SaiQl-Simon, X
HO BIOGRAPHIE l)K LESAGE.
ches... et Lyonne, premier écuyer de la grande écurie, <|iii n'avait jamais exercé celte charge et qui passait sa très (>!)sciire vie avec les nouvellistes de Paris. »
Double erreur, qui fait un écuyer d'un maître de garderobe, et qui le fait mourir huit ans trop tard.
Elle s'est reproduite, et est également demeurée inaperçue, pour Jules, celui qui nous intéresse, le protecteur <le Lesage. Ayant signalé sa mort en janvier lliri, il écrit plus tard, en 1721 (XVII, 239), après avoir relaté la fin de l'abbé de Mornay : « L'abbé de Lyonne mourut peu après, le lils du célèbre ministre et secrétaire d'Klat auquel il ne ressembla en rien. » C'est bien de l'abbé Jules qu'il s'agit, la suite ne laisse pas de doutes : '< Il avait les abbayes de Marmoustiers, de Clialis et de Cercamp, avec le prieuré de Saint-Martin des Champs dans Paris où il avait passé sa vie. sans voir presque personne et où il mourut aussi obscurément qu'il avait vécu. Il avait été débauché et accusé de vendre ses collations. J'en ai parlé ailleurs. Il buvait tous les matins plus de vingt pintes d'eau de la Seine depuis fort longtemps. » Ces renseignements sont la répétition de ceux qu'il nous fournissait en 1715 : « L'abbé de Lyonne vivait obscurément, logeait à Paris dans son beau prieuré de Saint-Martin <les Champs, où tous les matins, les vingt dernières années de sa vie, il buvait, depuis cinq heures du matin jusqu'à midi, vingt, et quelquefois vingt-deux pintes d'eau de la Seine sans se pouvoir passer à moins, outre ce qu'il en avalait encore à son dîner. Il n'était pas fort vieux et ne laissait pas d'avoir de l'esprit et des lettres '. » Nous retiendrons