‹ La̕rt italienChapitre 29 sur 58 · A MILAN · texte numérisé non relu

A MILAN

près Milan. Là, il étudiait plus tranquillement, sans être interrompu par les visites et les soins de son académie. Dans le séjour de plusieurs années qu'il y fît, à diverses reprises, il composa la plupart de ses ouvrages. Là, il étudiait de préférence les sciences éternelles, que ne pouvait lui enlever l'instabilité des événements, la philosophie et les mathématiques. La mécanique, qu'il appelait le paradis des sciences , la physique et l'optique lui remplacèrent ses œuvres d'art, qu'il ne pouvait achever ou qu'il vit détruire lors de l'invasion. Là, le voisinage du fleuve lui fit concevoir le grand travail du canal de la Martesane, qui devait porter les eaux de TAdda à Milan, et qu'il revint terminer plusieurs années après, sous la domination française. Là, en 4510, lorsqu'il n'avait plus d'entreprise, à la veille de la ligue de Cambrai, qui allait l'éloigner une seconde fois de la Lombardie, il se consolait de sa vie incertaine par l'étude simultanée de l'architecture, del'anatomie, de l'algèbre, de l'astronomie et la lecture du Dante. Là , il peignit son portrait sur le revers d'une fenêtre, et on le voyait encore lorsque lesMelzi vendirent cette maison de campagne.

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