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accidents tout à fait rares, mais qui jettent néanmoins un regrettable discrédit sur un médicament aussi précieux et aussi actif.
Le Tartrate borico-potassique, antiépileptique moins puissant sans doute, a cependant une action utile et comparable à celle des bromures. Il était naturel de penser à l'associer à la Phényléthylmalonylurée pour diminuer la dose efficace de cette dernière et supprimer, dans toute la mesure du possible, les accidents qu’elle occasionne, le borotartrate étant par lui-même parfaitement toléré, même à doses élevées.
2° Les dérivés barbituriques n'ont guère d'influence sur le petit mal, cas le plus fréquemment rencontré dans la pratique journalière, et malgré certaines assertions de Wechsler et de Sabrazès, de Quercy et Sizaret, on s'accorde généralement à dire que les vertiges et absences sont particulièrement rebelles à la Phénylmalonylurée.
Les expériences faites avec l'association de Tartrate boricopotassique, réussissent parfois là où le médicament précédent employé isolément a échoué.
3° Quelle diversité d'opinions ne rencontrons-nous pas lorsqu'il s’agit d'exposer un avis concernant l’action de la Phényléthylmalonylurée sur l'état mental de l'épileptique et les équivalents psychiques !
Certains auteurs estiment que le caractère du comitial est grandement amélioré. QUERCY et SIZARET nous disent que « l’état psychique, quand :il s'est modifié, l’a toujours fait dans le sens de l'amélioration ». MAILLARD et GONNET ont également observé des transformations telles que certains malades ont pu quitter l'asile et reprendre leurs occupations. D'autres auteurs sont d'un avis tout différent : le traitement gardénalique, d’après CoLin, s'il jugule les crises, provoque parfois l'apparition d’équivalents psychiques si graves qu'ils nécessitent l'internement. BAUDOIN et N. PÉRON, qui étudièrent spécialement l'action de la Phénylmalonylurée en dehors des accidents convulsifs, en arrivent à cette conclusion que ce médicament, employé seul, déclenche parfois des accès d'excitation maniaque réapparaissant à chaque reprise du traitement. D'après GoNNET, l'état mental semble,
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dans quelques cas, nettement amélioré par l'emploi du Gardénal; € mais, dit-il, chez le plus grand nombre de malades, le psychisme ne paraît nullement modifié. Bien plus, certains malades, dont les crises convulsives ont été supprimées par le médicament, présentent aussitôt des accès d'agitation maniaque. » Il est donc possible que l'apparition ou l'aggravation des troubles psychiques doive dans quelques cas, forcer à abandonner l'emploi de l'acide Phényléthylbarbiturique. Que faire alors, sinon essayer l’action du Tartrate borico-potassique ?
Celui-ci agit parfois d'une façon surprenante sur l’état mental. Il ne produit pour ainsi dire jamais de troubles psychiques; bien au contraire, 1l les atténue ou les fait disparaître, même lorsque les crises convulsives ont été jugulées. Les équivalents mentaux sont aussi grandement améliorés chez la plupart des malades, grâce à son action.
FORMULE MÉDICAMENTEUSE
Il est commode d'utiliser des comprimés répondant à la formule
suivante Tartrate borico-potassique......... 0 gr. 330 Phényléthylmalonylurée .......... Ogr. 025 Sulfate neutre d’atropine …......... 1 13 10€ de millig.
Certains de ces comprimés renferment, en outre :
CO D a Li donnees: 0 gr. 0125
D'autres contiennent :
Sulfate de strychnine ............. 0 gr. 0002
On peut, pour les distinguer facilement, colorer de façon différente les comprimés, suivant qu'ils renferment de la caféine ou de la strychnine.
Les doses de chaque produit sont relativement faibles, ce qui
permet de répartir le médicament sur un temps plus long, pour que son action soit continue, et, par là, plus sûre.
no ee ADMINISTRATION.
Il suffit de faire dissoudre chaque comprimé dans une infusion ou de l'écraser dans un peu de compote, de manière à assurer une absorption facile dans le tube digestif.
Pour éviter l'accoutumance aux correctifs, il est bon d'alterner, durant une semaine, les comprimés à la caféine et, durant la semaine suivante, les comprimés à la strychnine.
La dose minima est de quatre comprimés, ce qui représente par jour :
À Tartrate borico-potassique......... ler: 033
Phényléthylmalonylurée .......... Ogr. 10 AUTODiINE SR nt die 2/10°5 de miligr.
Caféines er 2 Nes rer 0 gr.
Tartrate borico-potassique......... ler 053 Phényléthylmalonylurée .......... Ogr. JI0 AETODINE ne NP RO MERE Eee 2/10° de milligr.
StEYChnINe 45. Re EE 0 gr. 0008
Îl va sans dire que cette thérapeutique, ne peut faire oublier toutes les précautions d'hygiène et de régime qui sont de mise, suivant l'affection à combattre : en général, suppression de toute cause d'intoxication ou d'infection; vie calme, sans fatigue physique ni surmenage intellectuel; séjour à la campagne si possible, . évitant le froid ou la chaleur trop vifs; hydrothérapie. Cette hygiène générale sera complétée par une alimentation légère, plutôt végétarienne, avec usage modéré de poisson, de viande, d'œufs et de lait; en veillant toujours aux évacuations régulières.