‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 963 sur 1225 · V. Retz · texte numérisé non relu

V. Retz

Gondicaire [kè-rè',

premier roi des Bourguignons, tué en combattant contre Attila (4-36).

Gondinet tnè] (Edmond), auteur dramatique français, né à Lauiùère, m.

à Paris (1828-1888). On lui doit d'amusants vaudevilles et de jolies comédies légères ; le Homard; Gavant, Minard et Cle; le Panache, etc.

Gondinet.

Gondokoro, V. de la région du haut Nil, près de la rive dr. du Nil. Commerce actif par caravanes.

gondolage n. m. Action de gondoler, de se déjeter : le gondolage est un effet de l’humidité.

gondolant [lan], O adj. Pop. Qui fait riroȈ se tordre : clown gondolant ; histoire gondolante.

gondole n. f. (ital. gondola).

Long bateau plat, à rames, surtout en usage à V enise. V oiture publique qui faisait le service des environs de Paris. Siège en gondole, à dossier arrondi. Vase à boire, en forme de nacelle. Petite coupe ovale, servant à baigner les yeux. (On dit aussi œillère.) Rigole pavée.

Petit fossé qui sépare les champs.

— Encycl. Les gondoles vénitiennes ont conservé le caractère qu’elles avaient dans les siècles passés. Ces barques ont 10 mètres de long en moyenne.

Gondole pour les yeux.

Gondole.

1“.30 de larçe et sont terminées en pointe aiguë. L’avant se relève, au moyen d'un large fer en formé de hache ou de cou-de-cygne ; l’arrière se termine en volute recourbée. Le gondolier se tient debout à l'arrière, et manœuvre avec une seule rame. Le « carrosse », ou chambre destinée aux passagers, était autrefois richement décoré. Il est aujourd’hui uniformément peint eu noir.

gondoler rié] v. n. se dit d’un navire dont les bouts se relèvent comme ceux d’une gondole : ce brick gondole. Se gonfler, se déjeter, se bomber : certains vernis gondolent. Se gondoler v. pr. Même sens ; une planche qui se gondole. Pop. Rire au point de se tordre.

gondoler!© [rî] n. f. Ensemble des gondoliers. Tout ce qui regarde les gondoliers.

gondolet^e [lé-te] n. f. Petite gondole.

gondolier [U-é) n. m. Batelier qui conduit une gondole : les gondoliers vénitiens.

Gondovald, flls naturel de Clotaire I«r (550- 586). Chassé par Sigebert l'L roi d'Austrasie, rappelé par les grands de la Gaule méridionale (580), il fut écrasé par la coalition des rois d'Austrasie et de Bourgogne, et assassiné à Comminges.

Gondrecourt [kour], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 30 kil. de Commercy, sur TOrnain ; 1.420 h. Ch. de f. E. Brasserie. — Le cant. a 23 comm., et 7.870 h.

Gom'alon.

. de f. P.-L.-M.

le fil de métal

Gondreville, comm. de Meurthe-et-MoseUe, arr. et à 6 kil. de Toul, sur la Moselle ; 1.260 h.

Gondrin, comm, du Gers, arr. et à 15 kil. de Condom, non loin de la Losse ; 1.540 h. Ch. de f. M. Tonnellerie, eaux-de-vie.

Gondullch, poète sud-slave (1588-1638) ;autcur de 1 epopée Osman.

Gondvana, région de l’Inde, au N. du Godavéry, habitée par une population probablement autochtone : les Gonds.

gonelle n. f. Archéol. V. GONNE.

Gonesse, ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. et à 23 kil. de Pontoise, sur le Crould ; 2.900 h. Ch. de f. N. Patrie de Philippe Auguste. — Le cant. a 13 conim ! et 15.140 h.

gonfalon ou gonfanon n. m. (ano. h. aii. guntfano). Bannière de guerre, à trois ou quatre pièces pendantes : le gonfalon devint l'étendard des seigneurs ecclésiastiques.

gonfalonier [ni-é\ ou gonfanonier [ni-é] n. m. Porteur de gonfalon. Avoué d'un évêché, d’une abbaye, sous le régime féodal. Ma-

fistrat municipal de certaines répuliques italiennes au moyen âge, particulièrement de Florence et de Sienne.

Gonfaron, comm. du Var, arr.

et à 23 kil. de Brignoles ; 2.241 h. Ch.

gonfle n. f. Boursouflure dans ic m tiré à la filière. Pop. Ampoule, phlyctène.

gonflé, e adj. Rempli : gonflé d’orgueil. Accablé ; cœur gonflé de chagrin. Avoir le cœur gonflé, être prêt à pleurer.

gonflement [man] n. m. Action de gonfler ; le gonflement des aérostats se fait au moyen d'hydro, gène ou de gaz d'éclairage. Etat de ce qui est gonflé.

gonfler [^é] v. a. (ital. gonfiare; du lat. conflare). Distendre, faire enfler : gonfler un ballon. Grossir le volume, le débit : la pluie gonfle les torrents. Fig, Remplir de quelque émotion : gonfler de colère, d'orgueil. V. n. Devenir enflé : le bois gorifle à l'humidité. Se gonfler v. pr. Devenir enflé. Fig. S’enorgueillir. Ant. Dégonfler.

gong [ghongh’] n. m. (onomatopée). En Extrême- Orient. disque de métal ( en bronze ) dont on tire des vibrations retentissantes en le frappant d’une baguette gar-

Sé;o4 javanais.

est analogue à celui d'une cloche. Mar. Instrument du même genre, employé comme signal sur les phares et les bateaux-feux.

gongonner [gho-né] v. n. Fam. Se dit des vêtements qui font des plis et vont mal : corsage qui gongonne.

Gongora y Argote

(Louis), poète espagnol, né et m. à Cordoue (1561-1627) ; auteur des Solitudes, de Pyrame et Thisbé, dont le style précieux, accumulation de métaphores incohérentes, d’inversions forcées, etc., fit école sous le nom de gongorisme.

gongorisme [ris-me] n. m. (de Gongora, aut. esp.).

Affectation, préciosité contournée dans le style.

gongoriste [ris -te] adj. Qui appartient au gongorisme. N.

Gongora.

gongrone n. f. Tubercule rond et fongueux, qui se forme sur le tronc des arbres.

gongsa n. f. Instrument de musique javanais, composé de bassins de métal renversés sur des cordes tendues. '

Gongora y Argote.

Partisan de

gongylaire [fé-re] adj. Bot. Se dit d'un mode de reproduction dit aussi gemmipare ou scissipare.

gongyle n. m. Genre de reptiles sauriens brévilingues, comprenant des formes allongées répandues dans les régions chaudes de l’ancien monde, surtout en Afrique.

goniasmomètre [as-mo] n. m. (dugr. poniusmos. disposition en angle, et metron, mesure). Inst fument de topographie, servant à la mesure des angles.

gouiclion. n. m. Cornet couvrant la tête d'un pain de sucre.

gonidie [df] n. f. (du gr. gonos, semence . Nom des cellules vertes que renferme le thaUe d’un lichen et qui représentent l’algue dans l’association lichénique.

goule [ni] n. f. Genre d’insectes brachycères, comprenant des mouches de forte taille, dont on connaît 30 espèces. (La gonia capitata habite la

gouin n. m. (du n. de trois prestidigitateurs fameux des xvi® et xvn« s.). Employé dans la locution : Maître Gonin, fripon adroit et rusé.

gOUiocidariS [rfss] n. m. Genre d’oursins des mers australes. CV. la planche Océan.)

gouiocote n. m. Genre d'insectes hémiptères, vulgairement désignés sous le nom de poux, et qui vivent en parasites sur les gallinacés ; on débarrasse les volailles des goniocotes par le passage à l'épouilleuse.

goniograptie n. m. (du gr. gônia, angle, et graphein, écrire). Instrument permettant de tracer sur une surface plane un angle égal à un angle . déterminé.

goniomètre n. m. (du gr. gônia, angle, et mêtron, mesure). Instrument pour mesurer les angles et, plus particulièrement, les angles sur le terrain.

Cl ON

Goniomètre.

Enoycl. Goniomètre d'arpenteur. Il est formé

de deux cylindres emboîtés bout à bout de telle façon que, le cylindre intérieur étant fixé, le cylindre supérieur puisse tourner à frottement doux sur la rainure qui les joint. Les deux cylindres portent des fenêtres et des pinnules ; ils sont gradués sur leur ligne de jonction de 0“ à 360», ce qui permet de mesurer, par une simple rotation du cylindre supérieur, l'angle que font entre eux deux rayons visuels partant de l’œil de l'observateur.

On utilise encore pour mesurer les angles le graphomètre, le théodolite, le goniomètre d lunette, le pantomètre , etc. Le goniomètre àlunette com- goniomètre (arpent.) : 1. A diprend deux cercles mo- disions, degrés et minutes ; biles autour d un axe com- g. A boussole,

mun ; 1 un peut etre fixé

et est gradué, l’autre (alidade) est mobile par rapport au premier et se trouvé relié à un viseur (alidade à pinnule, à lunette) et porte un ou plusieurs index avec vernier. II est souvent muni d’une boussole.

— Minér. Les goniomètres que l’on emploie en minéralogie servent à déterminer les angles dièdres que forment les faces d’un cristal. Le plus ancien et le plus simple (goniomètre d’ app lication) a été imaginé en 1783, par Carangeot : il comprenai t deux lames d'acier, mobiles autour d’un axe, qui pouvait luimême être déplacé à 1 aide de rainures pratiquées dans les lames. On appliquait les deux lames sur les faces de l’angle dièdre à mesurer. et un rapporteur fixé au système donnait la valeur de l’angle.

Ce goniomètre, perfectionné par Brongniart, ne donnait quand même que des mesures très défectueuses ; il a été remplacé par le goniomètre à réflexion, imaginé par Charles, perfectionné par Malus, puis par Babinet.

goniométrie [tri] n. f. (de goniomètre). Mesure des angles.

goniométrique adj. Qui appartient à la goniométrie.

goniOU n. m. Point de la face, qui est situé au sonnnet de l’angle de la mâchoire.

goniosonid n. m. Genre de poissons physostomes, famille des salmonidés, comprenant des formes marines dites argentines. (L’espèce type est l'argentine vulgaire, péi d'argent de Cette, argent de Nice, qui est pêchée pour le beau pigment nacré de son corps et de sa vessie, employé pour la fabrication des fausses perles.)

goniosperme [os-pér-me] adj. Qui a des semences anguleuses.

gonne [g ho »ie] ou gonelle [gho-nè-le] n. f. Archéol. Robe plus ou moins longue, poi-tée par les deux sexes au moyeu âge.

gonne [gho-ne] n. f. Futaille.

Baril à goudron.

GonnecOUrt, comm. du dép.

du Pas-de-Calais, arr. et à 18 kil.

d’Arras, sur le plateau entre Ancre et Scarpe ; 254 h. en 1914. Enlevé par l’armée britannique du général Gough au cours de l’offensive de la Somme de 1916, et complètement détruit.

Gonnehem, comm. du Pasde-Calais, arr, et à 8 kil. de Béthune, sur la Clarence ; 1.730 h. En partie détruite au cours de la Grande Guerre.

Gonnelieu, comm. du dép. du Nord, arr. et à 17 kil. de Cambrai ;

682 h. en 1914. Le village de- ce nom enlevé par les Britanniques le 21 avril 1917, au cours de l’offensive, a été repris par les Allemands lors d’une contre-offensive le 3 décembre de la même année, puis reconquis par la III» armée britannique à la fin de septembre 1918. Presque complètement détruit.

Gonnolieu. (Jérôme de), jésuite français, né à Soissons, m. à Paris (16.40-1713) ; prédicateur et écrivain ascétique, traducteur de {'Imitation.

gonnelle [gho-nè-le] n. f. Genre de poissons acanihoptères, dits aussi papillons de mer, dont une espèce fréquente les côtes de France.

gonocèle n. f. (du gr. gonos, semence, et liêlé. tumeur). Tumeur formée par l’accumulation morbide du sperme dans les vaisseaux séminifères.

gOUOCOCCéiniB 7^ofe-sé-mf] n. f. (du radic/ de gonocoque et du gr. haima, sang). Infection du sang par le gonocoque.

gOnOCOCCie r/coft-sf] n. f. Nom sous lequel on désigne l’ensemble des affections provoquées par le gonocoque comme : bleni.orragie, mélrite, ophlalmic et arthrites blennorragiques.

gonocoque n. m. (du gr. gonos, semence, et coccus). Microbe pathogène, en forme de diplocoque, qui fut découvert en 1879 par Neisser et qui est siiécilique de la blennorragie.

Gonne (xiv® s.).

gonolobe n. f. Genre d'asclépiadacées. comprenant des plantes herbacées, dont on connaît70 especes américaines. (La racine du gonolobe condurango, du Pérou, fournit une écorce amère et tonique.)

Gouon (Eugène), sculpteur et fondeur français, né et m. à Paris (1814-1892). Il perfectionna le procédé de fonte à cire perdue, retrouvé par son père. Honoré Goxon.

gonophore n.’m. (du gr. gonos, semence, etp/io" ros, qui portei. Bot. Prolongement du réceptacle qui part du fond du calice et porte les étamines et le pistil.

gonoptère n. m. Genre d’insectes lépidoptères, dont on ne connaît qu’une espèce, qui vit en France et vole en automne dans les prairies où croissent les saules et les peupliers.

gonorrllée \no-ré] n. f. (du gr. gonos. semence, et rhein, couler). Ancien nom de la blennorragie. (V. ce mot.)

gonorrlléique [no-ré-i-ke] adj. Qui a rapport à la gonorrhée.

gonotonae adj. et n.m. (du gr. gonos, semence, et tomé, section). Qualification sous laquelle on désigne plus particulièrement le parasite embryonnaire dont la présence dans l'hôte détermine la castration de celui-ci.

gonotomie [mî] n. f. (du gr. gonos, semence, et tome, section). Castration naturelle, et plus particulièrement parasitaire.

G'onse (Louis), critique d’art français, néet m. à Paris (1846-1921); anicni' de:V Art gothique, L'Art japonais, la Sculpture française depuis le xiv» siècle, etc.

Gontaut [id], noble et ancienne famille de l’Agenais. ’V. Biron.

GontcliarO’V (Ivan Alexandrovitch), romancier russe, né â Symbirsk. m. à Pétrograd (1812-1891) ; auteur de Oblomof et le Précipice.

GOUten, comm. de Suisse (cant. d’Appenzell) ;

l. 600 h. Etablissement thermal.

GontenS'Wil, comm. de Suisse (cant. d’Argovie) ; 1.650 h. Bains aux environs. Polissage de pierres pour l’horlogerie. Agriculture.

GoiltraU) fils de Clotaire I»», né vers 525 ; roi de Bourgogne et d'Orléans de 561 à 593. Il joua un rôle pacificateur et conclut, en 587, avec Childebert, le traité d'Andelot, ensemble des dispositions éventuelles contre les leudes.

gonys [niss] n. m. (du gr. gônia, angle). Région du bec des oiseaux. (Chez les oiseaux, la mandibule inférieure est formée par les deux branches du sous-maxillaire inférieur, qui se soudent en avant et constituent une pointe nommée dille ou myxa; le bord inférieur de l’angle du menton jusqu’à la dille porte le nom de gonys.)

Gonzague, famille prineière d’Italie, qui a régné sur Mantoue de 1328 à 1708. On y distingue les branches des ducs de Nevers (à partir de 1565), et celle des princes de Guastalla (à partir de 1641).

Gonzague (saint Louis de). V. Louis.

Gonzague (Louise-Marie de), reine de Pologne, née vers 1612, m. à ■Varsovie en 1667. Fille de Charles de Gonzague, duc de Mantoue, elle inspira une vive passion à Cinq- Mars ; elle épousa Ladislas II, roi de Pologne, puis son frère et successeur Jean- Casimir.

Gonzague (Anne del, sœur de la précédente, et femme d’Edouard de Bavière, prince palatin du Rhin , m . à Paris ( 1616- 1684). Célèbre par son esprit et sa beauté, connue sous le nom de princesse Palatine, elle joua pendant la Fronde un rôle actif à la cour d’Anne d'Autriche. Bossuet a prononcé son oraison funèbre.

Gonzalès (Louis-Emmanuel), romancier populaire français, né à Saintes, m, à Paris (1815-1882) ; auteur de ; les Frères de la côte, les Francs juges, etc.

Gonzalez-Vélasquez, nom de trois peintres espagnols, les trois frères : don Louis ;

don Alexandre (1719-1772) ; don Antonio (1729-1793), nés et m. à Madrid, décorateurs des églises et palais de Madrid.

Gonzsilcz ou Gonzalo de Berceo, le premier poète castillan connu, né à Berceo vers 1198,

m. vers 1266 ; auteur de neuf grands poèmes religieux.

Gonzalez (Esteba-

nillo), littérateur espagnol du xvii® siècle, auteur d'un roman picaresque : Vie et hauts faits a Estehanillo Gonzalez, qui est sa propre biographie ; imité par Lesage.

Gonzalve de cordoue, général espagnol, surnommé le Grand Capitaine, né à Montilla, m. à Grenade (1453-1515). Il prit part à la conquête de Grenade. Envoyé en Italie, il Gonzalve de Cordoue. gagna sur le duo de Nemours la bataille de Cérignola. ci combattit avec succès les Maures d’Espagne ; il organisa l’armée espagnole.

gOUZe n. m. Arg. V. oonce.

gOIlZ6SS6 [zè-se] n. f. Arg. Femme, en général. Maîtresse.

goodyère [ghou-dü n. f. Genre d'orchidées, des régions tempérées de l’hémisphère boréal.

Goole, V. d'Angleterre (comté d'York', au confluent de rOuse et du Don ; 17.000 h. Excellent port. Fabrique d’engrais, d'alun.

go on [ghô-on'], loc. angl. signif. v<i sur. Exclamation pour exciter, encourager. Cri que pousse le starter, sur les hippodromes français, en donnant le départ.

goptage n. m. Action de gopter.

gopter [gop-té] V. a. Syn, de gobkter.

Gonzague (Anne de).

GOR

Goralîpour, V. de rinde, sur le Rapti, ch.-l. de province ; 64.0UO b.

goral n. m. Nom vulgaire d'une espèce d'antilope indienne, répandue dans l’Himalaya. du Sikkin au Cachemire, et appelée bouquetin du Népaul.

gord [ghor] n. m. (b. lat. gordum). Pêcherie formée de deux rangs de perches convergentes dans le

fond d'iine rivière, et dont l’angle intérieur est fermé par un verveux.

Gordes, ch.-l. de o. (Vaucluse), arr. et à 19 kil. d'Apt ; 1.450 h. (Gordiens). — Le cant. a 8 comm., et 4.780 h.

Gordien (nœud). V. Gordios.

Gordien [di-in], nom de trois empereurs ro mains ; Gordien I»r, l’Ancien, empereur pendant six. semaines en 238 ; — Gordien II, le Jeune, fils du précédent, tué la même année à Carthage ; — Gordien III, dit le Pieux, empereur de 238 à 244 : il fut contraint de partager la pourpre avec Philippe, qui le fit probablement assassiner.

Gordios [di-os.s], laboureur phrygien qui devint roi pour avoir accompli un oracle promettant la royauté à celui qui entrerait le premier dans le temple de Jupiter à Gordium. Son fils Midas consacra au dieu le char qui l'avait aidé à remporter cette victoire. Le nœud qui rattachait le joug au timon était si artistement formé qu'on ne pouvait en découvrir les deux extrémités. Cependant, un ancien oracle promettait l’empire de l’Asie à celui qui parviendrait à le dénouer. Après plusieurs tentatives infructueuses, Alexandre trancha le nœud mystérieux avec son épée, éludant ainsi plutôt qu'il n'accomplissait l’oracle. — Dans l’application, ces mots ; trancher le nœud gordien, expriment une manière prompte et vive de résoudre une difficulté.

Gordium [di-om'], anc. ville de Phrygie, Sur son acropole s’élevaient le palais du roi Gordios et le temple de Jupiter, où Alexandre trancha le nœud gordien.

gordius [di-uss] n. m. Genre de .vers némato, des, comprenant des formes étroites et longues, qui atteignent plus d’un mètre. (Ils vivent dans le corps de divers animaux, notamment des insectes ; ils existent souvent dans l'eau, où ils se tiennent entrelacés par paquets, d’où leur nom [nœud gordien].)

gordon n. m. chien d’arrêt, variété de setter.

gordon n. m. ou gordonie [nf] n. f. Genre de ternstrœiniacées, dont les fleurs ressemblent au camélia, et qui, originaires de l’Amérique et de l’Asie, sont cultivées dans les jardins d'Europe.

Gordon, famille écossaise dont les membres ont joué un rôle important dans l’histoire anglaise, et qui se divise en trois branches principales ; comtes et marquis de Himlly, comtes d'Aberdeen, comtes de de Sutherlànd.

Gordon (John Patrick), homme de guerre, né dans le comté d'Aberdeen (1636iC99). Il entra au service de la Russie, et fut le précepteur militaire de Pierre le Grand.

Gordon (Charles- George) ou Gordon — paclia, explorateur et officier anglais, né à Woolwich ( 1833-1885). Il fut d’abord au service de la Chine, et commanda l'armée qui battit les Taï-Pings.

Gouverneur du Soudan, il périt lors de la prise de Khartoum par les soldats du mahdi. Son Journal et ses Lettres sont des documents fort curieux.

Gordyène, nom donné dans l’antiquité à ia région montagneuse entre le Kurdistan et le lac de Van.

gore n. m. Trou réservé au fond d’une pièce d'eau, et où se réfugie le poisson quand on la vide.

Gorée, petite ile de l’Afrique-Occidentale française, sur la côte de l’Atlantique (Sénégal). Ch.-l. Gorée ; 1.500 h. (Goréens).

Goremykine (Ivan Longinovltchl, homme d’Etat russe, m. assassiné (1840-1917): ministre de l'iniérieur de 1896à 1899, présidentdu conseil en 1906, et de 1914 à 1916.

gorenflot [ran-flo] n. m. Entremets sucré, qui se prépare avec une pâte de savarin parfumée au.x noyaux, au kirsch, etc.

Gorenflot, type créé par A. Dumas père. C'est un moine épais de corps et d’esprit, gourmand, ivrogne , poltron , et dont se joue le malicieux Chicot.

On le trouve dans la Reine Margot, dans la Dame de Monsoreau et dans les Quarante-cinq.

goret [rè] n. m. (de l’anc. franç. gore , truie ).

Jeune cochon ; itne truie et .ses gorets. Fig. Homme, petit garçon malpropre.

Mar. Appareil formé de petits balais fixés sur des planches et à l'aide duquel on nettoie la carène des navires.

goreter [té] v. a.

(de goret. — Double le i devant un e muet : je go^ relie.) Nettoyer avec un goret la carène d’un navire.

gorfou n. m. Genre comprenant de grands mancliots de.s régions boréales.

Gorfou.

d'oiseaux palmipèdes»

GOR

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