‹ La̕rt italienChapitre 43 sur 58 · S72 LA RÉGÉNÉRATION DB L*ART · texte numérisé non relu

S72 LA RÉGÉNÉRATION DB L*ART

suite pour l'Italie que le nerf de la France Taurait sauvée de Tabime des niauTaises subtilités, de la sensualité rafflnée où elle se précipita par l'art jésuite. Et la France, au lieu d'avoir de plus en plus un art sec, abstrait, sans entrailles, y aurait gagné un sentiment plus tendre de la nature inférieure, c'estè-dire qu'elle aurait commencé un art populaire.

En effet le peuple ne se prendra aux arts du dessin que quand il y sentira une intention secourable. Ce n'est point de l'étonner, ni de l'enseigner de haut, mais de lui parler avec tant de sincérité qu'il se reconnaisse meilleur.

Je ne parle point ici d'un artiste idéal. Nos grands artistes ont eu ces pressentiments; M. Gros, par sa sensibilité magnanime, si bien empreinte dans la Bataille d'Eylau et les Pestiférés de Jaffa ; Prud'hon, un vrai flls du Corrége, qui donna à la reproduction de l'antique, dans une suite de fantaisies charmantes, la grâce profonde et l'exquise tendresse qui vint de son cœur;etGéricault, qui commença la nouvelle peinture héroïque, mais de découragement il se suicida lentement.

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