‹ Lasage, remancier, d'après de nouveaux documentsChapitre 12 sur 99 · Saint-Simon, XI · texte numérisé non relu

Saint-Simon, XI

ce détail pour nous en souvenir lorsqu'il sera question du docteur Sangrado, le prédécesseur et peut-être la copie de l'altéré prieur.

Complétons ces données sur Jules de Lyonne. Il y a encore dans sa biographie à glaner quelques renseignements intéressants pour nous et pour Lesag^e.

Ses mœurs, son jeu, sa conduite, Tavaient éloigné de l'épiscopat et de la compagnie des honnêtes gens '. Il était extrêmement riche en bénéfices, qui lui donnaient de grandes collations. Il devait et il pouvait, sans être gêné, payer 10 000 francs de pension sur ses abbayes à l'abbé d'Estrade. L'abus qu'il faisait de ses ressources engagea sa famille à lui donner quelqu'un qui y veillât. Il fallut avoir recours au roi, par conséquent aux jésuites, puisqu'il s'agissait de biens et de collations ecclésiastiques. Ils découvrirent un certain Henriot, de la plus basse lie du peuple, décrié pour ses mœurs et pour ses friponneries. Ce fut leur homme. Ils le firent tuteur de l'abbé de Lyonne, chez lequel il s'enrichit par la vente de toutes ses collations. Saint-Simon reparle ailleurs (XIV, 186, 1717) de cette afTaire Henriot, par qui l'abbé de Lyonne fut tonnelé (dupé). Il faut retenir ce nom d'IIenriot : nous le retrouverons *. C'est ce personnage, le pupille d'un pareil tuteur, qui eut du moins le tact /le racheter en partie ses désordres , en s'intéressant à Lesage, en le protégeant, en lui faisant une pension de

1. Saint-Simon, XI, "1, el non X, 71, comme l'indique la table alphabétique (le M. Paul Guérin, i-dilion Ciicruel el Régnier, par une erreur qui pourtant n'existait pas dans la table faite par Saint-Simon luimôme. Le renvoi X, 71, se rapporte à Arlus de Lyonne.

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