GRANDE-BRETAGNE
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Art anglais : i . Cathédrale de Cantcrl)iirv : 2. Château de Chatsworth ; 3. Abbaye de "Westminster ; 4. Château de la reine Marie (Ecosse) ; 5. Autel de la calhcdrale de Worcester : t>. Amortissement de pilnstre (église de Romsey) : 7. Chapiteau de la cathédrale d’Ely : 8. Tombeau de Hugues de >.orth\yal, evequc ♦
9. Siège servant au courHunement des. rois d'ÀnglcLcrre ^abbaye de Westminsierj ; 10. Broc en grès blanc de Stafîordshire : (xvi'^ s.! : 11. r ai en ce : 11. Chaiulelier en laïence (xviip s.i : I3. i.èreeau on lâïeucc (xvin‘ s.) ; IV. Cruche à boire (xviiie s.) : l-b Cliaise f.wiiie s.) ; 10. Chaire de justice (xvi‘- s.i : H. Cathedrjjle de ^ork ; 18. Escalier de Christ-Churoh (Oxford; ; 10. Chambre des Lords (Palais de West minsteri : 20. Chambre en chêne de Stupi.»n-Ina : 2 1 Cottage ; 2.. Pont de la lour. à Londres ; 23. Tour de Londres ; 24. Chapelle royale du château de Windsor ; 25. Eaton Hall (Bedford).
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musulmans de l’Angleterre un mécontentement qui se traduit (dans l'Inde et en Egypte surtout) par des manifestations et des résistances de plus d'un genre, sinon par des révoltes. Enfin les convoitises britanniques ont amené l’Angleterre à vouloir ajouter à son immense empire colonial des territoires très étendus qu’elle a quelque difficulté à absorber; malgré tous ses efforts pour dissimuler son empire sous les formes les plus voilées et les plus variées tout à la fois.
Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande forme une monarchie constitutionnelle. Le pouvoir exécutif y appartient au roi ; le pouvoir législatif à deux Chambres ; la Chambre des lords (ou Chambre liante) et la Chambre des communes (ou Chambre basse).
— Littér. L’histoire de la littérature anglaise ne commence qu’après la conquête normande. Elle ne compte d'abord que des ballades populaires ou des
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Alphabet anglais (nom des lettres).
imitations de trouvères français. C'est au xiv» siècle que la langue vulgaire conquiert droit de cité avec le poème de tVilliarn Langland, les Contes de Cantemury du poète Chaucer, la traduction de la Bible par Wiclef. Dans la suite, la production est peu féconde jusqu’au siècle d'Elisabeth, qui est l'âge d’or de la littérature anglaise. L'écrivain précieux Lily, le romancier Philippe Sydney, le poète Edmond Spencer, de nombreux poètes lyriques, et le philosophe François Bacon illustrèrent cette époque. Mais elle est surtout féconde en auteurs dramatitiques ; Marlowe, le grand 'William Shakespeare, Ben Jonson, Beaumont et Fletcher, etc. Puis, dans la première partie du xvii= siècle, se distinguent, parmi les prosateurs, les moralistes Burton, Browne, Wallon, et le chaudronnier Bunyan, le grand mystique de l'Angleterre protestante ; et, parmi les poètes le puritain .John Milton. Après la Restauration (1660), que caractérise l'influence du goût français, les plus notables écrivains sont les auteurs dramatiques Dryden, Otway, 'Wicherley, Farquhar, Congreve, le poète Samuel Butler, les philosophes Hobbes et Locke. Le goût français continue à prédominer pendant la première moitié du xviii» siècle avec Pope, J. Gay, Prior, Edw. 'Young. Mais l'originalité de la race se manifeste avec les essayistes Addison et Steele, les humoristes Swift et Sterne, les romanciers De Foë, Richardson, Fielding, Smolett, Goldsmith, le critique Samuel Johnson, les orateurs Pitt, Fox, Burke, les philosophes Adam Smith, Reid, Hume, les historiens Gibbon et Robertson, l’auteur dramatique Sheridan. Dans la seconde moitié du siècle, le goût se porte vers les origines de la littérature nationale, d’où les pseudo-poèmes de Maepherson ’Ossian) et de Chatterton. L’amour de la nature s’éveille chez les desciùptifs : Thomson, Thomas Gray. l'Ecossais Robert Burns, William Cowper. Il s'affirme au début du xix® siècle chez les trois lakistes ; Wordsworth, Coleridge et Southey. La génération romantique compte les noms des grands lyriques Byron, Shelley, Keats ; des romanciers W. Scott, Godwin, Jane Austen, A. Radcliffe, Lewis ; de l’essayiste Lamb ; du critique Hazzlitt. Le règne de 'Victoria et l'époque contemporaine n’ont pas été moins féconds : citons les romanciers Disra“li, Bulwer-Lytton, Dickens, Thackeray. les sœurs Brontë, G. Eliot, Meredith, Thomas Hardy, G. Moore, R. L. Stevenson, Rudyard Kipling. Mrs, Humphry Ward, H. -G. Wells, Conan Doyle ; les poètes Robert et Elisabeth Browning, D. G. Rossetti, Tennyson, Swinburne ; l’auteur dramatique B. Shaw ; les historiens Macaulay, Hallam, Carlyle ; les critiques d’art Ruskin et 'W. Pater ; les critiques littéraires Saintsbury et E. Gosse ; l’écrivain catholique Newman ; les philosophes Stuart Mill et H. Spencer.
— Sciences. La Grande-Bretagne a vu naitre de nombreux savants, surtout dans le domaine des sciences physiques et naturelles ; parmi les principaux, citons pour la physique et la chimie ; Guillaume Gilbert, Isaac Newton, Humphry Davy. Michel Faraday, Charles Wheahstone, William Robert (Grove), John Tyndall, William Thomson (lord Kelvin), William Ramsay, John Rayleigh, etc; parmi les astronomes, John Ilerschell, Halley Edmond, David Brewster, John Norman Lockyer, etc; parmi les naturalistes, Bacon (François de ’Verulam), James Hutton, William Buckland, Charles Lyell, Ch. Darwin, Archibald Geikie, etc.
— Bx-ai'ts. Archit. On peut distinguer deux grandes périodes dans l'architecture anglaise : 1» la période romane ; 2» l'architecture ogivale. Dans la période romane, la forme allongée du plan, les grandes coupures horizontales des élévations, le style tranchant de l’ornement impriment à l'arcliitecture un caractère militaire plutôt que monastique. Les cathédrales anglaises d’époque normande ont été, en général, remaniées plus tard. Avec l'ogive, l’Angleterre réussit à créer un style national. Le plan ogival se modifie : les nefs se réduisent à trois au maximum. Le chœur s'allonge tellement, que souvent il égale la nef. La cathédrale de Cantorbéry représente le style primaire ogival anglais. Le xiv« siècle vit naître le style orné [decorated). Le xv« siècle a vu l’avènement du style perpendi eu laire, avec ses broderies étonnantes (chapelle de Heni'i VII). Dans la seconde moitié du xvi« siècle naquit le style lourd et brillant qu’on appeUe \e style Elisabeth. En 1621, Inigo Jones impose à l'architecture de son pays le style réglé de Palladio, qu’il avait étudié à Vérone. En 1700, Chr. Wren pose les fondements de Saint-Paul. Do nos jours, l’influence de Ruskin et de l’architecte Pugin a amené une renaissance du gothique anglais.
Parmi les principaux arcliilectes de l'Angleterre moderne, on peut signaler Ch. Barry, E. Street, G. G. Scott, sir Horace Jones et \Volfe Barry, Philippe Webb.
— Scii/pt. L'Angleterre n’est pas un pays de sculpture. En 1519, un Italien, Pietro Torrigiano, apporte rhabilcté de son pays (monument de Henri VII, à Westminster). Cette tradition continua quelque temps, niais on n'a jamais pu dire, même de nos jours, qu'il y eût une sculpture anglaise. Il est juste, toutefois, de citer Gibson, Flaxman, Chantrey, Thornycroft, Westmacott, et plus tard Onslow Ford, Pomeroy, G. Frampton, Gilbert, Leighton, Foley, etc.
-- Peint. Henri VIII fut, au point de vue de la peinture, le François Pr de l’Angleterre. 11 fit venir à sa cour des Italiens : Girolaino di Trevisi, Luca Penni ; des Flamands : Corvus, Horebout ; enfin, Hans Holbein le Jeune, de Baie. Toutefois, jusqu’à Charles de tels exemples ne parvinrent pas à créer des peintres anglais. Charles l«r retint auprès de lui Rubens et Van Dyck. — Le premier représentant de l’art indigène est William Thornhill, peintre d’histoire. La véritable école anglaise limitée, mais profondément originale, a pour point de départ la paierie Shakespeare^ fondée par John Boydell, et commence véritablement au xviii® siècle avec cet artiste si pénétrant et si expressif : Willam Hogarth. Après lui, on voit paraître les grands portraitistes : Reynolds, Gainsborough. Romney. Les peintres Benj. \yest et Copley représentent, avec des tableaux d’histoire, la rénovation classique. Au xix®, on peut distiniîuer trois périodes : la première (de 180Ü à 18ol) est illustrée pjar le triomphe de l’école du portrait, avec Thomas Lawrence, Raeburn, Hoppner, et du paysage, avec Constable et Turner, Bonington, tandis quelapeinturcdegenrecstcultivé'^par Leslie, Mulready, D. Wilkie, Landsecr. La seconde période, qui se développe de 1851 à 1882, est caractérisée par la lutte des préraphaélites conti’e le classicisme et contre l'art de la Renaissance, par le culte des primitifs et une esthétique conforme à l'esprit anglosaxon. Le préraphaélitisme est fondé par les peintres Holman Ilunt, Miilais, Dante-Gabriel Rossetti; il est encore illustré par Burne-Jones, Ford Madox Brown ; dérivant du même mouvement, mais avec des tempéraments très divers. Watts Leigthon, Poynter, Orchardson, A. Moore, Alma-Tadema, Herkomer, Fr. Walker manifestent les tendances les plus opposées. Le mouvement préraphaélite fut «accompagé d'une remarquable renaissance de l’art décoratif, conduite par William Morris et Walter Crâne. La troisième période, de 1882 à 1900, est caractérisée par l'individualisme des artistes, et aussi par l’infiuence de l’art continental. Citons les portraitistes Shannon, Greiffenbagen, Lavery. Guthrie, Sargent ; les paysagistes David Murray, Waterloo, A. East, Julius Olsson, Wilfrid Bail, Mofïat Lindner, A. Hartley, Charles Eastlake, J.-L. Henry, Adrian Stokes, Arnesby Brown, Bertram Priestman; le peintre rural Clausen ; les peintres de genre Brangwyn, Stanhope, Forbes, etc.
— Musiq. La musique anglaise n’offre aucun caractère d’originalité, et n’est qu’un reflet affaibli de l'art musical de la France, de l’Allemagne et de l’Italie. Les origines de l’art musical en Angleterre sont très obscures. Le premier traité important de musi- . que, le De speculatione musicæ, remonte au xiiie siècle et est dû à Walter Odinglon, moine bénédictin d’Evesham. Henri VII et Henri VIII encouragèrent l’art musical. Henri Purcell (xviic s.) est le premier qui ait écrit des opéras anglais, et le plus grand compositeur anglais de son temps. C’est surtout à Hændel que l’Angleterre doit ses plus grands progrès dans la musique. Il fit, en effet, connaître aux Anglais l’oratorio et la véritable musique dramatique. Quant à l'opéra anglais, il n’a jamais été que secondaire, bien que certains musiciens nationaux s'y soient exercés. La musique religicu.se surtout est cultivée avec prédilection par les Anglais, mais en imitant de près Hændel et Mendeissohn. Citons les noms de Fisher, Hook Wesb'y, Cramer, sir W. Sterndale, Bennett, Smart, Macfarren, Prout, Sullivan, A. C. Mackensie, Villiers-Staiidford, sir Edward Elgar,etc.