‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 964 sur 1225 · GOT · texte numérisé non relu

GOT

gorge n. f. 'du lat. ÿwrrjcs, gouffre). Partie antérieure du cou : xalsir quelrjuuii à la gorge. Gosier : avoir une arête dans ta gorge. Le haut de la l'Oitrine. Fig. Prendre à la gorge, se dit d'une odeur forte, d'un go»'-' 'ésagréable, qui affecte les voies respiratoires. Mettre à qxtelguun le couteau, le poignard, le pistolet, le pied sur ta gorge, le contraindre à faire ce qu'on veut. Rire, crier il gorge déployée, à pleine gorge, de toutes ses forces. Faire rentrer a quelqu'un les mots dans la gorge, l'obliger à se taire, à se rétracter. Faire des gorges chaudes, se moquer ouvertement, flentfregorje, vomir, ctfig., restituer. Bâton tourné sur lequel on roule une carte de géographie. Cannelure demi-circulaire, qui règne sur la circonférence d'ime poulie. Gorge d'un bastion, d'un redan, espace compris entre les extrémités de ce bastion, de ce redan. pouhe. Passage entre deux montagnes. Espèce de moulure concave, arrondie vers sa partie inférieure. Pièce d'une serrure, destinée à faciliter l’action de la clef sur l'arrêt du pêne. Mal de gorge, nom vulgaire de diverses inflammations qui souvent existent simultanément : amygdalite, angine, pharyngite, laryngite, etc.

A, gorge (arcliit.).

gorg’e— blancllO n. f. Nom vulgaire d’une espèce de fauvette. PI. des gorges-blanches.

gOrge-blGUe n. f. Genre d'oiseaux passereaux deiitirostrcs, coniprônant six ôspècGs dô6 régions froides et tempérées de l’Ancien monde. (Les aorgesbleues se plaisent au bord des eaux douces, dans les marais et tourbières, et vivent d'insectes.)

gorge-dG— pigeon adj. invar. Se dit d'une couleur à reflets changeants, comme celle de la gorge des pigeons. N. m. : le gorge-de-pigeon.

gorgée IJé] n. f. (subst. particip. de gorger). Ce qu on peut avaler de liquide en une seule fois : une gorgée de vin.

gorge-fouille ou gorge-fouillée n. f.

Instrument en bec-de-corbin, dans lequel l'extrémité de fer, retournée et arrondie, peut servir à la fois de racloir et de curoir. PI. des gorges-fouille ou gorges-fomllée.

gorger IJé] v. a. {de gorge. — Prend un e muet après le g devant a et o : il gorgea, nous gorgeons.)

Faire manger, avec excès, une personne ou un volatile ; on gorge les volailles pour les engraisser. Fig. Combler, remplir ; gorger de biens.

gorgère n. f; Partie concave de la guibre et du taille-mer.

gorgeret [ri] n. m. Instrument à gorge, àcanal étroit, employé autrefois dans l'opérationde la taille d’uneflstule.

gorgerette [r'e-te] n. f.

Collerette. Bride qui attache un bonnet d'enfant.

gorgeriu n. m. Partie inférieure d’un casque fermé, qui couvrait la gorge et le cou d'un guerrier.

Gorges, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 22 kil. de Nantes, près do la Sèvre Nantaise ■ l.ItO b. Ch. de f. Et.

Gorgerette (1520).

gorget \jè] n. m. Sorte de rabot de menuisier, pour faire les moulures appelées gorges. Moulure concave, plus petite que la gorge.

Gorgias [ji-ass], sophiste grec, né à Leontium, en Sicile, m. à Larissa (485-380 av. J.-C.). Il fut le maître de Thucydide.

Gorgias {le) ou De la rhétorique, dialogue de Platon, traitant surtout de l’éloquence politique et mettant en scène la doctrine de S ocrate et celle des sophistes, au grand désavantage de ces derniers (iv«s.av.J.-C.).

gorgiè-

re n. f. Partie des adou- Gorgière : 1. De mailles: 2. Imbriquée, bementsdu

moyen âge (xiii® et xiv® s.), qui protégeait le cou.

Gorgones, monstres de la Fable. Elles étaient trois sœiu's : Méduse , Eui-yale et Sthéno. Elles avaient le pouvoir dechanger en pierre tous ceux qui les regardaient ; cette puissance était particulièrement attribuée à Méduse. S.

une Gorgone. — En littérature, les Gorgones personniflent une puissance redoutable, une sorte de mélange de noirceur, de méchanceté, de cruautéetd'hori’eur.

gorgonie [nV n. f. Genre de polypiers qui ressemblent à des arbrisseaux, et que Ton rencontre dans presque toutes les mers du globe.

gorgonzola n. m. Fromage italien qui ressemble au roquefort et qui est fabriqué à Gorgonzola (Lombardie).

Gorgne (La), comm. du Nord, arr. et à 18 kil. d llazebrouck, sur la Lys ; 4.200 h. Ch. de f. N. Amidonneries ; filatures. Aux trois-quarts détruite au cours de la Grande Guerre.

gorille [Il mil., e] n. m. Genre de singes anthropoïdes, de T.tfrique équatoriale.

— Excyci.. Le gorille est le plus grand de tous les singes ; sa taille dépasse celle de Thomme, mais il

est plus massif, avec des bras longs et énormes. Sa lace, projetée en avant, continue son crâne dolichocéphale ; la robe est noire, avec un poil long et rude.

Il habite les forêts humides et impénét râbles de T.Afrique équatoriale. C'est un animal craintif, peu intelligent, vivant par couples, et essentiellement frugivore. S'il n’attaque pas Thomme, il se défend, quand il est blessé, avec une sauvage énergie, et déploie dans la lutte une force herculéenne. 11 tend à disparaître.

Gorille (lel, gs-oupe de Frémiet 11887), au Muséum de Paris. Le gorille enlève une négresse. Atteint par une flèche à 1 épaule, il s’élance en serrant contre sa poitrine la femme toute nue.dontlecorps est lacéré de coups de griffes, et dont le bras montre des traces de morsures.

Goriot (le Père), titre et personnage d'un roman de Balzac.

Le père Goriot est le type du père faible, qui se sacrifie pour ses filles indignes de ses bontés etqui pousse cette faiblesse jusqu’à l'imbécillité et presque à la monomanie.

gorite n. f. Bioxyde de calcium, employé comme antiseptique dans la diarrhée infantile.

Goritz-et-Gra-

disca^ ancien comté appartenant à la Maison d'Autriche depuis 1374 et faisant partie jusqu’en 1918 des Etats eisleilhans de l’Empire austro-hongrois. Il comptait 270.400 h., sur 2.918 kil. carr., et avait Gœrz et Gradisca pour villes principales. Le traité de Saint-Germain-en-Laye Ta donné à la couronne d'Italie (10 sept. 1919).

Gorizia, Goritz ou Gœrz, ville d’iiaiie, dans la partie continentale (Frioul), sur TIsonzo ; 30.900 h. Fabriques de lainages. 'Ville de fleurs et de fruits, où mourut le roi de France Charles X en 1830, La conquête de Gorizia fut pendant la Grande Guerre un des objectifs des Italiens et, dès leur entrée dans la lutte contre les Autrichiens, en 1915, le général Cadorna dirigea contre cette ville ses opérations sur le Carso. Le 9 août 1916, à la suite d’une offensive menée par la 3* armée, que commandait le duc d’Aoste, Gorizia fut prise par les Italiens, que ce succès détermina à déclarer tôt après (21 août) la guerre à TAIlemagne elle-même. Perdue à la fin d’octobre 1917. à la suite de T » éboulement de Caporetto >>, Gorizia n’a pas été reconquise par les Italiens avant l'armistice du 4 novembre 1918 ; mais elle a été attribuée au royaume d’Italie par le traité de paix de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919, qui a donné ainsi satisfaction à Tune des plus anciennes revendications des Italiens irrédentistes.

Gorkhas ou Gourklias, population dominante du Népaul, dans TInde septentrionale. LesGorkhas fournissent des soldats à l'armée britannique et un certain nombre d’entre eux ont servi pendant la Grande Guerre sur le front français.

Gorki (Alexei Maximovitch Pechkov, dit Ma.xime), littérateur russe, né à Nijni-Novgorod en 1869. Il s’est fait connaître par des Récits, où il peint avec un réalisme puissant et pittoresque la vie des vagabonds, qu'il a menée. 11 a écrit aussi des drames {Dans tes bas-fonds, etc.).

Gorkum 'khoum] ou Gorincliem, v. du royaume des Pays-Bas 'Hollande-Méridionale;, sur le Waal ; 12.000 h. Fabriques de machines, de savon.

Gornergrat, crête des Alpes du Valais (3.136 m.), d où Ton découvre un panorama grandiose sur le mont Rose., le Cervin. etc. On peut y accéder par un chemin de fer électrique partant de Zei-matt.

gorod, mot russe qui veut dire ville, et se trouve dans un grand nombre de noms géographiques. (11 a pour équivalent le polonais grod ou grodek, le serbe et bulgare grad, le tchèque hrad, l'allemand gratz.)

gorodovoï ou garadavoï n. m. Agent de police, dans les villes de Russie.

Goron (Marie-François), ancien chef de la police de sûreté parisienne, no à Rennes en 1847; a publié des Mémoires,

Gorille.

Gorron, ch.-l. de c. (Mayenne), arr. et à 32 kil. de Mayenne, sur le Colraont; 2(380 h. Ch. de f. Soieries, tannerie. — Le cant.all comm..et 12.0l0h.

Gorsas (Antonin- Joseph', conventionnel et publiciste français, né à Limoges. m. à Paris (1752- 1793). Député de Seine-et- Oise à la Convention, il siégea sur les bancs de la Gironde, et fut guillotiné.

Gorsse (Henry de).auteur dramatique fi-ançais, né à Bagnères-de-Luchon en 1869, auteur de nombreuses saynètes et opérettes. etc. ; Madame l'Ordonnance, etc. Gortchakov.

Gortchakov

(Alexandre, prince', diplomate russe, m. à Baden- Baden (1798-1883). H présida au relèvement de son

pays après la guerre de Crimée, siégea au Congrès de Berlin, et, après la guerre de 1870, se montra sympathique à la France, notamment pendant la grande crise dé 1878.

Gortyne, V^de Tanc. Grèce, au pied du mont Ida. Les lois de Gortyne, dont le texte a été retrouvé en 1884, sont précieuses pour l’histoire du droit grec.

goryte n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon. comprenant des animaux fouisseurs dont on connaît une trentaine d’espèces. (Le norutes myslaceus est commun en France.)

Gorze, ch.-l. de c. de la Moselle, arr. de Metz, près de la Moselle ; 2.000 h. Aqueduc romain.

Goschen (Georges -Joachim), homme d’Etat anglais, né et m. à Londres (1831-1907). Il prit part en Egypte, à l’établissement du condominium francoanglais (1876), se sépara de Gladstone apres 1880 pour fonder le parti libéral unioniste, et revint au pouvoir dans Tes ministères conservateurs.

gosier [zi-é] n. m. Partie intérieure du cou, par où les aliments passent de la bouche dans l’œsophage : avoir une arête dans le gosier. Fig. et fam. Avoir le gosier paré, ferré, etc., pouvoir impunément manger, boire .très chaud, ou très épicé, etc. Avoir une éponge dans le gosier, boire beaucoup. Canal par où sort la voix et qui sert à la respiration. Organe de la voix : gosier harmonieux. Chanter crier a plein gosier, de toutes ses forces. Coup de gosier, émission d’un son d’un seul coup de voix Tuyau de Torgue, par lequel le vent passe du soufflet dans le porte-vent. Partie d’un soufflet de forge par où le vent passe de la caisse à la buse.

^ gOSillcr [zî. Il mil., é] V. n. Se dit de Teau-devie qui, dans la distillation, passe mêlée de vin.

Prusse (Hanovre), sur la Gose ; 18.000 h. Pajpetene, teinturerie.

g’OSlarite n. f. Sulfate naturel de zinc.

Goslin, Biogr. V. Gozlin.

Gosport [ghos-por'i, v. d’Angleterre (comté de liants) ; 25.500 h. Etablissement maritime.

Gossau, bourg de Suisse (cant. de Saint-Gall) • 6.100 h. Broderie. — Bourg du cant. de Zurich ; 2.340 h. Tissage de la soie ; broderie.

gosse [gho-se] n. Pop. Jeune garçon, jeune fille. Maîtresse.

gosse [gho-se] n. f. Mar. Anneau de fer garni de cordages pour que les câbles ne se coupent pas en passant au travers.

gosse [gho-se] n. f. Raillerie, mensonge badin ; conter des gosses.

Gosse (Edmund William), littérateur anglais, ne à Londres en 1849 ; poète d'une inspiration élevée, auteur dramatique et surtout remarquable critique ;

De Shakespeare à Pope, Histoire' de ta littérature au xviii» siècle. Histoire de la littérature anglaise moderne.

Gossec [gho-sèk] (François - Joseph ) , compositeur français, né à Vergnies (Hainaut), m. à Paris (1734-1829), un des créateurs de la symphonie. Il écrivit de nombreux chants révolutionnaires, pleins d'énergie et de g grandeur, Topéra les Pêcheurs, etc. ; il eut la première idée du Conservatoire.

Gosselies, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 10.000 h. Houille, fonderies.

Gosselin (Léon- Athanase), chirurgien français, né et m. à Paris (1815-1887). Membre (1874), puis président (1887) de l’Académie des sciences.

gosseline [gho-se] n. f. Pou. Petite fille: jeune fille.

Gossellin (P.-P. Joseph), géographe français, né à Lille, m. à Paris (1751-1830) ; auteur d’un remarquable ouvrage sur la Géographie des Grecs.

gossypium [gho-si-piom] n. m. Nom scientifique du genre cotonnier.

gOSSypol n.m. Substance toxique, qui se trouve dans les tourteaux des grains de cotonnier.

Got \gho] (François-Jules), artiste dramatique français, né et m. à Paris (1822-1901). 11 se distingua par sa verve et sa fantaisie dans les rôles comiques du répertoire classique contemporain. Son Journal a été publié (1910).

GÔta ou Gôttia (le), fl. de Suède, émissaire du lac'Venern. Il se jette dans le Cattégat; cours 659 kil.

Gôteborg ou Gothebourg, v. de Suède, ch.-l, du dép. du même nom, sur le Gota ; 170.000 h. Excellent port.

gotha n. m. Type d’avion allemand de grande envergure, employé dans les bombardements : les gothas ont bombardé Paris pendant la Grande Guerre.

Gotha, V. d’Allemagne, capit. du duché de Saie- Cobourg-Gotha ; 37.000 h. Librairie. Institut géographique, fondé par Justus Perthes.

Gotha (Almanach de). V. almanach.

Gothard (saint), ermite dans les Alpes. Il a donné son nom au massif que les anciens appelaient Adula. On Thonore à Milan le 15 février.

Gothio [tt] ou Gôtaland, nom donné à la partie méridionale de la Suède.

gothiçjue adj. Qui appartient aux Goths ; langue gothique.

Fa

fam. Très ancien : habillement gothique. Ecriture

mn

niiî In fin ^ ^ . . . . . .

qui, vers la fin du xii« siècle,

succéda à l’écriture romaine xv« par Titaiique : l'écriture gothique donna nais-

Gothique (minuscules).

et fut remplacée au

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