‹ Lascaris ou Les Grecs du xve siècle. With biogr. sketches and notes [&c.] by A. DupuisChapitre 17 sur 18 · VICTOR-MARIE HUGO · texte numérisé non relu

VICTOR-MARIE HUGO

Du moins te dérobe en échange Une feuille de ton laurier.

Grèces de Byron et d'Homère, Toi, notre sœur, toi, notre mère, Chantez ! si votre voix amère Ne s'est pas éteinte à crier.

Pauvre Grèce, qu'elle était belle Pour être couchée au tombeau I Chaque vizir, de la rebelle S'arrachait un sacré lambeau.

Où la fable mit ses Ménades, Où l'amour eut ses sérénades, Grondaieat les sombres canonnades Sapant les temples du vrai Dieu ; Le ciel de cette terre aimée N'avait, sous sa voûte embaumée, De nuages que la fumée De toutes ses villes en feu.

Voilà six ans qu'ils l'ont choisie î Six ans qu'on voyait accourir L'Afrique au secours de l'Asie Contre un peuple instruit à mourir I Ibrahim, que rien ne modère.

Vole de l'Isthme au Belvédère, Comme un faucon qui n'a plus d'aire, Comme un loup qui règne au bercail ; Il court où le butin le tente, Et lorsqu'il retourne à sa tente, Chaque fois sa main dégouttante Jette des têrtes au sérail !

Enfin! — C'est Navarin, la ville aux maisons peintes, La ville aux dômes d'or, la blanche Navarin.

Sur la colline assise entre les térébinthes.

Qui prête son beau golfe aux ardentes étreintes De deux flottes heurtant leurs carènes d'airain.

112 TICTOB-MABIE HUGO.

Les voilà tontes deux : — ^ia mer en est chargée. Prête à noyer lenrs fenx, prête à boire lenr sang. Ghacnne par son dien semble an combat rangée : L'nne s'étend en croix snr les flots allongée ; L'antre onvre ses bras lourds et se conrbe en croissant.

Ici l'Enrope : enfin l'Europe qu'on déchidne !

Avec ses grands vaisseaux voguant comme des tours.

La, l'Egypte des Turcs, cette Asie africaine.

Ces vivaces forbans, mal tués par Dnquesne,

Qui mit en vain le pied sur ces nids de vautours l

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