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3â BIOGRAPHIE DE LESAGE.
600 livres \ voire en devenant son professeur d'espafrnol, en s'assuranl au nom de Gil Blas un titre à la reconnaissance des lettres pour réparer ses torts envers la morale.
Lcsage lut et traduisit d'abord plusieurs comédies espag-noles, puis des romans * : ces exercices le conduisaient naturellement à son chef-d'œuvre, Gil BIns.
Ce n'étaient pas les seules occupations qui remplirent cette vie active.
Quand don Cléoplias entre dans la salle de la Comédie- Française, le soir de Turcaret, accompagrné d'Asmodée, il s'écrie : « La belle assemblée! Que de dames! » Asmodée lui répond : « Il y en aurait encore davantage sans les Spectacles de la Foire : la plupart des femmes y courent avec fureur. Je suis ravi de les voir dans le goût de leurs laquais et de leurs cochers. » Ce bout de dialogue prouve que Lesage ne songeait pas encore en 1709 à monter sur les tréteaux. Trois ans après, il y régnait en maître. Nous ne l'y suivrons pas, quelque intérêt que présente l'opéra-comique à cette époque ^. Pourquoi Lesage, qui ne devait [)lus reparaître à la Comédie-Française, sauf un instant eu 1732 avec la Tontine, a-t-il abandonné les Romains pour les Forains, leurs ennemis
1*. Pet. BihUoth. des théâtres, XXV.