‹ L’Association Tartrate Borico-Potassique Phényléthylmalonylurée, dans le traitement de l'Épilepsie et de certains Troubles NerveuxChapitre 16 sur 25 · NOUS · texte numérisé non relu

NOUS

espacées et peu intenses, et chez qui le complexe médicamenteux semble échouer en partie. Il ne faut pas hésiter à employer alors des doses beaucoup plus fortes et souvent pendant un laps de temps prolongé : 10, 12 comprimés par jour et même davantage sont nécessaires pour juguler ce mal comitial à manifestations atténuées.

L'observation que nous relatons le montre nettement: OBSERVATION Ne 3

Eucie NV 7 ans:

Cette malade est adressée avec le diagnostic de mal comitial. En effet, il s’agit de crises nettes, ayant débuté vers l’âge de 7 ans sans motif, et se renouvelant 8 à 15 fois par an avec les caractères classiques : aura visuelle — cri initial — chute brusque (blessures au front et au menton). Perte totale de connaissance avec amnésie antéro-postérograde. Morsure de la langue. La durée est de 10 minutes à peine.

L'examen visceral est absolument négatif.

Les réactions sérologiques et les urines sont normales.

Rien à noter du côté du système nerveux.

Le médecin qui adresse cette malade écrit pour signaler que le Tartrateborico-potassique associé à la Phényléthylmalonylurée est resté presque sans résultat. En effet, depuis le début du traitement :

Février 2 crises Juillet 2 crises Mars I — Août I — Avril Oo — Septembre 1 — Mai 1 — Octobre 1 — Juin oO —

Mais la malade déclare ne prendre que $ comprimés par jour et, malgré la persistance des crises, les doses n’ont pas été augmentées suivant la technique habituelle. Ceci se passait en 1923.

On augmente les doses jusqu’à :

6 comprimés par jour Novembre 1923 — — Décembre — — — Janvier 19024 comprimés par jour Février — Mars — Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre 10 Décembre II Janvier 1925 crise A partir de cette date jusqu’en mai 1929 : les crises ne sont plus réapparues. Le médicament a été supprimé progressivement.

ba

PE Pl EI LE RRRRRRRRRRRRRNE

Ie Ie el

[e] E O [e) [e] O [e] [e] [eo] O [e)

ÉCHECS DE LA MÉDICATION. — Néanmoins nous avons parfois enregistré des échecs partiels de la méthode, et il serait inexact de

dire que le traitement par le complexe tartrate borico-potassiquephinyléthylmilonylurés, min: établi suivant les rèzles que nous avons exposées, donne invariablement des résultats entièrement satisfaisants. [l diminue presque toujours la fréquence des attaques mais n'arrive pas à les faire disparaître complètement. On assiste alors à une simple amélioration qui n’est jamais à dédaigner, surtout quand d'autres antiépileptiques sont eux-mêmes restés inefficaces.

Voici l'observation d'une malade chez qui bromure, gardénal, bellafoline ont été successivement employés, soit seuls, soit avec l'association médicamenteuse, et qui n'a pu bénéficier d'aucun d'entre eux.

OBSERVATION No 4

Jeanne C... 18 ans.

Antécédents héréditaires : Sa mère est morte suite de couches. Son père est bien portant.

Antécédents personnels : Aurait eu des convulsions dans le bas-âge. Réglée à 14 ans et demi sans accroc.

Elle est vue pour la première fois le 6 Janvier 1920. Son histoire est simple : dès l’enfance, son entourage a remarqué qu’elle présentait des mictions involontaires et des accès somnambuliques.

À 10 ans, une première crise comitiale est apparue sans raison, et depuis, elles se succèdent sur le rythme de 20 à 35 par année.

Cet état l’a empêchée de suivre l’école et actuellement elle ne peut exercer aucun métier.

Suivant le récit qui en est fait, la crise comitiale est typique : cri initial, chute brusque sans aura suivie d’une perte complète de connaissance avec pâleur de la face, puis aspect violacé. Convulsions généralisées toniques, puis cloniques sans paroles. Mictions et défécations involontaires.

La langue porte des cicatrices de morsures.

La durée totale de la crise est de 10 minutes. Puis survient une phase stertoreuse d’environ une heure à la suite de laquelle succède une période d’abrutissement de 24 heures.

Outre les crises, la malade présente des absences fréquentes.

L'examen somatique reste absolument négatif à part quelques signes de rachitisme ancien et plusieurs dents cassées par suite d’une chute pendant une crise.

Le fonctionnement des divers appareils est normal.

On ne décèle aucun trouble des glandes endocrinss.

L'état de cette jeune fille nécessita de bonne heure un traitement intensif. Au début, elle fut soignée par les bromures — ceux-ci, même à hautes doses, n’amenèrent qu’une bien faible diminution du nombre des crises. On dut cesser ce traitement par suite de l’apparition d’éruptions bromiques.

Vers 16 ans, elle fut traitée par le Gardénal : amélioration très discrète.

ee

En 1920, on commença le traitement par l'Association Tartrate boricopotassique-Phényléthylmalonylurée. On verra sur la courbe que le résultat concernant les crises convulsives ne fut pas brillant. Cependant, l’état général est devenu meilleur : il n’y a plus de somnolence ni d’abrutissement; cette malade est maintenant plus gaie, plus active et peut exercer la profession

pêtan 2 Bromutes É ci 35 Taebrban Dot. SES à Garden. -Eth maturée a a 5 2 2?

so AS LE 15 e4 €1 a a a a H Bb

Le

de lingère, ce dont elle aurait été incapable avant ce traitement.

L’adjonction à la médication Tartrique borico-potassique-Phényléthylmalonylurée des bromures, puis de la Bellafoline n’a pas donné de résultats sensiblement meilleurs.

COMPARAISON AVEC D'AUTRES ANTIÉPILEPTIQUES. — Mais ces échecs sont rares et bien des malades, traités correctement par les antiépileptiques classiques dont l’action fut nulle ou s’est progressivement atténuée, bénéficient très largement du complexe médicamenteux donné à dose sufhsante.

Les observations suivantes montrent les avantages dont purent bénéficier deux épileptiques, traités antérieurement l’un par la phényléthylmalonylurée seule, l’autre par les bromures:; le troisième malade reçut alternativement l’un et l’autre avec un résultat appréciable, mais seule l'association tartrate borico-potassique-phénylléthylmalonylurée arriva à faire disparaître les crises totalement.

Elie G.... 15 ans.

Antécédents héréditaires : Père éthylique mort de tuberculose pulmonaire. Mère bien portante, nerveuse et de souche épileptique.

Antécédents collatéraux : 1 frère et 4 sœurs bien portants.

Antécédents personnels : Venu à terme après un accouchement normal. Première dent à 7 mois. Marche à 15 mois. Parole à 4 ans et demi. Scarlatine à 7 ans. Varicelle et oreillons à 8 ans.

À 7 ans apparaît la première crise épileptique qui se répète ensuite avec une fréquence de 8 à 17 par an. Les accès sont nocturnes et durent une partie de la nuit.

Sans prodrome, sans aura, survient le cri initial, puis perte de connaissance totale. Face violacée, yeux révulsés, mousse aux lèvres. Phénomènes convulsifs cloniques, toniques et tétaniques généralisés. Morsure de la langue et mictions involontaires presque à chaque crise.

La durée totale est de 10 minutes. Une phase stertoreuse s’ensuit, puis un réveil incomplet suivi d’une période d’abrutissement de 48 heures. :

Crised191f 1912 1913 924 1415 192€ 191Y 1919 1913

Gardena

Tarhiate Dorico-potassique + Ph aul ethul mal ue

L'examen viscéral est complètement négatif.

Les urines, le sang sont normaux.

Aucun signe de lésion du système nerveux.

Traitement. — En 1921, on essaie le traitement gardénalique — les crises diminuent de nombre et de violence sans cesser complètement. Elle augmentent ensuite durant l’année 1924.

En 1925, on adjoint à la dose de Gardénal, le tartrate borico-potassique l’abaissement est immédiat et, en augmentant les doses, on arrive à une disparition totale des crises qui s’est maintenue depuis 1927.

Germaine D... 26 ans.

Antécédents héréditaires : Père éthylique, mère nerveuse.

Antécédents collatéraux : 3 frères, 2 sœurs bien portants.

Antécédents personnels : Née à terme, nourrie au sein. Apparition des dents normale. Marche à 13 mois, parole à 2 ans.

Vers l’âge de 3 ans, elle aurait eu des convulsions.

A 3 ans : rougeole, à 5 ans : scarlatine, à 6 ans : diphtérie.

Cette jeune femme a été réglée à 13 ans. Règles régulières.

A 7 ans, à l’occasion d’üne frayeur survient une première crise précédée de quelques absences. Les crises sont nocturnes et bi ou trimestrielles. Elles ont les caractères classiques : cri initial sans aura. Perte de connaissance totale de 15 minutes. Pâleur, convulsions toniques, puis cloniques. Morsures de la langue et mictions involontaires.

PT eut

Amnésie antérograde.

Cliniquement, pas de signe d’hérédo-syphilis; aucun trouble fonctionnel; aucune lésion viscérale.

Examen des urines et du sang négatifs.

Fonctionnement en apparence normal des glandes endocrines.

Cette malade a été traitée et suivie très régulièrement depuis 1910 jusqu’à ce jour. Il suffit de consulter le graphique pour voir l’effet remarquable de l'Association Tartrate borico-potassique-Phényléthylmalonylurée.

CrisesD9io 4 11 15 M US 1e 1 19 19 Lo 24 14 13 44 1 tt} 18 (3

Bro mures ; Tartyate Borico-Potassique 4Dhen Eth Mal Urte

OBSERVATION No 7

Pierrei@ 20 ans

Antécédents héréditaires : Père alcoolique, mère nerveuse.

Antécédents collatéraux : 3 sœurs bien portantes, sauf une qui a des « crises de nerfs ».

A 10 ans, alors qu’il n’avait jamais rien présenté de pathologique auparavant, le malade commença à avoir des crises et absences. La première survient sans cause; le sujet tombe sur un poêle et se brûle.

Les crises se répètent 6 à 25 fois par semestre suivant les années; elles sont nocturnes ou diurnes, sont précédées d’un cri, puis chute avec blessures (une fracture entre autres). Perte totale de connaissance. Pâleur puis cyanose du visage. Convulsions tétaniques puis cloniques généralisées. Morsure de la langue.

La durée des crises varie de 5 à 15 minutes. Puis phase stertoreuse. Réveil. Abrutissement prolongé.

Outre ces crises, le malade présente des absences fréquentes.

A l’examen général, on note quelques stigmates de dégérescence (oreilles, implantation des cheveux, voûte ogivale). Absolument aucune lésion viscérale.

Rien de particulier dans les urines et dans le sang.

Ce malade a été très bien suivi par un confrère de 1915 à 1919, période durant laquelle il fut traité par les bromures (2 à 4 grammes, méthode oscillante). Les crises n’ont cependant pas diminué — 40 par an environ.

À partir du deuxième semestre 1919 : 24+2+3 comprimés de tartrateborico-potassique-phényléthylmalonylurée par jour : le nombre des crises tombe à 2 seulement.

En 1920 et premier semestre 1921 : plus aucune crise.

On essaie alors à nouveau les bromures (4 à 5 grammes par jour) — 16 attaques en I an.

OT

Devant cette recrudescence, on reprend le traitement précédent : pas une seule crise dans le semestre.

1Jlo| 1921 ge 1g#3{y2ulig2 lite l1927

Tartrale Boy Pot»

+ Phen Et M.yrée

Gardenal

Tartrale Bor-Pt.#Phen E.

Brombures Tartrate Bor-Pot Then E MUrée

La phényléthylmalon ylurée seule est ensuite expérimentée: immédiatement réapparaissent les crises : 5, puis 10, puis 3 dans chacun des semestres qui suivent.

L'Association médicamenteuse est à nouveau instituée en 1924. Jusqu'à ce jour, aucun accès convulsifs ne s’est produit.

ROLE DE L'HYGIÈNE GÉNÉRALE ET DU RÉGIME. — Îl ne faudrait pas penser cependant malgré les quelques observations que nous venons de relater, qu'il suffise, une fois le diagnostic d’épilepsie essentielle posé, d'appliquer simplement le traitement par l'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée pour voir disparaître à coup sûr les manifestations comitiales. On est étonné parfois de se trouver obligé d'administrer des doses très élevées sans obtenir d'effets bien probants. Il faudra bien souvent pousser plus loin les investigationsde manière à connaître les habitudes, le genre de vie, le régime du malade, ses fautes d'hygiène générale, ses occupations professionnelles et même ses inquiétudes ou ses angoisses morales, et l'on découvrira habituellement la raison qui entrave toute action médicamenteuse, et conduit à des échecs ou à des résultats incomplets et insuffisants.

La période menstruelle, les excitations génitales, le surmenage intellectuel, les émotions, la peur, ont sur les crises une actions provocatrice trop connue pour que nous y insistions. Tel sujet aura des attaques convulsives lorsqu'il aura absorbé un repas trop frugal, tel autre lorsqu'il aura absorbé des boissons alcoolisées,

re

surtout des apéritifs en trop grande abondance.

Nous relatons ici le cas d'un épileptique chez qui l'action de l'alcool est manifeste et met en échec l'association médicamenteuse chaque fois que le malade s'adonne à son toxique.

Georges F... est un homme de 25 ans qui vient consulter en février 1927 parce qu’il présente depuis l’âge de 7 ans des crises comitiales. Celles-ci sont tout à fait classiques; elles surviennent la nuit et se produisent 8 fois par an environ.

L'examen somatique, les réactions sérologiques sont entièrement négatifs.

Ce malade est soumis d'emblée à la médication tart.-bor.-pot.-phén.éth.-mal.-urée 24+-2+2 comprimés par jour. Pour obtenir la cessation des crises, on est obligé d'augmenter les doses jusque 4+3+4. Ceci se passait en décembre 1927.

De janvier à mars 1928, pas une seule crise.

Le 25 mars, après un repas où il boit plus que de coutume, allant même jusqu’à l'ivresse : grande crise.

Celle-ci se renouvelle 10 jours après sans raison.

La dose médicamenteuse est augmentée jusque 14 comprimés par jour les accès sont, cette fois, jugulés.

Mais en octobre 1928, le malade boit quelques verres de porto et une crise survient encore. Au lieu d’augmenter la dose du produit, on défend absolument toute ingestion d’excitants : vin, café, thé, alcool en particulier.

Depuis, aucune crise n’est réapparue.

L'observation suivante met en valeur le rôle des émotions dans le déclenchement de la crise.

Il s’agit d’une femme de 31 ans, comitiale depuis l’âge de 7 ans, sans hérédité directe ni collatérale. Elle a 3 enfants bien portants, son mari est bien portant, elle-même n’a aucun passé pathologique.

Ses crises sont des plus classiques et sont apparues sans cause; elles se répètent 6 à 10 fois par an.

Elle vient consulter en février 1923 et le traitement par l'association médicamenteuse est institué :

En Février 1923 2+2+2 comprimés —

— Mars — — —— NT Crise — Avril — 2+2+3 — to — Mai — — En No — Juin — nn — = OO — — Juillet — — = AE LES — Août e 3+2+3 — — 10 — — Septembre — 3+3+3 — — — Oct. Nov.

et déc. — 3+3+3 — = O0 — — Janv. Févr.

et Mars 1922 3+3+3 — 10 2—

— Avril = 3+3+3 — = 0

Ha )0 0

À la suite de grands chagrins (perte subite en 8 jours de sa mère et d’un enfant) : crise violente. On augmente à 3+3+4 comprimés, et aucune crise ne survient dans la suite.

En juin 1927, on diminue lentement les doses sans qu'aucun accès con-

vulsif ne réapparaisse.

Nous pourrions en citer nombre d’analogues se rapportant à toutes les causes susceptibles d'agir sur la constitution psychonévropathique des épileptiques et de provoquer l'apparition des attaques comitiales. C'est pourquoi nous insistons ici tout particulièrement sur l'importance d’une diététique sévère, appropriée à chaque cas et qu'il faudra maintenir durant toute la durée du traitement.

NÉCESSITÉ D'UN TRAITEMENT SURAJOUTÉ. — Enfin, si l'examen général permettait de découvrir quelque indice d’une affection causale, il ne faudrait pas hésiter à joindre à l'action sédative de l’association le traitement étiologique approprié.

Le cas le plus intéressant en pratique est celui de la syphilis. Il peut arriver que le diagnostic de cette infection soit porté en même temps que celui de l’épilepsie, et les deux traitements seront associés d'emblée, comme dans l'observation suivante :

OBSERVATION N° ro

Henriette L... 17 ans.

Antécédents héréditaires et collatéraux : Parents bien portants, un frère bien portant.

Antécédents personnels : À eu des convulsions à 2 ans.

Réglée à 14 ans normalement.

À 7 ans, elle commence à avoir quelques absences. À 10 ans, les absences s’allongent et elle dit des paroles sans suite.

A 12 ans apparaissent les crises convulsives.

Ces crises sont indifféremment nocturnes ou diurnes. L’évolution est la suivante : cri initial, chute brutale (s’est blessée au front et à l’occiput). Ictus complet avec pâleur. Convulsions toniques et tétaniques, sans aucune parole. Morsure de la langue et mictions involontaires. Elle revient à elle après 10 minutes, abrutie.

La moyenne annuelle des crises est de 15 à 18.

A l'examen clinique, il s’agit d’une jeune fille peu développée physiquement; elle est petite mais de corpulence sensiblement normale; il n’existe aucun signe de dystrophie endocrinienne. On note cependant deux incisives d’Hutchinson tout à fait caractéristiques.

L'examen du système nerveux et des viscères est par ailleurs absolument négatif.

Tension artérielle : 14-6 Ind. = 2 %.

Les urines et le sang sont normaux.

De 12 à 15 ans, cette malade a été traitée par les bromures associés : la

moyenne annuelle des crises fut de 12 à 15.

De 15 à 17 ans, elle prit du Gardenal aux doses habituelles; le nombre

des crises fut de 12, puis 10 par an.

C’est à ce moment qu’elle vient consulter. On conseille d’emblée :

1” Association de Bi-lodure de Mercure et Iodure de Potassium.

2° Tartrate borico-potassique associé à la Phén.-éth.-mal.-urée à la dose de 9 comprimés par jour en 3 prises.

Voici maintenant le relevé des accès convulsifs :

En 1923 — 6 crises moins violentes que les précédentes.

On augmente les doses : 10 comprimés.

3 petites crises à l’occasion d’une grippe.

11 comprimés de l’Association médicamenteuse.

En 1925 — Pas une seule crise.

En 1926 — Rien.

En 1927 — Rien.

On diminue progressivement les doses et on espace Mercure et Iodure de Potassium.

En 1928 — Rien.

En octobre 1929 : la malade se trouve très bien et n’a plus présenté de

phénomènes comitiaux.

En ‘1922 —

Dans d’autres cas, c’est en raison de la résistance à la thérapeutique instituée que l'on est amené à refaire un examen plus approfondi qui permet de découvrir quelque indice de spécificité.

Le malade dont nous relatons l’histoire a été ès amélioré

par l'association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée,puis que le nombre des crises a diminué des deux tiers, mais il a fallu y /oi24re un traitement antisyphilitique, pour voir disparaître complè-

tement les attaques.

OBSERVATION N° zr

Louis D... 15 ans.

Rien à noter dans les antécédents directs ni collatéraux.

Antécédents personnels : Convulsions à 2 ans. Varicelle à 4 ans. Scarlatine à 5 ans. Mictions involontaires nocturnes jusque 6 ans. A 8 ans commencent les crises convulsives : 5 la première année, 12 à 14 les

années suivantes.

Crises classiques : Aura sensorielle. Cri initial. Perte de connaissance

amenant une chute brusque (le malade s’est blessé 3 fois). Cyanose du visage. Morsures fréquentes de la langue. Mictions involontaires. La durée varie de 7 à 12 minutes et la période d’abrutissement de 4 à 5 heures.

Les différents appareils, les glandes endocrines sont indemnes.

Le sang et les urines ne présentent rien d’anormal.

Le traitement par /’Association tart.-bor.-pot.-phén.-éth.-mal.-urée est institué d’emblée à la dose de 242+2 comprimés. Dès 1921, l’amélioration est notable : le nombre des crises est diminué mais leur violence est toujours

la même :

En 1921 — 4 crises.

Chi

En 1922 — 5 crises même avec 3+2+2 comprimés En 1923 = 5 — — 3+3+3 CE, En 1924 = 4 — Ed Cu is En 1925 — 4 — — 24343 — Crises! 1910 1ftL ISLE 150$ Ijt4 192$ 1916 1J2F 1928 par a 0 p U Mavbrale Bo-tco-Dee: + Trait! anti.

0) -Sique + Ph.Et Mat Uvés - Syphilitique

é bo run Gp =

En présence de cette résistance au traitement, il est procédé à un nouvel examen approfondi : on note une dent d’Hutchinson très nette. On adjoint alors un traitement par /’lodure de Potassium et le Mercure.

À dater de ce moment, plus une seule crise n’est survenue.

Depuis 1922, on a cessé doucement la médication anticomitiale sans voir apparaître de manifestations épileptiques.

Lorsque l'épilepsie se révèle chez des sujets présentant des troubles endocriniens, l'opothérapie, et mieux encore la polyopothérapie sera souvent un heureux auxiliaire du complexe médicamenteux. On devra la mettre en œuvre tout spécialement chez les insuffisantes ovariennes : la fonction de l'ovaire présente encore bien des points obscurs, mais il n’est pas douteux qu'il existe une relation très nette entre l'apparition de l’épilepsie et l'insuffisance fonctionnelle de cette glande.

Les comitiaux chez qui l'on peut déceler des troubles thyroïdiens, hypophysaires et surrénaux bénéficieront quelquefois d'une opothérapie associée uni- ou pluriglandulaire. Témoin l'observation

suivante :

Julie V... 16 ans. À des parents bien portants. Deux frères et une sœur

bien portante. | Aucune maladie grave dans son enfance. Réglée à 12 ans régulièrement

mais peu : 2 jours et écoulement à peine teinté.

NRISIRE—

À 14 ans survient la première crise, sans cause apparente et sans prodromes; ces attaques se renouvellent ensuite presque chaque mois. L’évolution est la suivante : cri initial, chute brusque. Morsure de la langue. Cyanose et écume à la bouche. Convulsions cloniques, toniques et tétaniques généralisées. Miction involontaire inconstante. Ces phénomènes durent 10 à 20 minutes, puis succède une période d’abrutissement.

Aucun trouble fonctionnel viscéral. Aucune lésion organique. Urines normales.

L'examen du système nerveux est absolument négatif.

Cette malade est mise d'emblée au traitement par /’Association tart.-bor pot.-phén.-éth.-mal.-urée à la dose de 24+2+2 comprimés.

Février TO28 8 — NT CTISe

Mars — = 1 — 4+4+3 comprimés Mai MT L— 3+2+3 Août — = 1 — 3+3+3 -— Novembre — — I — 4+3+3 — Décembre — — 1 — 4+3+4 ——

Revue à cette date : La violence des crises est nettement diminuée mais leur fréquence est peu influencée.

Devant cet échec et constatant que cette malade présente un faciès un peu empâté, des cheveux rares et secs, apprenant qu’elle a souvent les extrémités froides, qu’elle sue très peu et notant une hypotension marquée : Mx : 11, Mn = 5 Ind.: 1 1/2, on décide d’ajouter au traitement des cachets à o gr. 10 de thyroïde et 0,20 d’ovaire pris à 10 heures et à 16 heures.

Revue en avril 1929 — pas un accès.

En juillet — pas un accès.

En décembre — pas un accès.

On continue le traitement avec 3+3+3 comprimés.

ÉPILEPSIES TARDIVES.— Les épilepsies dites (tardives », c’est-àdire celles dont les manifestations débutent aux environs ou après la quarantaine et qui sont tantôt essentielles, tantôt rattachables à l'hypertension, à l'urémie larvée ou à l'éthylisme, son aussi améliorées par l'association tart.-bor.-pot.-phén.-éth.-mal.-urée.

Dans 80 pour 100 des cas traités, les crises ont disparu ; l’observation suivante en est un exemple :

Emile B... 40 ans.

Antécédents héréditaires : Père mort à 84 ans. Mère bien portante.

Antécédents collatéraux : Un frère mort d’une tumeur abdominale de nature indéterminée. 3 frères morts accidentellement.

Antécédents personnels : Rougeole à 10 ans. N’a jamais commis d’excès alimentaires, alcooliques, vénériens ni tabagiques.

Le malade vient consulter en 1921 parce que depuis un an il a des « crises de nerfs ». La première est survenue sans cause apparente; le sujet est tombé brusquement sans connaissance et s’est blessé au front; il était pâle, une mousse sanguinolente aux lèvres, puis il a présenté des convulsions toniques et cloniques généralisées à tout le corps. Il s’est mordu la langue et a eu un emiction involontaire d’urines. Une période stertoreuse, asphyxique, avec aspect violacé de la face, a alors succédé aux phénomènes convulsifs

durant $ minutes. Il est ensuite revenu à lui mais est resté anéanti et abruti durant 24 heures. Il ne se souvient aucunement de ce qui s’est passé.

Tous les mois d’abord, trous les 15 jours depuis le dernier trimestre, ces accès épileptiques se sont reproduits de la même manière.

De plus, le sujet a eu 25 à 30 « éblouissements ».

Les examens du tube digestif, foie en particulier, de l'appareil respiratoire, du cœur et des vaisseaux, n’ont rien révélé de pathologique. La tension artérielle est de Mx — 12, Mn = 7, Ind. — 4. Pouls à 72 par minute.

L’analyse complète des urines, les réactions sérologiques, ont été complètement négatives. Le taux d’Azotémie est de o gr. 35. Le fond de l’œil est normal.

Le diagnostic de mal comitial tardif s’impose et il est conseillé, outre l'hygiène générale et alimentaire ainsi qu’une purgation mensuelle, un traitement par l'Association tartrate borico-potassique plényléthylmalonylurée à la dose initiale de 2—1—2 comprimés par jour.

En 1923 = 3 crises; on augmente la dose du médicament d’un comprimé.

De 1923 à 1927 — pas de crise.

La médication a été progressivement diminuée puis supprimée en 1928.

B. — Absences et Vertiges.

La plupart des auteurs sont d'avis que le petit mal, absences et vertiges, est difficilement influencé par toute thérapeutique antiépileptique, quelle qu'elle soit. Par contre SABRAZÈS estime que, dans les absences pures, le gardénal agit merveilleusement, QUERCY et SIZARET prétendent que « les vertiges ont été améliorés comme les crises ». Personnellement nous devons reconnaître que, malgré la forte proportion de phén.-éth.-mal.-urée contenue dans l'association médicamenteuse, celle-ci, même administrée à doses élevées ne nous a pas donné des résultats comparables, même de loin, à ceux que nous avons obtenus dans l'épilepsie convulsive. 27 p. 100 des cas seulement ont été améliorés, et nous n'avons observé que bien rarement la disparition de ces équivalents neurologiques.

Voici l’histoire d’un malade qui s’est montré rebelle à un traitement prolongé, et chez lequel, durant l'année 1927, la dose de phén.éth.-mal.-urée a été augmentée à dessein sans produire d'effet bien

net

Raymond L... 22 ans.

Antécédents héréditaires : Père bien portant. Mère morte suite de couches.

AR ro

Antécédents personnels : Né à terme, nourri à l'allaitement artificiel. Dents à 8 mois. Marche à 2 ans. Parole à 2 ans %.

Convulsions à 3 ans.

Ce malade est sujet à des crises épileptiques se répétant 50 à 60 fois par an en moyenne : Cri initial sans aura, perte de connaissance complète, convulsions toniques, cloniques et tétaniques durant 15 à 20 minutes. De temps à autre, morsures de la langue et mictions involontaires.

Absences très fréquentes : €O à 72 par mois.

L'examen viscéral est complètement négatif.

Urée sanguine, oO gr. 29 par litre.

Réactions sérologiques négatives. Urines normales.

Le malade a été bromuré de 5 à 15 ans sans en obtenir un grand succès : la violence des crises a diminué et la fréquence s’est abaissée à 30 et 40 par an. Le Gardenal pur n’a pas eu plus de succès.

En 1922, il commence le traitement par l’Association tart.-bor.-pot.- Phén.-éth.-mal.-urée.

IjAt (qu) Jth O1yt6 1g16 1jÙ7 1918

Obsences par mois/mnagm

9-12 Comprimes 16 Coruprimes +Beltafoline 16 Comptiimas + Diomutes L6 Comprinres + âardenal .

16 Cor primes

16 Comptimés #

Page 1