 450 m. ; 300 h.

Gavault.

Cirque de Gavarnie,

Ga'Vault (Paul), auteur dramatique et vaudevilliste français, né à Paris en 1867 ; auteur de ; l'Enfant du miracle, le Papa de Francine, la Petite Chocolatière, la Maison sous l'orage , etc. Directeur du théâtre de l'Odéon de 1914 à 1922.

gave n. in. Gosier. fVx.)

Pop. Gésier df'S oiseaux.

gave n. m. Dans les Pyrénées, torrent : le gave de Pau forme la cascade de Gavarnie,

— Encycl. Géol. Les gaves descendent du cœur de la montagne, dont ils franchissent, en de nombreuses chutes, des gradins successifs, coulant sur des pentes rapides. A leur arrivée dans la plaine, ils ont creusé, au milieu des alluvions

glaciaires qui bordent la chaîne, des vallées souvent incertaines, où ils ont plus d'une fois déplacé leur lit. Ils sont soumis, au moment de la fonte des neiges, à de rapides et dangereuses crues. Les principaux de ces cours d’eau torrentiels sont : le gave de Paii, qui naît au Mont-Perdu, tombe dans le cirque de Gavarnie par une cascade de 450 mètres de hauteur, arrose Argelès, Lourdes. Pau, Orthez, et se jette dans l'Adour (riv. g.) ; 160 kil. de cours ; le gave d'Oloron, qui, apx’ès avoir arrosé Oloron, va se jeter dans le gave de Pau (riv. g.) à Peyrehorade ; cours 120 kil.

gaveau*[u(3] ou gavot[uo] n. m. Compagnon de liberté, membre de la société du Devoir de liberté, par opposition à dévoirant.

Par extens. Membre d'une association d’ouvriers.

Gave aux (Pierre),

chanteur et compositeur français, né à Béziers, m. à Paris (1761-1825) ; auteur d’opéras-comiques écrits dans un style aisé et gracieux, mais manquant (melquefois de vigueur {le Bouffe et le tailleur, etc.).

gavée [véi n. f. Action de manger beaucoup, ou de faire manger beaucoup.

gaver [vé] v. a. (provenç.

gava/. Bourrer, par force, de nourriture des animaux de basse-cour : on gave les jeunes poulets pour les mettre en chair. Faire manger beaucoup, gorger : gaver un enfant. Au fig. : gaver un écolier de connaissances confuses. Se gaver v. pr. Manger avec excès.

Gavere, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand), sur l’Escaut; 1.970 h. Briqueterie. Philippe le Bon y battit les Gantois en 1453.

Gaveston (Pierre de), comte de Cornouailles, favori du roi d’Angleterre Edouard II, mis à mort par ordre de ’Warwick (1312).

gavette [uè-le) n. f. (ital. gavetta). Lingot d’or ou d’argent, préparé pour être passé â la filière.

gaveur, euse [eu-ze'i n. Personne qui gave les volailles N. f. Appareil utilisé pour le gavage des volailles.

— Encïcl. Les gaveuses mécaniques, dont il existe diiîérents systèmes, sont cependant conçues à peu près toutes sur le même plan : un réservoir reçoit la pâtée liquide, et un système de pistons et de leviers mus à l'aide d'une pédale par le gaveur permet de distribuer une quantité déterminée de nourriture à chaque volatile. L’oiseau que l’on engraisse reçoit sa nourriture sans sortir du compartiment de l'épinette, ou bien on le pose et le maintient sur une planchette fixée à la gaveuse.

gavial n, m. Genre de reptiles, type de la famille des gavialidés. Pl. des gavials.

Encycl, Les gavials sont de grands crocodiles élancés, atteignant jusqu'à 6 mètres de longueur, à museau long et fin, terminé en dessus nar une protu-

Gaveaux.

Gavial.

bérance spongieuse. On en connaît deux espèces : le du Gange, de l’Inde, et le gavial de

Schlégpl. très rare, mal connu, et qui est répandu de Bornéo à l'Australie. Le gavial paraît ne pas s'attaquer à l'homme, et vit seulement de cadavres d’ani-

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