V. GoD SAVE TUE KING
grande-duchesse [cAé-se] n. f. souveraine d’un grand-duché. Femme d'un grand-duc. PI. des grandes-duchesses.
Grande-duchesse de Gérolstein {la), opéra bouffe en trois actes et quatre tableaux, paroles de Meilhac et L. Ilalévy, musique d'Offcnbach, œuvre amusante et d’une verve endiablée. Histoire bouffonne d'un simple soldat, Fritz, qui devient le favori de la graiide-duchesse, est élevé aux plus grandes dignités, et perd la faveur de la souveraine en épousant la petite paysanne Wanda (1867). Les couplets du Pi/f. paff, du Sabre de mon père ; la chanson Allez, jeunes fillettes, etc., sont restés populaires.
Grande-Grèce, nom donné, au v® siècle avant notre ère, à la partie méridionale de l'Italie, oû les colonies grecques étaient nombreuses. Les plus fameuses étaient : Sybaris, Rbegium, Elée, Héraclée, Thurii, etc.
Grande Guerre. V. Guerre [grande).
graudelet, ette r/è, è-te] adj. Déjà un peu grand : enfant grandelét.
grandement [man] adv. Beaucoup ; se tromper grandement. Avec noblesse. Avec générosité.
grande mortalis ævi spatium, mots lat. signif. grand espace de la vie d'un homme. Expression par laquelle Tacite ( Vie d'Agricola, ch. III) désigne les quinze années du règne de Domitien. (On n’applique pas toujours ces mots au même laps de temps que Tacite.)
grande-rose n. f. sorte de linge damassé qui se fabrique en Flandre et dans la basse Normandie, Pi. des grandes-roses. Syn. de grande-venise.
Grandes-Dalles (Les), plage de la Manche. 'V. Dai.les.
Grandes-Rousses, massif des Alpes françaises, entre l’Arc et la Romanche ; 3.514- m. d’altitude.
grandesse [dé-se] n. f. Dignité de grand d’Espagne.
Grandes— Ventes, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 21 kil. de Dieppe ; 1.670 h. Clouterie.
Grandet [dé] (le père), personnage d'un roman de II. de Balzac, le type de l'avare. CV. Eugénie Grandet.)
GRÂ
grandeur n. f. (de grand). Etendue en hauteur, longueur, largeur ; ce qui peut être augmenté ou diminué. Titre d'honneur qu’on donne à un évêque (dans ce sens, prend une majuscule) : Sa Grandeur l'évêque de... Fig. Sublimité : grandeur de caractère. Enormité : grandeur d’un crime. Autorité, puissance, majesté : la grandeur souveraine. Di-
gnités, honneurs : naître au sein des grandeurs.
randeur d'une étoile, éclat : les étoiles' sont groupées par ordre de grandeur de telle sorte que les 2>lus brillantes correspondent aux premiers rangs de grandeur. Fig. Du haut de sa grandeur, avec orgueil, dédain. Ant. Petitesse, exiguïté, mesquinerie.
Grandeur et décadence des Romains. 'V. romains.
Grand’Eury (François), botaniste français, né à Hoiidreville (Meurthej, m. à Malzéville (1839- 1917).
Grand-Fort-PMllipe, comm. du Nord, arr. et à 24- kil. de Dunkerque, à léntrée du chenal de l’Aa ; 3.500 h.
Graudgagnage (François - Charles - Joseph ), jurisconsulte et littérateur belge, né à Namur, m. à Embourg (1797-1877).
Grand-Gallargues, comm. du Gard, arr. et à 19 kil. de Nimes ; 1.750 h. Ch. de f. P.-L.-M.
grand’gardo n. f. Troupe qui fournit les avant-postes et les sentinelles avancées ; être de grand’ garde. PI. des grand'gardes.
Grandgousier [ghou-zi-é], père de Gargantua, un des personnages du livre de Rabelais, dont le nom indique assez le caractère. C’est la personnification de la gloutonnerie.
Grand-Ha lieux, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Bastogne) ; 1.250 h. Carrières.
grand-haut n. m. Troisième lit de bois empilé dans les fours pour y être transformé en charbon.
Grandidier [di-é] (Alfred), voyageur et naturaliste français, né et m. à Paris (1836-1921). Il s'est consacré à l’exploration de Madagascar, dont il a publié une magnifique Histoire naturelle et politique. Membre de l’Académie des sciences (1885).
Grandier [di-é] (Urbain), curé de Loudun, né près de Sablé, brûlé vif à Loudun (1590-1634). Accusé d'avoir jeté dans la possession démoniaque les religieuses de Loudun, il fut jugé avec une inexcusable partialité par Laubardemont, et envoyé au supplice, grandiflore adJ. Qui a de grandes fleurs, grandlfolié adj. Qui a de grandes feuilles, grandiloquence [A-an-se] n. f. Emploi affecté
de grands mots, de grandes phrases.
grandiloquent [Aan], e ou grandiloque
Ho-ke] adj. (du lat. grandis, grand, et loqui, parler). Emphatique, hyperbolique : orateur, style grandiloquent.
grandiose [ô-ze] adj. (ital. grandiose). Imposant par l'aspect, l’étendue, la noblesse, l’élévation. N. m. Ce qui a ce caractère : le grandiose d'un spectacle. Ant. Médiocre, mesquin.
grandie sement \o-ze-man] adv. D’une manière grandiose.
grandir v. n. Devenir grand : enfant qui a grayidi très vite. \. a. Rendre ou faire paraître plus grand, plus gros : le microscope grandit les petits objets. Fig. : la peur grandit le péril. Donner de la grandeur morale ; l adversité grandit Louis X VI. Aldus, littér. ii grandira car il est Espagnol, vers burlesque de la Périchole, que chante Piquillo par une allusion plaisante aux grands d’Espagne. Ant. Atténuer, amoindrir, diminuer, rapetisser.
grandirostre [ros-tre] adj. (du lat. grandis, grand, et de rostrum, bec). Qui a un grand bec.
grandissant rdi-san]. eadj. Qui va croissant: pouvoir sans cesse grandissant.
grandissement [di-se-man] n. m. Action de devenir ou de rendre plus grand.
grandissime [di-si-me] adj. FaOT. Très grand; arriver au grandissime galop.
Grandisson [sir Charles), héros et titre d’un roman épistolaire de Richardson (1753) où l’auteur a voulu créer le type idéal d’un homme vertueux, qui obtiendrait l’admiration par son esprit, sa figure, son rang, ses talents, son élégance et les qualités qui constituent l’homme pieux et le bon citoyen.
Grandjean deFoUChy (Jean-Paul), astronome français, né à Paris (1707-1788); secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences (1743).
Grand— Jonction, canal d'Angleterre. Il réu* nit la Tamise au canal d’Oxford ; cours 145 kil.
Grand-Jouan, hameau de la Loire-Inférieure (comm. de Nozay) ; 100 h. Ecole pratique d’agriculture.
Grand-Lac-Salé (ville du) [en angl. Sait Lake City et primitivem. Great Sait Lake City], v. des Etats-Unis (Utah), à l’extrémité du Grand Lac Salé (6.110 kil. car. de superficie), auquel elle doit son nom ; 50.000 h., mormons pour la plupart. Céréales. filatures.
Grand-Leez, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur), sur l'Orneau ; 2.000 h. Coutellerie.
Grand-Lemps [lan] (Le), ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 24 kil. de La Tour-du-Pin ; 1.840 h. Filatures de soie. Ch. de f. P. L.-M. — Le cant. a 13 comm. et 11.400 h.
Grand-Liban (Etat du). Etat autonome do la Syrie, de mandat français, délimité par la Méditerranée, la Phénicie et la Palestine de mandat britannique, le Gouvernement de Damas et le Territoire des Alaouites. Superficie ; 10.860 kilom. carr., peuplés de 726.000 hab. [Libanais). Capit. Beyrouth. V. Liban.
Grand-Lieu (lac de), lac poissonneux, situé près de Nantes ; 7.000 hectares ; peu de profondeur. 11 est alimenté par les rivières Boulogne, Ognon et Tenu .
grand-li'vre n. m. Liste qui contient les noms de tous les créanciers de l’Etat, tous les éléments de la Dette publique, et qui a été imaginée par Canibon. lOn dit aussi et on écrit sans trait d'union : le qrand livre de la dette publique.) PI. des grands-Uvres. (En T. de comptabilité, l'expression grand livre, employée par opposition à celle de journal, s’écrit sans trait dWion. [’V. livre,'.)
Grand-Lucé (Le), ch.-l. de c. (Sarthe), arr. et à 24 kil. de Saint-Calais, au-dessus de la Veuve ; 1.960 h. Huiles. — Le cant. a 8 comm. et 8.590 h.
GRA
GRA
g^and’niamail n. f. Grand’mère, dans le langage des enfants. PI. des granU'mamans.
grand’mère n. f. La mère du père ou de la mère. PI. des grand'mires.Yieille femme. Conte de grand'mère, conte naïf.
Grandmesnil [grand-mé-niV] (Jean-Baptiste Fauchard de), comédien français, n. et m. à Paris (1737-1816). Il excellait dans les pièces de Molière.
grand’messe [mé-se] n. f. Messe chantée. PI. des grand'messes.
Grand Mogol (le), opérette bouffe en quatre actes, paroles de Chivot et Duru, musique d’Èd. Audran, partition aimable et pleine d'entrain (1877). C’est l'aventure d'une petite saltimbanque de Paris, qui débarque aux Indes et finit par épouser un des plus opulents rajahs de ces contrées. Citons dans la partition les chansons de Kéribi, du Fakir, du Chou et la Rose ; le duo Dans ce bau palais de Delhi, etc.
Grandmougin (Charles-Jean), poète et auteur dramatique français, né à 'Vesoul en 1850. Il a publié des recueils de vers de forme parnassienne, des drames en vers et des livrets d'opéras {le Tasse, Hilda, etc.).
grand-oncle n. m. Le frère du grand-pèi-e ou de la grand'mère. PI. des grands-oncles.
Grand-Orient, bâtiment situé à Paris, rue Cadet, et où se réunit le conseil suprême, dit Grand- Orient, de la franc-maçonnerie du rit français.
grandouln. m. Nom vulgaire de la gelinotte.
Grand-Ours (lac du) ou Grand Lac de l’Ours, situé dans l'Amérique anglaise (Canada) ; superf. 50.000 km. carr. Il s’écoule dans l'océan Glacial par le Mackenzie.
grand-papa n. m. Grand-père, dans le langage enfantin. PL des grands-papas.
grand-père n. m. Père du père ou de la mère. PI. des grands-pères.
Grandpré, ch.-l. de c. (Ardennesl, arr. et à 17 kil. de Vouziers, sur l’Aire et près d'un des défilés les plus importants de l’Argonne ; 1.030 h. Ch. de f. E. La prise de ce village par la 4® armée française (Gouraudl le 14 octobre 1918, à la fin de la bataille d’ensemble « de Champagne et d’Argonne « a permis de dégager le défilé de Grandpré et de réaliser Injonction des Français de Champagne avec la P' armée américaine. Ainsi fut achevée la délivrance de l’Argonne. Grandpré est à moitié détruit. — Le cant. a l9 comm., et 6.502 h.
Grandpré (Pauline del.femme auteur et philanthrope française, née près d'Aix vers 1815, fondatrice de VŒuvre des libérées de Saint-Lazare.
Grand-Pressigny (Le), ou Pressignyle-Grand, ch.-l. de e. (Indre-et-Loire), arr. et à 31 kil. de Loches ; 1.570 h. Ch. de f. Orl. Carrières. ^ Le cant. a 9 comm., et 8.060 h.
Grand-Qucvilly, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à B kil. de Rouen, non loin de la Seine ; 2.210 h. Ch. de f. Et. Filature.
Grandreng, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Thuin) ; 1.800 h. Carrières.
grand’rcpasse . n. f. Couverture de lit. de voyage, etc., marquée de dix barres. PI. des grand'repasses.
GrandricU, ch.-l. de c. (Lozère), arr. et à 31 kij. de Mende, au-dessus du Grandrieu ; 1.030 h. — Le cant. a 19 comm., et 6.500 h.
GrandriS, comm. du Rhône, arr. et à 27 kilde Yillefranche, près de l’Azergues ; 1.740 h. Ch. de f. P.-L.-M. Toiles.
Grand-Serre (Le), ch.-l. de c. (Drôme), arr. et à 46 kil. de 'Valence ; 1.380 h. Ch. de f. de la Drôme. Soie. — Le cant. a 12 comm., et 11.000 h.
Grands-Mulets, crête rocheuse sur les flancs du mont Blanc (à 3.050 m. d’altitude), sur le trajet de Chamonix au sommet.
Grandson OU GraUSOU) petite ville de Suisse (cant. de Vaud), sur le lac de Neuchâtel ; 1.800 h. Charles le Téméraire y fut vaincu par les Suisses, en 1476.
g^rands-parents n. m. pl. Le grand-père, la gi’and’mère, laïeul, l’aïeule, etc., le grand-oncle, la grand’tante.
Grands-Rapids, v. des Etats-Unis (Michigan\ sur la Grande Rivière ; 65.000 h. Minoteries, fonderies.
grand’tantô n. f. La sœur du grand-père ou de la grand’mère. Pl. des grand' tantes.
grand-teint n.m. Teinture de première qualité.
Grandvillars, comm. du territoire et à 14 kil. de Belfort, sur l’Allaine ; 2.070 h. Ch. de f. E. Tréfilerie. Apiculture.
Grandville (Jean-Ignace-Isidore), dessinateur français, né à Nancy, m. à Paris (1803-1847). Il a excellé à traduire, dans la représentation des figures d'animaux, les passions et les vices de l'humanité. 11 a illustré LaFontaine, Swift,
Cervantes, etc.
Grandvilliers [ii-e\,
ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 30 kil. de Beauvais; t.690h.
Ch. de f. N. Brosses, chandelles, machines agricoles.
— Le cant. a 23 comm., et
Grail6, comm. de la Drôme, arr. et à 36 kil. de Die, sur la Grenette, affl.
do la Drôme ; 1.570 h. Filature et moulinage de soie. Grandville
Granet[né] (François-
Marins), peintre français, né et m. à Aix ^1775-1849). Il s’est attaché aux effets de lumière, qu’il a rendus avec une netteté saisissante, surtout dans des scAnes et vues d’Italie.
grange n. f. (du lat. granum, grain). Bâtiment où l'on emmagasine les céréales en gerbes, la paille et le foin. Batteur en grange, ouvrier agricole qui bat le blé dans les granges.
Grangé (Pierre-Eugène Basté, dit Eugène), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1810- 1887), auquel on doit des vaudevilles, opéras-comiques. etc. : les Crochets du pire Martin, ta Mariée du mardi gras; la Consigne est de ronfler.
grangeaje \ja-je] n. m. CmU. anc. Affermage d'une terre au prix de la moitié de ses fruits.
grangée [jé] n. f. Contenu d'une grange pleine.
Coupe transversale d’une grange à fourrage.
granger [//], ère ou grangier \ji-é\, ère n. Dialect. Fermier, métayer. Personne qui rentre le blé en grange.
graugerie [rî] n. f. Syn. peu us. de métairie. Profession de granger.
Granges, comm. des Vosges, arr. et à 29 kil. de Saint-Dié, sur la Vologne ; 3.830 h. Ch. de f. E. Cretonnes.
Granges-de-Plornbières, comm. des Vosges, arr. et à IG kil. de Remiremont ; 1.200 h. Carrières. Granier de Cassagnac. v. cassagnao.
Granier (Jeanne), actrice française, née à Paris en 1852. Après avoir chanté l'opérette avec un très grand succès, elle abandonna le chant pour la comédie, où elle fit preuve de grand talent dans le répertoire de Donnay,Capus,Lavedan,etc.
granlfère adj.seditdu
calice de certaines fleurs, qui porte un grain ou granule.
graniforme adj. Qui a la forme et le volume d'un grain de blé.
Granique, petite riv.
de l'Asie Mineure ; victoire d'Alexandre sur Darius (334 av. J.-C.).
Granique{le Passage du), tableau de Ch. Le Brun
(Louvre) ; grande et intéressante .composition, qui fait partie des Batailles d'Alexandre. (V. p. 1005.)
granit [ni ou nid] n. m. (de l'ital. granito, qui a du grain). Miner. Roche primitive très dure, à coloration variée : colonne de granit rose. Fig. Cœur de granit, personne insensible, impitoyable. (Quelques-uns écrivent granité.)
— Encyi l. Le granit e.st une roche dure, de densité 2,63 à 2,75, d'origine ignée, composée essentiellement de feldspath, de quartz et de mica. Celui-ci est remplacé quelquefois par Tamphibole. Dans le granit le quartz est disposé en petites masses grises et vitreuses, le feldspath en cristaux blancs et rosés, le mica en paillettes brillantes. L'altération du granit donne une roche extrêmement meuble, qui est l'arène. Les nombreuses variétés de granit sont couramment employées dans la construction ; à Paris, on s'on sert pour les dallages et les bordures des trottoirs.
granitaïre [tè-re] adj. Qui est de la nature du granit.
granité adj. et n. m. Confis. Se dit d'une glace plus granulée et moins sucrée que les autres.
granité, e adj. Qui présente des grains comme le granit. N. m. Etoffe de laine à gros grains.
granitelle [L'-ie] n. m. (ital. granitello). Variété de granit à petits grains.
granitsr [té] v. a. Peindre de façon à imiter le granit : graniter des stucs.
gra.lliteux, eus© [teû, eu-ze] adj. Qui contient du granit : roche graniteuse.
granitier [ïï-é] n. m. ' Ouvrier q;.i travaille le granit.
granitique adj. De la nature du granit : sol granitique.
granitoïde [to-i-de] adj. Qui a l'apparence du gi’anit : stinLctxire granitoïde.
granivore adj. et n. (du lat. granum, grain^et vorare, manger). Qui se nourrit de graines : oiseaux granivores.
Granja (La), v. d'Espagne (prov. de Ségovic) ; 3.600 h., où se trouve le Palais royal de la Granja, résidence d’été des rois d'Espagne, construit, près de Ségovie, par Philippe V, sur le modèle de Versailles.
Grans, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 35 kil.
d’Aix, à la lisière de la Crau, s\ir la Touloubrc ; 1.770 h. Ch.
de f. P.-L.-M. Huileries.
Gran Sasso d’Italia,
sommet de l'Apennin (Abruzzes), point culminant de l'Italie péninsulaire ; 2.291 m.
Grant 'grand] (Francis), peintre anglais, né à Edimbourg, m. â Londres (1803- 1878): auteur estimé de chasses et de portraits.
Grant (Ulysses Simpson), général américain, né à Mount-Pleasant, m. à Mount-Mac-Gregor (1822-1883). Il rem|iorta de nombreux succès sur les Sudistes pendant la guerre de Sécession, et obligea Lee à capituler. Il fut président de l'Union de 1868 à 1876.
Grant '.lame Augustus), voyageur écossais, né et m. à Nairn (Ecosse) [1827-1892] ; il fit, avec Speke, un célèbre voyage d’exploration aux sources du Nil.
Grantham, v. d'Angleten-e (Lincoln), sur le Nitham ; 18.000 h. Eglise de Saint-Wulfram (xiu's.).
G*' Grant.
granulage n. m. Action de granulcr : le granulage de la poudre. Son résultat.
granulaire [lè-re] adj. Qui se compose de petits grains : roche granulaire.
granulateur n. m. Sorte de broyeur servant à granuler la poudre à canon.
granulation [si-on] n. f. Réduction en petits grains. Agglomération en petits grains. Lésion organique consistant en de petites tumeurs qui se forment sur les muqueuses ou à la surface des plaies. Granulations grises, productions tuberculeuses do la phtisie aiguë.
— Encvol. Les granulations grises sont d’orirfne tuberculeuse ; elles ont pour caractère essentiel de posséder des cellules géantes. Lorsque ces granulations sont confluentes, elles forment les tubercules proprement dits.
grauulatoire n, m. instrument qui sert à réduire les métaux en grenaille.
granule n. m. (du lat. granulum, petit grain). Petit grain, très petite pilule.
granulé, e adj. Qui présente des granulations. Teigne granulée, impétigo du cuir chevelu. Viande granulée, viande découpée en petits fragments, additionnée d’un peu de fibrine, et cuite à l’eau. (On le donne à certains oiseaux, comme les faisandeaux.)
granuler [lé] V. a. Mettre en granules : granuler du plomb.
granuleux, euse [m, eu-ze] adj. Divisé en petits grains ; terre granuleuse. Méd. Qui est composé de petits grains : tumeur granuleuse.
granulie [lî] n. f. Tuberculose généralisée à marche rapide : la granulie est généralement mortelle.
— Enctcl. La granulie est une tuberculose miliaire aiguë, à forme de fièvre typhoïde, qui se traduit anatomiquement par une généralisation de la tuberculose à tous les viscères, avec prédominance dans les poumons. Les symptômes sont ceux de la fièvre typhoïde, mais c’est surtout l’appareil respiratoire qui est en souffrance ; la durée est de cinq semaines environ ; la terminaison est la mort par asphyxie ou adynamie, ou la méningite.
granuliforme adj. En forme de granule, granulo-graisseux adj. Méd. Se dit d’une dégénérescence des éléments cellulaires, avec formation de granulations grasses.
granulome n. m. Nom de certaines tumeurs du larynx et du nez, de structure analogue à celle des polypes de ces organes.
granulose [lô-ze] n. f. Une des deux substances constitutives de l'amidon.
Grau'velle (Nicolas Perrenot de) , homme d’Etat, né à Ornans (Doubs), m. à Augsbourg (1468- 1350) ; ministre de Marguerite d’Autriche et de Charles-Quint. — Son fils, Antoine, né à Besançon, m. à Madrid (1317-1586), cardinal, archevêque de Malines, puis de Besançon, ministre de Charles-Quint et de Philippe II, fut adjoint à Marguerite d’Autriche dans le gouvernement des Pays-Bas, qu'il abandonna après le soulèvement des gueux (1563). Diplomate et administrateur éminent. On a publié ses Papiers d’Etat et sa Correspondance.
Granville, ch. i. de c.
(Manche), arr. d'Avranches ; port sur la Manche, à l’embouchure du Bosq. Ch. de f. Et., à 328 kil. de Paris ; 12.000 h.
[Granvillais). Exportation de primeurs. Grande pèche. Bains de mer (plage de sable). Patrie de Letourneur. — Le cant. a 8 comm., et 17.500 h.
Granville (George Leaveson Gower, comte), homme d'Etat anglais, né et m. à Londres (1815-1891). Il fut un des chefs du parti whig et, à plusieurs reprises, ministre des affaires étrangères, particulièrement en 1870 et en 1880.
grapette [pè-te] n. f. Truble sans manche pour pêcher Ta crevette.
graphie [fî] n. f. (du gr. graphê, action d’écrire). Suffixe signifiant description, dessin, etc., et qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots : cosmoGRAPHiE, péoGRAPHiE, etc.
graphie [fi] n. f. (même étymol. qu’à l’art, précéd.). Système d’écriture, emploi de signes déterminés pour exprimer les idées. (On dit aussi graphisme n. m.)
graphique adj. (de graphie). Se dit de tout ce qui a rapport à l’art de représenter les objets par des lignes ou des figures ; dessin graphique. Signes graphiques d'une langue, les caractères, l'écriture de cette langue. N. m. Géom. et sciences. Tracé linéaire do la marche d’un phénomène, d'une machine, etc. (Syn. de diagramme.) Tracé décrit par un appareil enregistreur. Dessin appliqué aux sciences.
— Encyol. Ch. de f. et tramw. Dans un graphique, le tracé horizontal représente les temps ; le tracé ver ical, les distances.
Supposons une voie ferrée de 6.666 mètres de long, parcourue dans les deux sens par des trains et à la vitesse uniforme de 40 kilomètres à l'heure. Le train 1 quitte la tète de ligne à l'heure ; il mettra 10 minutes pour parcourir les 6.666 mètres et arriver au terminus. Si un train 2 part du terminus, il mettra aussi 10 minutes pour franchir la distance totale, mais en chemin il croisera le train 1 au point A, où une voie d'évitement devra être établie. Poursuivant sa marche, le train 2 croisera en B le train 3, parti à l'heure 5 de la tête de ligne, puis en C le train 4, quittant la fête de ligne à l'heure 10.
Si. à l'heure 5, un train quitte le terminus, il croisera le train 1 en F, le train 3 en E, puis le train 4 en D, points où Ton devra établir des voies d’évitement. Par une simple lecture, l'ordonnée des distances donnera la distance de ces divers points à la tête de ligne. Ainsi, le croFsement des trains 1 et 2 se fera à 4.300 mètres de l'origine de la ligne.
En réalité, le tracé d'un graphique n'est pas aussi simple que semble l'indiquer l’exemple choisi.
graphiquement [Ae-man] adv. D'une manière graphique.
Cardinal Granvelle.
GRA
gr9.plliSIU6 ’fis-me] n. ni. Manière d’écrire les mots d'une langue.
graphitation [si-ou] n. f. Préparation industrielle du graphite, qui est basée sur la transformation du carbone amorphe en graphite à . la température d'un four électrique.
graphite n. m. (du gr. grapheùi, écrire). Minér. Carbone naturel presque pur. Syn. plombagine. Mine de plomb.
— Encycl. Le graphite est très tendre, sa densité varie entre 1,9 et 2,3 ; il est bon conducteur de l'électricité, et infusible au chalumeau. On l’emploie surtout dans la fabrication des crayons, et, après raffinage, pour la fabrication des creusets. L un d^es principaux gisements de graphite est celui de Ceylan ; on en trouve aussi en Sibérie, en Bohême, à Madagascar, etc. Le graphite artificiel (v. graphitation) sert à préparer des tubes et creusets ; à l'état de pureté, on l’emploie pour rendre conducteurs les moules galvanoplastiques, à préparer des électrodes, à fa fabrication des matières de lubrification, etc .
graphiter [té] v. a. Convertir en graphite, graphiteux, euse [teû, eu-ze] ou graphiticjue adj. Qui contient du graphite : roche graphiteuse.
graphitique adj. Se dit d’un acide obtenu par oxydation du graphite.
graphlum \fi-om'] n. m. (du gr. graphein, écrire). Antiq. Poinçon pour écrire sur les tablettes enduites de cire.
graphiure n. m. Genre de mammifères rongeurs, comprenant des loirs africains.
grapholithe n. m. Genre d’insectes lépidoptères, comprenant de petits papillons marqués de raies métalliques. (On en connaît plus de cent espèces européennes, dont les chenilles attaquent les graines, les bourgeons et les feuilles de toutes sortes d'arbres.)
graphologie ÿi] n. f. (du gr. graphé, écrire, et logos, traité). Art de reconnaître le caractère d’une personne d’après l’examen de son écriture.
— Encycl. La graphologie est fondée sur la relation qui existe entre le cerveau, siège de la pensée et de la volonté, et la main, qui matérialise et fixe le concept par l'écriture. La courbe exprime des sentiments calmes, paisibles et doux ; la ligne droite dénote la rigidité et l’absolutisme du caractère. L’angle traduira, suivant le cas, la fermeté et l’énergie, ou la dureté et l’entêtement. D’autres analogies entre la forme et l’étendue des lettres, la disposition des lignes, etc., sont interprétées dans le même esprit symbolique. Pour soumettre une écriture à un examen graphologique sérieux, il faut, autant que possible, opérer sur plusieurs spécimens appartenant à des époques diverses. Le portrait graphologique est la résultante de tous les signes déduits d’un autographe. Créée par l’Italien Baldo (1622), la graphologie a été cultivée par Cagliostro, l'abbé Michon, Crépieux-Jamin, etc.
grapholo gique adj. Qui concerne la graphologie : examen graphologique.
graphologue [lo-ghe\ adj. et n. Qui s'occupe de graphologie.
graphomanie [fo-ma-ni] n. f.
(du gr. graphein, écrire, et mania, folieU Besoin maladif d’écrire. (On dit aussi graphorrhée.)
graphomètre n. m. (du gr.
graphè , écriture . et metron, mesure). Instrument d'arpentage, sorte
Graphique.
graphométriqueadj.Relatifaugraphornè'tre.
graphophone n. m. (du gr. graphè, écriture, et phone, voix). Phonographe particulier, reproduisant, au moyen de cylindres, des chants, des morceaux d’orchestre, etc. V. phonographe.
graphorrhée [fo-ré] n. f. (du gr. graphein, écrire, et rhein, couler). Syn. de graphomanie.
grapignan n. m. Procureur. (Fam. et vx.)
Grappa (mont), petit massif montagneux des Alpes orientales, dans l’Italie continentale, au sud des Alpes Dolomitiques du Tyrol, entre Brenta etPiave, dominant de ses 1779 mètres la ville de Bassano et les pays bas vénitiens. Le mont Grappa fut pendant la Grande Guerre, après u l’éboulement de (îaporetto » (octobre 1917), le môle contre lequel vinrent battre sans succès les armées germano-autrichiennes de von Below et de Krobatin. Un peu plus lard, c’est des abords du mont urappa que partit, le 24 octobre 1918, l’offensive italienne couronnée le 30 octobre par la victoire de Vittorio tteneto.
grappage [gra-pa-je] n. m. Action, possibilité de grappiller.
grappe [gra-pe] n. f. (orig. germ.). Assemblage de fleurs ou de fruits soutenus par un axe commun, comme dans le raisin, la groseille, etc. (V. inflorescence et la planche plante.) Arrangement analogue : des grappes d'oignons, d'échalotes. CEufs de seiche. Clous dont on garnit les fers à cheval en temps de verglas. Vétér. Dermatose en foimie de mamelons tassés autour du paturon du cheval, du mulet. Fam. Mordre à la grappe, saisir avidement
GRA
une proposition. Fin de grappe, vin qui coule de la cuve ou du pressoir avant qu'on n'ait pressuré le raisin.
grappe n. f. (hoU. krap). Garance en poudre, destinée a la teinture.
grappeler [jra-pe-Ié] v. a. fPrend deux l devant une syllabe muette : je grappelle, tu g rappelleras.) Disposer en forme de grappe.
grappelle [pra-pè-ie] n. f. Nom vulgaire du grateron.
grapperie [gra-pe-rt] n. f. Ensemble des grappes. Proiluction des grappes. Serre à raisins.
grappier [gra-pi-é], ère adj. Qui produit des grappes : les yeux grappiers de la oigne. N, m. Qui cultive le raisin en serre (grapperie).
grappillage [gra-pi. Il mU.] n. m. Aetion de grapiller. 'V. glanage.
grappillard [gra-pi, il mil., ar] a. m. Celui qui a la manie de grappiller. (Peu us.)
grappiller [gra-pi, il mil., é] V. n. Cueillir ce qui reste de raisin dans une vigne, après la vendange. 'V. a. etn. Fig. Prendre de petites quantités. Faire de petits gains secrets, souvent peu légitimes. (Ou dit aussi grappillonner.)
grappilleur, euse [gra-pi, if mil., eu-ze] adj. et n. Qui grappille.
grappillou [gra-pi. Il mil.] n. m. Petite grappe. Partie d’une grappe.
grappin ^ra-pin] ou grapin n. m. (m. orig. que grappe). Petite ancre à plusieurs pointes recourbées. Crochet d’abordage, dont on pour accoster deux navires. Outil de fer, pour racler les impuretés du verre. Fer recourbé du ramoneur, pour racler la suie. Crochet qu’on se fixe aux pieds pour monter aux arbres. Fig. et fam. Jeter, mettre le grappin sur quelqu'un, se rendre maître de son esprit.
— Encycl. Mar. Le grappin est l’ancre des petites embarcations ; c'est aussi l’ancre à jet des bateaux de faible tonnage. Très maniable, facile à mouiller avec un youyou, il rend les plus grands services aux canots à vapeur et chaloupes. On mouille le grappin en le jetant à bout de bras à l’eau ; un cordage amarré sur son organeau permet de tii-er dessus et de se tenir au mouillage choisi.
grappiner [gra-pi-né] V. a. Accrocher avec un grappin.
grappineur [gra-2n-neur] n. m. Ouvrier qui grappine.
grappu [gra-pu], 6 adj. Chargé de grappes : treille grappue. N. m. Cépage rouge de la Dordogne, appelé aussi bouchalès et picardan noir.
grapse ou grapsus [suss] n. m. Genre de
servait
Grappin.
Le bon. J
y / ôu- ci on c.
Ecriture typographique : 1“ Grâce, culture d'esprit ; 2" Prétention, originalité, esprit d’imitation.
Ecriture simple : 1» Franchise, simplicité ; 2“ Candeur, droiture.
Ecriture claire : l» Clarté, ordre ; 2” Politesse.
Ecriture inégale :
2“ Agitation,
l" Sensibilité, indécision* activité de l’esprit.
Ecriture petite : 1® Minutie, tinesse;
2® Etroitesse d’esprit, gaieté, ruse, myopie.
Ecriture ordonnée : l® Ordre, clarté ; 2® Loyauté, politesse, minutie.
Ecriture grande :
1® Imagination, ambition, générosité ; 2® Orgueil, colère.
Ecriture filiforme
1® Habileté, ruse, fausseté ; 2® Précipitation, mollesse, paresse.
iwoM t'tx\^X/\jt.v
Eernture compliquée : 1® Mancpie de {précision, mauvaise foi ; 2® Folie.
Ecriture verticale : 1® Energie, réserve, froideur 2® Egoïsme, sentimentalité faible.
EeHture descendante : Nalure craintive; 2“ Mélancolie, inquiétude.
Ecriture espacée : 1° Clarté, générosité ; 2“ Amour du confortable.
Ecriture angulaire : 1“ Energie, fermeté ; 2“ Entêtement, dureté.
Grapliomètre.
d’équerre d’ arpenteur, pour mesurer les angles dans le lever des plans.
— Encycl. Le graphomètre se compose d’un demi-cercle de cuivre {limbe) divisé dans les deux sens, comme un rapporteur, en 180 degrés subdivisés en demi-degrés, et souvent muni d'un vernier. Il porte deux règles ( alidades ) recourbées à angle droit à leurs extrémités ; ces extrémités sont percées de fenêtres rectangulaires (pinnules'', dans lesquelles un fil très fin est tendu longitudinalement, ce qui le rend perpendiculaire au plan du limbe. L'une des alidades est fixe, et sa ligne de visée correspond à la ligne de foi du rap porteur ; l'autre alidade est mobile, et peut tourner autour .du centre du limbe, et de façon que son plan de visée puisse faire un angle quelconque avefc celui de l’alidade fixe. Le limbe est porté par une tige terminée par une sphère s'engageant entre deux coquilles, dont l'une est mobile et peut se desserrer à l’aide d’une vis ; la coquille fixe se termine par une douille qui peut être emmanchée sur une tige placée au sommet d'un pied à trois branches.
Ecriture ornée : 1° Prétention, vanité ; 2» Coquetterie, insignifiance, sens esthétique.
Ecriture surélevée : 1“ Orgueil, vanité, présomption, confiance en soi.
Ecriture liée : 1® Activité naturelle, culture d’esprit; Ecriture confuse : 1® Confusion, imagination Ecriture lâchée : V Paresse, désordre, 2® Suite dans les idées, précipitation. déréglée; 2® Folie, désordre. découragement; 2® Fatigue, irrésolution.
* Aff * I f f ^ •’Vl.
Ecriture pâteuse : 1“ Matérialisme, sensualité; 2” Prétention.
Ecriture arrondie : i» Douceur, paresse, Ecriture égale : 1» Constance, imagination; 2” Mollesse, lâcheté. ordre; 2” Droiture.
'/UÛlr- 0
Ecriture montante : 1® Ardeur, ambition, Ecriture viclinée : 1* Tendresse ; 2® Faiblesse, Eenture rapide : 1® Activité, culture activité; 2® Bonne humeur. susceptibilité, désir d’élre approuvé. d’esprit; 2® Vivacité, ardeur, colère.
£crif«re désordonnée : 1® Désordre, inexactitude ; Ecriture légère : 1® Délicatesse ; 2® Sensibilité, Eenture calligraphique : 1® Insi-
2® Négligence, étourderie, faiblesse, nature maladive. guifiance; 2® Amour du convenir
GRÂ
GRA
Avignon (iSW-lOOl), un auteur des épopées H
crustacés décapodes, comprenant des crabes des mers chaudes.
graptodère n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, comprenant de grandes altises bronzées, dont on connait de nombreuses espèces. (Sept ou huit liabitent la France ; la f/raptodère des potagers attaque toutes sortes de plantes.)
gras, grasse [gra, gra-se] adj. (lat. crassus). De la nature de la graisse : le beurre est un corps gras. Qui a beaucoup de graisse ; un porc gras. Sali, imbu de graisse : chapeau gras. Fait avec de la viande ; bouillon gras. Jours gras, ceux pendant lesquels l'Eglise catholique permet de manger de la viande ; spécialem., les trois derniers jours de carnaval. Terre grasse, argileuse et fertile. Gras pâturages, où l'herbe est abondante. Plante grasse, à feuilles épaisses et charnues ; l’aloès est une plante grasse. Dormir la grasse matinée, se lever fort tard. Toux grasse, toux accompagnée d’expectorations abondantes. Chim. Corps gras, substances neutres comprenant les huiles, beurres, graisses, suifs, cires. (V. GRAISSE.) N. m. Partie grasse d’une viande. Faire gras, manger de la viande. Gras de la jambe, mollet. Techn. Avoir du gras, avoir des dimensions plus fortes q^u'il n'est nécessaire. Fig.
Graveleux : cause grasse.
Adv. D'une manière grasse.
Parler gras, grasseyer. Dire des grossièretés. Pop. H y a gras, il y a beaucoup a gagner. Akt. Maigre, décharné, étique.
Gras (Basile), général français d’artillerie, né à Saint - Amans - de - Pellagal (Tarn -et- Garonne), m. à Chablis (1836-1901); inventeur du fusil modèle I8T4 ou fusil Gras.
Gras (Félix), poète pro- F- Gras-
vençal, romancier et conteur, né à Malemort, in. à des fondateurs du félibrige ;
Carbounié et Toloza.
gras-cuit adj. Se dit du pain qui n’est pas levé, qui est pâteux faute de cuisson.
gras- double n. m. Membrane comestible de l’estomac du bœuf. PI. des gras-doubles.
— Excycl. Art culin. Quand le gras-double est lavé abondamment, à l'eau bouillante, puis à l’eau claire, et qu’il a trempé quelques heures dans de l’eau fraîche fréquemment renouvelée, on le fait bouillir à l’eau assaisonnée et, pour qu'il reste blanc, on ajoute à cette eau un peu de farine. On prépare le grasdouble de différentes façons : gras-doubt <. à la sauce blanche, avec assaisonnement de câpres, de cornichons, etc. ; gras-double lyonnaise, sauté à la poêle dans, un mélange de beurre et d’huile où l’on a fait dorer quelques oignons coupés en tranches ; on saupoudre d'une persillade, et Ton arrose d'un jus de citron, avant de servir.
■y. TRIPE.
gras-fondu adj. m. Atteint de gras-fondure. N. m.
(abusiv.). Gras-fondure.
gras-fondure n. f. inflainmation du bas-ventre des chevaux.
Grasse, ch.-l. d'an-. (Alpes-Maritimes), à 40 kil. de Nice; 19. 00 h. (Grassois).
Ch. de f. P.-L.-M. Culture de fleurs ; fabriques d’essences pour la parfumerie. Patrie de Fragonard, d’Isnard. — L’arr. a9 cant.,
61 comm., 111.610 h. ; le cant. a 3 comm., et 20.920 h.
Grasse (François-Joseph-Paul, comte de), marin français, né au Bar (Provence). m.à Paris (1722- 1788) ; lieutenant général des armées navales pendant la guerre de Tlndé- ’endanee des Etats-Unis, grassement [gra-seman ] adv. Confortablement : vivre grassement.
Généreusement : payer grassement.
grasserie [gra-se-rl] n. f. fde gras). Maladie des
vers à soie, caractérisée par un gonflement anormal des anneaux, sous Tiniluenoe de mauvaises conditions hygiéniques (feuilles mouillées).
grasset, ette [gm-sè, è-te] adj. Un peu gras, grasset [gra-sé] n. m. Région du membre postérieur des solipèdes, qui a pour base la rotule et les parties molles environnantes. (’V. la planche CHEVAL.) Boucher. Maniement du bœuf, situé dans le pU formé par le membre postérieur et l'abdomen.
Grasset 'gra-sè] (Eugène), peintre et décorateur français, n ■ à Lausanne, m. â Sceaux fl846-1917). 11 a remarquablement illustré les Quatre fils Aymon.
Armes de Grasse.
Eug. Grasset. h' Grasset.
Grasset (Josephl, médecin français, né et m. à Montpellier (1849-1918;. Représentant éminent de Técole spiritualiste de Montpellier, il s’est surtout occupé des maladies du système nerveux.
graSSette [(/rfl-sé-fe) n. f. Genre de plantes, famille des utriculariées.
— Encycl. Les grassettes sont des plantes vivaces, dont on connait une douzaine d’espèces, des régions marécageuses de l’Europe et de l'Amérique duNord. La grfls.seUe co»!
niune passe pour vulnéraire.
grasseyement ' gra-s'e-
ie-man] n. m. Prononciation d'une personne qui grasseye :
le grasseyement est commun à Paris.
grasseyer [grn-sé-ié] v.
n. (Prend un i après T?/ aux deux prem. pers. pl. de Timp, de Tind. et du prés, du subj. ; nous grasseyions, que vous grasseyiez, et conserve partout i'y.) Prononcer de la gorge la lettre r.
grasseyeur, euse [gra-sê-ieur, eu-ze] n. Personne qui grasseye.
GraSSot [ÿ?'a-,S0] (Paul- Louis-Augustej. acteur français, né et m. à Paris (1800- 1860). Son jeu excentrique, sa voix enrouée et sa pantomime bouffonneenfirentuhde.scomiqueslesplusapplaudisde Paris.
grassouillet, ett3 Igra-sou, il mil., é, è-£e]adj. Potelé : enfant grassouillet.
grat f gra] n. m. Endroit d'une basse-cour, où la volaille a gratté.
gratairon [té] n. m.
En Savoie, fromage de chèvre, qui durcit très vite.
^ateron n. m. fpour gleteron). Nom vulgaire de quelques espèces de caillelait et de diverses plantes accrochantes. Débris végétaux souillant la laine des toisons.
gratia Dei n. f. (m.
lat. signif. grâce de Dieu).
Nom donné à quelques plantes réputées fébrifuges, commc\a.gratioleof/ieinale.
graticulation
culer un dessin.
graticule n. m.
graticuler.
Grassette : a, fleur.
Grasset.
[si-on] n. f. Action de grati- (ital. graticola). Châssis pour
graticuler
tager un dessin
tloimaie ae Graficn.
[lé] V. a. (ital. graiicolare). Parcn carrés que Ton reproduit en nolnbre égal, mais de dimensions plus faibles, sur le graticule.
Gratien \si-în] (saint!, martyr en Picardie vers Tan 287. Fête le 23 octobre.
Gratien (Flavius), né à Sirmium en 3o9, fils de ■Valentinien pr. empereur romain de 375 à .383. Empereur d'Occident avec son frère Valentinien II; devenu empereur d'Orient, il s’adjoignit Théodose. Il fit enlever du sénat la statue de la Victoire, devenue le symbole du paganisme. Tué dans la révolte de Maxime.
Gratien, moine italien du xii® siècle, auteur d’une compilation connue sous le nom de Décret et qui est le premier recueil méthodique des Décrétales des papes.
graticnne psi-é-ne] n. f. Toile de lin de Bretagne.
gratification [si-o?t] n. f. Libéralité faite à quelqu'un en sus de ce qui lui est dû : recevoir une gratificaiion.
gratifier [^-é] v. a. (lat. gratifteare; de gratus, agréable, et facere, faire. — Se conj. comme piuer.) Accorder une récompense, une faveur.
gratin n. m. (de gratter). Partie de certains mets, qui reste attachée au fond du poêlon. Manière d'apprêter certains mets, en les couvrant avec de la chapelure de pain et en les faisant cuire entre deux feux : sole au gratin.
Mets ainsi préparé. Arg. Tape.
Arg. boulevard. Classe des élégants : société choisie.
gratiner [né] v. a. Faire cuire de manière à former du gratin : gratine/- du macaroni.