SILVANUS
ont , comme les segments thoraciques, un ou deux poils tins de chaque côté, et le dernier segment est parsemé de poils semblables. De très-petits poils raides, servant sans doute à la progression, s’observent tant sur le dos que sur la face ventrale.
Stigmates au nombre de neuf paires, la première très-près du bord antérieur du mésothorax, les autres aux deux cinquièmes antérieurs des huit premiers segments abdominaux.
Pattes longues, débordant de beaucoup le corps, de cinq pièces y compris un ongle long et peu arqué ; trochanters courts, cuisses et tibias d’égale longueur, hérissés de soies courtes, raides, ciliformes.
Le Silvanus advena ayant une physionomie différente de celle des autres Silvaniis, j’étais depuis longtemps désireux de voir s’il en était de même delà larve. Mon excellent ami M. Abeille de Perrin, dont j’ai eu le plaisir de recevoir la visite, m’ayant dit qu’il obtenait abondamment cet insecte d’un fruit chinois très -sucré et nommé het-chi,]e l’ai prié de m’en procurer et il a mis le plus grand empressement à satisfaire à mon désir. J’ai donc pu, grâce à son obligeance dont je le remercie, observer la larve qui piquait ma curiosité, mais on a pu voir, par la description qui précède, qu’il serait bien facile de la confondre avec celle du S. unidentalus. Je ne trouve, pour les distinguer, que trois caractères assez peu tranchés : le troisième article des antennes est plus renflé, plus ellipsoïdal, non oblique en dedans vers l’extrémité, le quatrième est plus court et les palpes maxillaires sont plus longs et ont leurs articles plus inégaux. A cela près, je ne vois pas d’autre différence qu’une taille un peu plus petite et peut-être un peu moins d’agilité.
La larve de V Advena vit à la surface des fruits précités, ou entre leur pulpe et le noyau, en compagnie de la larve du Silvanus frumentarius qui est plus grande, plus semblable encore à celle de Yunidentatus et fasciée de brunâtre, et en compagnie aussi d’une chenille qui m’a donné la Tinea granella. Les fruits qui ont été attaqués par cette chenille et qui recèlent ses déjections, ont habituellement des larves de Silvanus , mais j’ai trouvé aussi de ces dernières dans des fruits qui n’avaient pas eu des chenilles. Ils présentaient, il est vrai, des excréments souvent en abondance, mais d’une autre nature, beaucoup plus petits, comme de petits grains elliptiques et qui semblaient provenir des larves de Silvanus. Je persiste néanmoins à considérer comme la plus probable l’opinion que j’ai exprimée dans VHistoire des Insectes du Pin, c’e^t-à-dire que ces larves vivent des déjections d’autres larves.
La métamorphose s’opère aux lieux mêmes où a vécu la larve.
Elle ressemble entièrement à celle du S. unidentatus que j’ai décrite.
Tclmatopliiliis bi'evicollia Aubé.
Fig. K4-Si8.
LARVE
Long. 3 1/2 millim. Hexapode, blanche, ou d’un blanc légèrement jaunâtre, presque glabre, assez ferme, cylindrique, un peu incurvée antérieurement lorsqu’elle est libre, terminée par deux crochets relevés.
Tête assez bien détachée, elliptique, lisse, luisante, roussâtre, subcornée, assez convexe, munie de quelques très-petits poils et marquée sur le devant du front de deux fossettes écartées.
Épistome transversal, aussi long que le labre, ayant ordinairement un point noir à ses angles postérieurs. Labre semi-discoïdal, cilié de roussâtre.
Mandibules d’un testacé jaunâtre avec la pointe noire, larges quand on les examine en dessus, et, vues de côté, triangulaires, pointues et simples à l’extrémité.
Mâchoires libres, convexes, assez robustes, leur lobe assez grêle, subcylindrique, ne dépassant guère le deuxième article des palpes maxillaires; ceux-ci courts, de trois articles égaux.
Menton carré; lèvre inférieure courte, transversale, prolongée au milieu en une toute petite languette et surmontée de deux palpes labiaux courts, de deux articles, ne dépassant pas les lobes maxillaires.
Antennes assez épaisses, courtes, ne paraissant rétractiles qu’à leur base, de quatre articles dont le troisième à peine plus long que le précédent, le quatrième plus court, grêle, surmonté d’un poil court et de deux ou trois autres à peine visibles et accompagné d’un article supplémentaire moins long que lui, pointu et visible seulement quand on observe la larve de côté, parce qu’il est placé en dessous.
Sur chaque joue, en arrière de la base des antennes, un ocelle noir, luisant, convexe, en ellipse transversale et bien apparent.
Pro^/iorax plus grand que les deux autres segments thoraciques, lesquels le sont un peu plus que les segments abdominaux ; mésolhorax et surtout métathorax ayant sur le dos les vestiges de deux ampoules dilatables et sur les côtés un bourrelet obsolète.
CÜCU.IinES. - TF.r.MVTOPHILUS 69
Abdomen de neuf segments, les huit premiers ayant sur les flancs un bourrelet formé d’une double série de mamelons, sur le dos un pli médian transversal peu apparent, avec les vestiges d’un ampoule dilatable près du bourrelet, et en dessous deux plis longitudinaux. Dernier segment d’abord horizontal, puis brusquement déclive et muni, au sommet de la déclivité, de deux crochets cornés, blancs à la base, puis ferrugineux, arqués en haut, relevés, presque verticaux. Au bas de la déclivité se trouve le mamelon anal qui termine le segment et s’appuie sur le plan de position.
Le microscope montre quelques rares poils courts, raides et d’autres trèspetits tant sur les côtés que sur le dos et sur la région ventrale, ainsi qu’à la face postérieure du dernier segment. Il permet en outre de constater que la surface dorsale est couverte, du moins en grande partie, d’aspérités trèsfines et très-serrées, dirigées en arrière ; mais la face ventrale paraît entièrement lisse.
Stigmates au nombre de neuf paires ; la première, un peu plus grande et un peu plus inférieure que les autres, située près du bord antérieur du mésothorax, les suivantes vers le tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux.
Pattes robustes, mais très-courtes ; trochanters à peine visibles ; cuisses sensiblement plus longues que les tibias, ayant deux longues soies en dessous, près de l’extrémité, et sur le reste de leur surface quelques soies courtes et fines ; tibias munis de soies semblables, sauf deux inférieures plus fortes et spinuliformes ; ongle petit, assez crochu.
Cette larve se développe dans les graines du Sparganium ramosum qui sont, comme on le sait, réunies et serrées l’une contre l’autre en un capitule sphérique. Elle en consomme la substance et elle est, dès lors, franchement phytophage ou plutôt carpophage. Une seule graine ne lui suffit pas, et la nécessité où elle est de passer dans une graine voisine fait qu’on la découvre assez facilement, du moins en juillet. En égrenant le capitule avec précaution, on aperçoit des graines percées d’un trou rond et très-net ; elles sont quelquefois vides, mais alors on remarque que celle qui lui était adossée est percée d’un trou semblable, et si on l’ouvre, on y trouve presque toujours une larve ; souvent même on constate que la partie postérieure de la larve est engagée dans une graine et la partie antérieure dans sa voisine. C’est aussi dans l’intérieur d’une graine que s’opère la métamorphose en nymphe; mais cette graine est ordinairement percée d’outre en outre, afin de faciliter la sortie de l’insecte parfait.
IVRVES DE COLÉOPTÈKES
NYMPHE
La nymphe présente les caractères suivants : antennes épineuses; de tout petits tubercules sétigères près du bord antérieur du prothorax, sur les côtés, au milieu, près du bord postérieur, et un à chaque angle postérieur, avec un autre voisin ; un sur chaque genou, un autre un peu plus saillant sur les deux côtés de chaque segment abdominal, et une série transversale sur le dos de chacun de ces segments ; le dernier terminé par deux crochets subcornés et roussâtres, arqués en haut, relevés, presque verticaux, semblables à ceux de la larve, mais moins foncés.
Les larves des genres compris dans le dernier catalogue de M. de Marseul, sous le nom de Cucujidce, présentent des dissemblances telles qu’il serait bien difficile, pour ne pas dire impossible, de les grouper, avec des caractères communs, dans une même famille. Nulle part ailleurs on ne trouve, queje sache, des larves aussi déprimées que celles du Prostomis, des Cucujiis, des Pediacus, des Dendrophagus, des Brontes, si bien faites pour ramper sous les écorces ; or, ces larves, sous les apparences d’une parenté très-rapprochée, cachent, sauf les deux dernières, des divergences assez sensibles. La première, qui a de commun avec celles des Læmophlæus la soudure intime des supports des mâchoires et du menton, s’éloigne de toutes par l’étrange dilatation de la tête, l’absence d’ocelles, le rétrécissement de la partie thoracique, la brièveté des antennes et des pattes, l’échancrure et les granulations du dernier segment ; les secondes s’isolent par la petitesse du quatrième article des antennes, par l’exiguïté du pénultième segment et les grandes dimensions du dernier, et peut-être par d’autres caractères que je ne puis apprécier, ne connaissant pas ces sortes de larves ; les troisièmes se font remarquer, au contraire, par la longueur insolite de l’avant-dernier segment et la forme du dernier ; les deux autres, tellement voisines qu’elles semblent appartenir au même genre, présentent deux caractères dont je ne connais pas d’autre exemple, c’est-à-dire des stigmates abdominaux débouchant près des angles postérieurs des segments, ou à ses angles mêmes, et neuvième segment abdominal rudimentaire portant des appendices qui ont l’air de se trouver sur le huitième, de sorte que ces larves paraissent n’avoir que onze segments sans la tête, au lieu de douze.
Si nous poursuivons cette comparaison, nous trouvons celles des Læmo-
CUCUJIDES
phiœiis qui, par les dimensions relatives des deux derniers segments, se rapprochent de celles des Pediacus, mais qui s’en éloignent par leur corps moins déprimé et moins linéaire, par leurs antennes et leurs pattes plus courtes et surtout par la soudure des mâchoires et du menton. Viennent ensuite les larves des Silvanus que la forme, l’aplatissement du corps et l’agilité, la longueur des antennes et des pattes et leurs mâchoires libres et coudées associent à celles des Brontes, et qui s’en écartent par des caractères à proprement parler génériques, tels que la petitesse du dernier article des antennes, un nombre moindre d’ocelles, la position des stigmates et l’absence de tout appendice au huitième segment abdominal.
La larve du Lathropus me semble un peu dépaysée au milieu des précédentes. La forme de son corps et les deux crochets qui le terminent, les organes de la bouche, les antennes, les ocelles me porteraient à la rapprocher de celles des Cryptophagus.
Quant à la larve du Telmatophilus, elle n’a fait que justifier mon étonnement de voir ce genre associé au Oucujides. J’aimerais mieux assurément, et sa larve serait loin de s’y opposer, qu’on le réunît aux Cryptophagides ; mais je n’ai pas d’objection à faire au parti qu’a pris J. Duval de constituer la famille des Telmatophilides, placée entre les Cryptophagides et les Mycétophagides et comprenant les genres Psammæctis, Telmatophilus, Byturus, Diplocælus et Biphyllus.
En résumé, si j’étais chargé de grouper les larves qui précèdent, je formerais une division spéciale pour celle du Prostomis, imitant en cela J. Duval, qui a élevé au rang de famille les Passandrides, lesquels, d’après Erichson, ne constituaient qu’un groupe des Cucujides; je réunirais celles des DendrDphagus, de& Brontes, des Pediacus, des Silvanus (l), toutes également déprimées, agiles, à mâchoires libres, à longues pattes et longues antennes, et sans me prononcer, pour le moment, sur les larves de Cucujus, je ferais une coupe à part pour celles des Læmophlæus, assez peu déprimées, un peu elliptiques à l’abdomen, à antennes et pattes courtes, à mâchoires soudées, et de plus très-lourdes et presque inertes ; je chercherais une autre place pour la larve du Lathropus, et j’adopterais pour celles du Telmatophilus l’idée de J. Duval.
A l’occasion des larves de la famille des Cucujides dont j’ai parlé dans l’Histoire des Insectes du Pin, j’ai dit mon opinion, justifiée, du reste, par des observations directes, sur leur genre de vie parfaitement en opposi-
(1) Je m'étonne que J. Duval ait mis ces derniers dans les Cryptoplmgides.
lion avec les noms de Dôndrophagiis et de Læmophlæus, et j’ai affirmé qu’elles se développent ou aux dépens d’autres larves, ou en tirant part de leurs résidus. Celles des Læmophlceus, en particulier, comme tant d’autres dont j’ai le premier signalé les habitudes, semblent inféodées à certaines espèces xylophages. Ainsi, la larve du L. Dufoiirii vit avec celles des Crypturgus pusillus et cinereiis; celles des L. testaceiis et bimaculahis avec celles de divers Dryocætes (vülosus. capronatusj ; celle du L. ater avec celles du Phlæophthorux spartii et du Dryocætes coryli; celle du L. hypobori avec celles de VHypoborus ficus, qui attirent aussi les L. testacens et ater; celle du L. clematidis avec celles du Bostrichus bispinus.
Les larves des Silvaniis sont moins exclusives ; celle du S. unidentatus comme celle du Brontes, se trouvent sous presque toutes les écorces où existent des détritus ; celle du S. bidentatus vit sous l’écorce du chêne, et l’on a observé celle du S. frumentariiis dans le blé, le riz, les farines, les figues sèches et probablement ailleurs. Elles y profitent, à mon avis, des déjections et des dépouilles laissées par d’autres larves carpophages, et attaquent peut-être ces larves elles-mêmes, ou bien des Acarus, des Podures, des Psoques qui infestent tant de substances mal conservées. 11 reste encore bien des faits à recueillir sur les autres Læmophlæus et Silvamis, sur les Ærapküus, etc.; mais je présume qu’ils confirmeront ceux qui ont été observés déjà.
Quant aux larves de Telmatophilus, je les crois exclusivement carpophages, et j’oserais affirmer que celles des espèces connues se nourrissent des graines des Sparganium et des Typha, plantes aquatiques sur lesquelles on les trouve.
CRYPTOPHAGIDES
Ctryptopkag'UAi deiitatus Herbst,
J’ai trouvé plus d’une fois la larve de cette espèce sous l'écorce du Châtaignier avec celles du Dryocœtus vülosus dont elle consomme les déjections. Je n’en donnerai pas ici le signalement, parce que je l’ai décrite dans les Annal es de la Société entoniologique, 1862, p. 192, en l’attribuant
CRYPTOPH\(;rDES. — 4NTHER0PHAGÜS
par erreur kï’acutanyuhis. Je renvoie seulement, pour quelques additions et rectifications, aux indications qui suivent la description de la larve ci-après.
Aiitheropliag;us (Cryptophag;us) sllaceus Herbst.
LARVE
Long., 6-7 millim. Hexapode, blanche, charnue, mais un peu ferme, subdéprimée, presque linéaire, plus atténuée en arrière qu’en avant, et terminée par deux crochets.
Tête transversale, arrondie sur les côtés, marquée sur le front de deux fossettes arquées.
Êpistome et labre soudés avec le front ou ne s’en distinguant pas nettement par des sutures transversales; ce dernier cilié de quelques petites soies.
Mandibules ferrugineuses avec l’extrémité noire, crochues, acérées, montrant une dent sur la tranche interne en arrière du sommet.
Mâchoires ne descendant guère au delà de la moitié de la tête, coudées presque à angle droit avec leur support, leur lobe assez grand, un peu arqué en dedans, terminé par de petites soies spinuliformes qui constituent une sorte de petit bec. Palpes maxillaires ne débordant guère la tête, un peu arquées en dedans, de trois articles, le second plus court que chacun des deux autres et muni extérieurement d'un poil, le troisième ayant un poil en dedans et terminé par de très-petits cils.
Menton assez grand, subtransversal ; Lèvre inférieure courte, portant deux palpes labiaux courts, grêles et de deux articles égaux, et s’avançant un petit peu entre ces palpes en une languette arrondie.
iratenwes de quatre articles, le premier épais, semblable à un gros mamelon qui ferait partie de la tête: le second bien plus étroit et un peu plus long que le précédent dans lequel il est un peu rétractile ; le troisième subelliptique, presque aussi long que les deux autres ensemble, ayant en dedans deux petits poils ; le quatrième beaucoup plus grêle, sensiblement plus court, terminé par une soie courte et par trois ou quatre autres trèspetites. A son extrémité inférieure le troisième article est tronqué un peu obliquement, et sur cette troncature on aperçoit, en regardant de profil, un tout petit article supplémentaire à peine saillant.
Une très-forte loupe montre parfois sur chaque joue, tout près de la base
de l’antenne, un tubercule lisse très-peu ou point convexe, de la couleur du reste de la tête et simulant un ocelle.
Prothorax plus large et plus long que la tête et plus grand aussi que chacun des autres segments, plus étroit antérieurement qu’à la base, assez arrondi sur les côtés, marqué sur le milieu d’un sillon très-fin ; mésothorax et métathorax d’un tiers au moins plus courts que le précédent, plus arrondis latéralement.
Abdomen de neuf segments, les quatre premiers un peu plus courts que le métathorax, les quatre suivants s’allongeant progressivement, ces huit segments ayant en dessus, près des côtés, une fossette transversale, sur les flancs un bourrelet et en dessous des plis dessinant symétriquement des saillies luisantes qui servent à la progression. Neuvième ou dernier segment déclive, terminé par deux crochets coniques, relevés, à peine arqués, contigus à la base où ils sont à peine séparés par une fine rainure, puis divergents, presque de la couleur du corps sauf l’extrémité qui est d’un brun ferrugineux et paraît seule cornée.
Dessous de ce segment occupé dans sa moitié postérieure par un mamelon pseudopode susceptible de devenir très-saillant et terminé par deux petits lobes charnus entre lesquels est l’anus.
Le corps de cette larve paraît presque glabre ; la loupe cependant y montre quelques poils, mais au microscope on voit antérieurement des poils assez courts dirigés en avant, sur les côtés des poils assez longs mais inégaux, deux ou trois par segment, sur le dos des poils courts et raides en série transversale au tiers postérieur des segments, sur la face ventrale au moins deux longs poils dressés par chaque segment et parfois d’autres beaucoup plus courts et inclinés en arrière; les poils du dernier segment sont peu nombreux et longs. Les poils dont je viens de parler, à l’exception des plus longs, de ceux du devant de la tête et de ceux de la région ventrale, sont un peu spatulés.
Le derme de cette larve paraît, à une très-forte loupe, comme chagriné ; on constate, au microscope que, sur les flancs et en dessous, il est tout couvert de très-petites spinules excessivement serrées et inclinées en arrière.
Stigmates au nombre de neuf paires, la première, pas plus grande mais plus inférieure que les autres, très-près du bord antérieur du mésothorax, les autres au tiers ou à la moitié des huit premiers segments abdominaux.
Pattes médiocrement robustes, susceptibles de déborder un peu le
CRYPTOPHAGIDES. — ANTHEROPHAGÜS 75
corps, hérissées de quelques soies et formées de cinq pièces, une hanche, un trochanter, une cuisse et un tibia, ces deux derniers d’égale longueur ou à peu près, et un tarse représenté par un ongle long, médiocrement crochu, muni de deux soies à sa base inférieure. Ces pattes sont de la couleur du corps, sauf l’ongle dont la moitié apicale est cornée et ferrugineuse.
Dans le numéro 3 des Nouvelles et faits divers de V Abeille, novembre 1869, j’ai signalé la capture, dans les Pyrénées, d’un Aiitherophagus nigricornis accroché à une des antennes d’un Bombus montanus, et j’exprimais le soupçon que ce Coléoptère, destiné sans doute à pondre dans le nid de l’Hyménoptère, s’y faisait transporter par celui-ci. Dans le numéro 7, février 1870, j’ai publié une lettre de M. Édouard Bugnion, m’apprenant que les découvertes déjà faites et mentionnées par MM. lledtenbacher, Carus et Gerstoecher, confirmaient la présomption du développement des larves d’Antheropliagus dans les nids des Bourdons. Je soupirais depuis lors après une de ces larves, mais les Bourdons me tenaient rigueur, et je comptais peu sur eux d’ailleurs, n’ayant jamais pris ici un seul Anthero~ phagiis. Pourtant le silaceus trouvé à Sos par Bauduer, me donnait un peu d’espoir. Enfin, le 23 août 1 875, d’ami Gobert m’arriva porteur d’un volumineux nid de Bombus sylvarum, formé d’une masse de fines herbes et de mousses au milieu desquelles étaient des larves et beaucoup de coques contenant des nymphes de ce Mellifère. Nous secouâmes cette masse, et nous ne tardâmes pas à voir s’en dégager qqelques Antherophagus silaceus et un certain nombre de larves agiles et toutes frétillantes, appartenant certainement à cette espèce} ce que je n’hésite pas à affirmer, d’après leur taille et leur forme.
Un mois après je découvrais moi-même et je déterrais un beau nid de Bombus lapidarius; mais ici pas un brin d’herbe ou de mousse, et je ne trouvai, même, en fouillant le sol , d’autre étranger que des chenilles de Galleria colonella.
La larve de V Antherophagus silaceus a les plus grands rapports avec celles des Cryptophagus ; mais, pour les faire mieux ressortir, je dois rectifier et compléter les descriptions que j’ai données de trois de ces dernières larves : 1° (Soc. ent., 1852, p. 578) du Cryptophagus dentatus qui cs>\,Vimmixtus Pand., inédit; 2® (loc. cil., 1853, p. 633) du Paramecosoma abietis, qui est le Cryptoph. Perrisi Pand. inédit; 3« (loc. cit., 1862» p. 192) dn Cryptoph. acutangulus qui, d’après M. Pandellé, est \& dentatus. Dans ces descriptions j’ai considéré comme bien détachés l’épistome et le
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rUtVHS DR GOIÉOPTÈHES
labre, or, de même que dans la larve de YAntherophagus, ils sont à limites indécises et unis au front. J’ai de plus omis de signaler le petit article supplémentaire des antennes, et pourtant il existe très-évidemment, à la condition de regarder la larve de profil; il est deux fois à peu près moins épais et trois fois environ plus court que le quatrième article et il est placé sous celui-ci sur une troncature oblique du troisième article. J’ai parlé également d’une tache noirâtre placée sur chaque joue près de la base de l’antenne et couvrant un groupe d’ocelles ; or, tout bien considéré, il n’y a pas un groupe d’ocelles, mais un ocelle unique bien dessiné. Enfin, j’ai placé la première paire de stigmates près du bord postérieur du prothorax, tandis qu’un examen plus attentif ou mieux favorisé me l’a montrée près du bord antérieur du mésothorax.
Ces rectifications faites, la larve de Y Antherophagus n’est guère autre chose qu’une grande larve de Cryptophagus. Les différences consistent, en dehors de la taille, dans la petitesse extrême de l’article supplémentaire des antennes, dans l’absence sur les joues de la tache noire ocelligère et peut-être même de tout ocelle, car le petit tubercule ou plutôt espace hsse dont j’ai parlé est, comme ocelle, bien problématique; dans l’existence de poils spatulés, ces poils étant effilés dans les larves de Cryptophagua ; enfin dans les allures de cette larve qui est bien plus agile et, comme je l’ai dit, frétillante. Quant aux cils spinuliformes qui couvrent certaines parties du corps, ils existent aussi dans la plupart des larves de Cryptophagus quoique je n’en aie pas parlé. Je dis la plupart, car je n’ai pu en voir dans la larve du Cryptophagus lycoperdi qui, du reste, a quelques autres caractères distinctifs purement spécifiques.
Les larves des Antherophagus doivent remplir dans les nids de Bourdons le rôle que celles des Cryptophagus pubescens et scanicus jouent dans les nids des Guêpes. Je ne crois pas qu’elles mangent le miel approvisionné par ces Hyménoptères, ou qu’elles s’attaquent à leurs larves dont pas une seule ne m’a paru blessée; je suis convaincu qu’elles vivent des déjections des habitants et qu’elles sont, à proprement parler et uniquement, vidangeuses.
LATHRIDllDES. - LANGELÀ^iDlA 77
LATHRIDIIDES
Langrelaiidia anoi>litlialma âubè.
Fig. 59-61.
LARVE
Long. 2 1/2-3 1/2 millim,, hexapode, d’un blanc voussàtre, avec lalête un peu plus foncée, étroite, linéaire, très-faiblement coriace, assez peu convexe en dessus, moins en dessous, ti‘ès-peu velue, terminée par deux crochets médiocrement développés. '
Tête peu enchâssée dans le prothorax et aussi large que lui, plus large que longue, subconvexe, marquée de deux sillons formant une ellipse et munie de quelques poils sur les côtés.
Êpistome soudé avec le front; labre en demi-ellipse transversale, cilié de quatre soies assez longues.
Mandibules peu robustes, assez étroites, de longueur moyenne, ferrugineuses à la base, noires ensuite jusqu’au sommet qui, du moins dans l'une d’elles, est bifide.
Mâchoires longues, très-peu coudées, descendant jusqu’à la base de la tète; leur lobe subcylindrique, atteignant presque le niveau apical du second article des palpes maxillaires et surmonté de quelques soies assez longues. Palpes maxillaires assez longs, débordant la tète, un peu arqués en dedans, de trois articles, les deux premiers égaux, le troisième d’un tiers plus long et terminé par des cils extrêmement courts ; un petit poil à l’extrémité externe du second article.
Menton étroit, lèvre inférieure petite, dépourvue de languette apparente, surmontée des den-s. palpes labiaux courts et de deux articles égaux ne dépassant pas les lobes des mâchoires.
Antennes assez longues et non rétractiles, de quatre articles, le premier épais, sensiblement plus long que le second, le troisième deux fois environ aussi long que celui-ci, moins large à la base qu’au sommet oh il porte deux poils, surmonté, quand on l’examine latéralement, de deux articles bien séparés, à peu près de la longueur du second, mais beaucoup plus étroits, le supérieur, quatrième article ordinaire, muni à
l’extrémité d’un long poil et de deux ou trois très-courts, l’inférieur, ou
article supplémentaire, un peu plus grêle et glabre.
Ocelles complètement nuis.
Prothorax transversal, un peu arrondi sur les côtés, aussi long que les deux autres segments thoraciques réunis et comme eux ayant la bordure postérieure un peu plus pâle que le fond.
Abdomen de neuf segments, le premier de la grandeur du méta thorax, les suivants grandissant progressivement jusqu’au sixième, puis égaux; les huit premiers pourvus d’un petit bourrelet latéral et marqués de chaque côté de la ligne médiane, tant au dessus qu’en dessous et sur un espace fort limité, de plis à peine apparents indiquant les points où s’opèrent les dilatations propres à favoriser les mouvements ; mésothorax ou métatho • rax paraissant susceptibles de dilatations semblables sur leur face dorsale seulement. Dernier segment se rétrécissant, en s’arrondissant, d’avant en arrière, échancré postérieurement, terminé par deux crochets de médiocre longueur, un peu relevés, modérément arqués en haut, à extrémité ferrugineuse et cornée.
Mamelon anal situé sous le dernier segment et au milieu, non saillant postérieurement et très-visiblement bilobé.
Corps très-peu velu, deux ou trois poils de chaque côté du prothorax, deux de chaque côté des autres segments, sauf le dernier qui en a un plus grand nombre ; sur le dos six séries longitudinales de poils courts et raides; sur la face ventrale quelques longs poils et un beaucoup plus grand nombre de très-petits poils raides et inclinés en arrière ; ils servent évidemment à faciliter les mouvements.
Stigmates au nombre de neuf paires, la première très-près du bord antérieur du mésothorax, les autres au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux.
Pattes peu robustes mais assez longues, débordant sensiblement le corps, de cinq articles, ongle compris, munies de quelques soies; tibias un peu plus courts que les cuisses.
Je dois cette larve à l’obligeance de mon ami et habile chasseur M. Bauduer. En arrachant des pieux plantés dans son jardin et en observant la partie enfoncée dans la terre, il avait déjà capturé, à plusieurs reprises, de nombreux individus de la Langelandia. Convaincu, que ces pieux avaient été le berceau de ces insectes, ou que ceux-ci allaient y pondre, je le priai de se livrer à des recherches qui le conduiraient probablement à la découverte de sa larve. Grâce au dévouement de M. Bauduer, cet espoir
LATHRIJ)1IDKS. COIITICARIV 79
s’est réalisé, car au mois d’avril -1873, en fouillaut dans les couches superficielles du bois presque pourri des pieux, il trouva quelques larves, et au mois de mai suivant une autre larve et une nymphe.
C’est donc dans l’intérieur des bois enfouis sous terre et ramollis, en partie décomposés par l’humidité, que vit la larve de la Langelandia, larve très-peu agile et aveugle comme l’insecte dont elle est le premier état. Mais est-ce du bois qu’elle se nourrit? Je n’oserais pas l’affirmer et je suis plutôt porté à croire qu’elle consomme les déjections laissées là par des larves lignivores qui l’ont précédée. On sait, en effet, que la portion enfouie des pieux devient bientôt le séjour de larves de diverses sortes, de Valgus, de Mordelles, de Longicornes, etc. Les pieux de M. Bauduer, que j’ai vus à Sos, ne paraissaient guère vermoulus, mais l’un d’eux dont j’ai emporté la partie utile sur laquelle j’avais pris des Langelandia, m’a présenté des galeries, œuvre d’habitants antérieurs et encombrées de détritus. Je crois donc, sous toutes réserves, que la larve de cette espèce s’approprie les déjections d’autres larves xylophages, qu’à l’occasion elle serait carnassière, qu’elle l’est même souvent peut-être, car de très-petites Podures du genre Achorutes fourmillent au même lieu, à moins pourtant qu’elle ne vive des Cryptogames qui se développent dans ce milieu si favorable à leur production. C’est dans le bois même et dans une cellule creusée par la larve que s’opère la métamorphose.
NYMPHE
Sa grosse tète plate, couchée sur la poitrine, lui donne une physionomie assez singulière. Les divers parties de son corps sont, du reste, disposées comme à l’ordinaire, et je n’ai à signaler que les caractères qui lui sont propres. Le front porte quatre soies insérées sur des tubercules coniques bien saillants; le prothorax est frangé de huit longues soies semblables, quatre de chaque côté, et on voit une soie de même genre de chaque côté et d autres sur le dos des segments de l’abdomen, lequel se termine par deux longs appendices coniques et membraneux, cachés habituellement par la dépouille de la larve. Des soies existent aussi sur les genoux, mais celles-ci ne surmontent pas des tubercules. Les carènes du prothorax sont très-visibles.
LMVVl'S I)E CüLÉOl’TÈKES
Oorticaria gibbosa Herbst.
Fig. G2-6't.
J’ai publié, avec figures, dans les Annales de la Société entomologique, 1852, p. 581, les métamorphoses du Lathridius minutus, et en donnant la description de la larve, j’ai fait ressortir deux caractères fort étranges qu’elle présente et qui consistent dans l’absence, du moins probable, de palpes labiaux, car il m’avait été impossible de les voir, et dans le remplacement des mandibules par deux organes occupant la même place qu’elles et fonctionnant comme elles, mais charnus et nullement cornés, à peu près triangulaires, munis extérieurement de trois poils assez longs et à l’extrémité de deux petites dents presque droites et cornées. La larve de la Corticaria pubescens, dont j’ai parlé aussi (loc. cil. p. 585), m’avait paru présenter les mêmes particularités.
A l’occasion de la larve de la Corticaria gibbosa, que j’ai trouvée assez abondamment dans une tête d’artichaut dont on avait laissé mûrir les graines, j’ai voulu étudier de nouveau la question des palpes labiaux dont l’absence constituait une anomalie, et celle des mandibules. Pour ces dernières, en soumettant plusieurs larves au microscope, je les ai toujours vues représentées par deux corps charnus armés à l’extrémité intérieure de deux spinules. Quant aux palpes labiaux, j’ai été longtemps sans les voir, et une forte loupe ne me montrait, entre les deux mâchoires, qu’une plaque presque carrée qu’on pouvait considérer comme formée du menton et delà lèvre soudés ensemble, avec une fine strie transversale près du bord anlérieur. Le meilleur moyen de voir dans les petites larves les organes de la bouche, c’est de les observer vivantes entre deux plaques de verre, parce que la gêne qu’elles éprouvent, les efforts qu’elles font pour se dégager les obligent à mettre en mouvement et en relief ces organes. Les palpes labiaux demeuraient néanmoins invisibles, mais en introduisant de l’eau entre les plaques de verre, j’observais quelquefois, par transparence, comme uu tubercule à chaque angle antérieur du menton. Enfin, des larves étant mortes sous le microscope, l’une d’elles, renversée sur le dos et la tête un peu inclinée en arrière, me montra, débordant le labre, deux très-petits palpes biarticulés et terminés par une petite soie. 11 n’y avait pas moyen de méconnaître dans ces organes des palpes labiaux, caries palpes maxillaires, les antennes, tout ce qui aurait pu faire prendre le change était aussi
LATHRIDllJÜES.
CORTICAIUA
là. Pour abréger, je dirai qu’une autre larve m’offrit le même sujet d’observation, et qu’ayant soumis alors à l’ét ide des larves de Lathridms conservées dans l’alcool, j’ai pu voir sur deux d’entre elles les palpes cherchés.
Ainsi, les larves des Lalhridiui et des Corticaria ont des palpes labiaux très-peu développés, coniques et de deux articles. Si j'ai bien vu, ils sont insérés aux angles antérieurs de la pièce formée par la lèvre inférieure et le menton et au niveau de la fine strie dont j’ai parlé. Ce qui est on avant de cette strie pourrait être considéré comme la languette.
La larve de la C. gibbosa, longue de 2 raiilim., ressemble, à s’y méprendre, à celle du Lathridma minutas; elle est en ovale allongé, sa tête est d’un brunâtre livide avec le devant du front blanchâtre, ainsi que les deux traits en V qui, partant du vertex, aboutissent près des antennes. Les mâchoires sont assez coudées, courtes et ne descendent pas au-dessous delà moitié de la tête; les antennes et les palpes maxillaires sont longs et les joues sont également ocellées. Le corps est formé de douze segments bien détachés, les trois thoraciques visiblement plus grands que ceux de l'abdomen qui sont égaux. Le prothorax, un peu plus long que les deux suivants, est marqué de deux taches brunâti-es. Les poils assez longs dont le corps est modérément hérissé sont de deux sortes comme dans les larves de Latliridius minntiis, c’est-à-dire les uns simples, les autres terminés par un petit globule, et ces derniers diffèrent des poi'.s analogues de la larve de Corticaria pubescens chez laquelle ils sont beaucoup plus courts, en cône renversé et papilliformes. Les pattes, peu robustes et assez longues, débordent le corps et sont hérissées de quelques petites soies; enfin, comme les autres de ce groupe, elle se courbe en arc lorsqu’on l’inquiète.
La larve dont je m’occupe diffère de celle du Lathridius parles caractères suivants : les organes charnus qui tiennent lieu de mandibules ont, autant qu’il m’a été possible de le constater au microscope, une forme trapézo'iilale, avec le bord antérieur échancré et les angles antérieurs arrondis ; exlériearcment ils portent deux soies, l’antérieure plus longue que l’autre, et à l’angle interne deux épines contiguës à la base, très-peu écartées au sommet, grêles, acérées et presque horizontales. Les palpes maxillaires sont longs, très-saillants, le premier article est plus court que le second, lequel porte un assez long poil en dehors, et le troisième, un peu plus long que le précédent, est terminé par un long poil et un ou deux au;res excessivement couris, presque invisibles. Les aritennes ont le troisième article plus long que les deux premiers ensemble, mais le quatrième
qui, dans la larve du Lathridius, est aussi long que le troisième, est ici de moitié plus court et à peine plus long que l’article supplémentaire.
M. Thévenet, dont ce début me fait regretter la mort prématurée, a publié dans les Annales de la Soc. ent. 1874, p. 427, l’histoire des métamorphoses de la Corticaria Pharaonis Mots. L’auteur ne donne aux antennes de la larve que trois articles dont les deux premiers, dit-il, courts et gros. Je persiste à croire que ces organes ont quatre articles dont le basilaire rétractile.
M. Thévenet n’a pas plus que moi vu de véritables mandibules, elles sont représentées dans sa larve par « deux corps brunâtres d’apparence cornée, bifides à l’extrémité, portant chacun trois cils. » Cette structure diffère un peu de celle que j’ai décrite, et dans tous les cas, je puis affirmer que je n’ai pas observé d’apparence cornée.
Enfin la larve de la C. Pharaonis, qui se distingue de celle de la C. pubescens au moins en ce qu’elle n’a sur le thorax et l’abdomen que des poils d’une sorte qui sont spalulés, serait pourvue de chaque côté de la tête de quatre ocelles seulement que la figure représente en losange. J'ai revu mes larves de Corticaria et cette fois encore elles m’ont paru avoir dix ocelles elliptiques, cinq sur chaque joue dont trois antérieurs en arc et presque contigus et deux un peu en arrière, se touchant ou à peu près.
M. Thévenet pense que la figure que j’ai donnée de la nymphe de la C. pubescens est quelque peu fantaisiste. La question d’art à part, je puis certifier que cette figure donne, pour l’ensemble, une idée très-exacte de la réalité.