NOR
Tube digestif et annexes normaux. App. respiratoire et circulatoire indemnes.
T A: Mx 16, Mn 8, Ind : 4 %.
Aucun trouble endocrinien apparent. Règles normales et régulières.
Urée sanguine o gr. 31 par litre. B.-Wass. : négatif.
Urines normales.
Traitement : Cette malade a essayé successivement et sans succès les bromures, la valériane, le camphre.
On conseille une vie active mais sans fatigue excessive, des douches tièdes chaque jour et un régime normal. On prescrit 24+2+2 comprimés de Tart.bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée.
3 mois après, cette malade revient et se trouve très améliorée.
Revue s mois après, très grosse amélioration : la malade prend 3+3+2 comprimés.
Enfin, un an après, toutes les manifestations nerveuses ont disparu et elle se considère ccmme guérie. On continue néanmoins à prendre 2+2+1 comprimés.
1 an après, l'amélioration persiste.
Migraines.
Les résultats obtenus dans un certain nombre de migraines ne doivent pas surprendre si l’on songe que l'état migraineux s’accompagne souvent d'un déséquilibre humoral apparaissant au moment même des crises et cessant ensuite dans la période intercalaire (th. de WEISMANN-NETTER) : Durant l'accès douloureux survient une hyperalcalinité sanguine susceptible d'être modifiée dans le sens de l’acidose par l'association tartr.-bor.-pot. phén.-éth.-mal.urée. Ce serait par ce mécanisme que cesserait le paroxysme douloureux. On devra, par conséquent, instituer un traitement immédiat dès le début des algies migraineuses de manière à les juguler rapidement, mais, dans les formes cycliques, il sera bon d’administrer préventivement la médication quelques jours avant le moment présumé de la crise, ou, mieux encore, de la prescrire de façon discontinue entre les accès. On donnera par exemple 4 à 8 comprimés
durant les 4 premiers jours de chaque semaine ou durant les 15 premiers jours de chaque mois.
Voici les résultats d'une statistique portant sur une cinquantaine de cas de migraines :
Accalmies et espacement des crises........ 38% Disparition SR RE Sn net ELA à
Insuccès, : 25486 PRES Re 43%
AREAS RE
L'observation qui suit montre les bons effets de l'association tartr. bor.-pot. phén.-éth.-mal.-urée chez un migraineux cyclique :
Mne B..., 42 ans, est adressée en février 1928 par une de ses parentes épileptiques, guérie par le Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée.
C’est une femme d’apparence normale qui, à 37 ans, a commencé à présenter des accès de migraine d’allure classique survenant tous les mois.
Rien ne les fannonce. Brusquement, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, elle ressent une violente douleur dans l’hémicrâne gauche. Elle est cyanosée, pousse des gémissements, accuse un scotome scintillant à prédominance gauche. Les douleurs sont profondes, pulsatiles et s’accompagnent d’un clignotement incessant de la paupière gauche. Photophobie. Etat nauséeux et même vomissements en fusée à diverses reprises. Les accès durent 2 à 6 heures à la suite desquels la malade se trouve épuisée.
Ces crises se répètent toutes les six semaines environ et sont sans rapport avec les périodes menstruelles.
L'examen somatique ne permet de déceler aucune lésion. Rien du côté du système nerveux. Urines normales.
Tension artérielle : Mx : 15, Mn : 7, Ind : 3 1.
On conseille à la malade un régime végétarien et fruitarien et on la soumet au traitement Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée à la dose de 4+4+4 avec alternance hebdomadaire.
Trois mois après, c’est-à-dire en mai 1928, la malade revient : elle a eu un seul accès moins violent. Elle a augmenté les doses : 3+-2+2, puis ayant eu une menace de crise, 3+2+3 comprimés.
Au 6° mois, pas un seul accès n’est apparu.
Un an après le début du traitement : plus aucune crise.
Revue en septembre 1929, c’est-à-dire 1 an 1, après l'institution de cette thérapeutique, elle n’a plus eu d’accès migraineux.
Tachycardies nerveuses.
Les palpitaions simples des névropathes et certaines tachycardies paroxystiques dont les causes restent encore inexpliquées et qui rentrent, par suite de l'insuffisance de nos moyens d'investigation dans le cadre des névroses sont souvent améliorées par une médication sédative du système nerveux.
L'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée a été essayée et a donné des résultats appréciables dans un certain nombre de cas restés jusque là rebelles aux traitements habituels. Nous ne parlons évidemment que des palpitations et des tachycardies paroxystiques sans cardiopathie ou affection viscérale décelable cliniquement, sans trouble endocrinien qui puisse mettre
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en jeu le sympathique ou provoquer une inhibition momentanée du vague. La médication agira en espaçant les accès, en diminuant leur intensité, en atténuant cette anxiété, cette fatigue émotive qui font rechercher par les malades le calme et le repos. Mais il faudra la prescrire non seulement au moment des accès, mais en dehors de ceux-ci, durant la période intercalaire et nepas craindre de prolonger longtemps son administration même si les crises ne sont plus réapparues de longue date.
Le Professeur CARRIÈRE a traité par cette méthode 10 cas de tachycardies paroxystiques. Il a obtenu 4 améliorations et 3 guérisons tenant encore après 3 ans. Ce résultat est certainement fort appréciable lorsqu'on connait la difficulté de trouver un médicament agissant favorablement sur une affection si tenace.
Voici l'observation d'une malade atteinte de palpitations essenteilles et d'éréthisme nerveux que l'on peut considérer comme guérie actuellement :
Me S.., 46 ans, vient consulter pour des troubles cardiaques.
Son hérédité n’offre rien de spécial; son passé pathologique est indemne.
Il y a environ un an que la malade a cemmencé à se plaindre de palpitations; celles-ci n’ont fait qu’avementer depuis. Elles se renouvellent sans cause, sans effort, souvent à l’occasion de contrariétés, s’accompagnant d’angoisse précordiale. Elles n’ert aucun rapport avec les périodes digestives ni la menstrvation.
L’appareil digestif fonctionne normalement : Pas d’aérophagie. Foie normal.
Rien du côté pulmonaire.
Reïins et urines sont normaux.
Le cœur est régulier. Pouls bien rythmé, égal, bien frappé à 72 par minute. TRAINS ETS Min end ee.
L’examen du système nerveux révèle un certain degré de nervosisme, mas aucune lésion pathologique décelable.
Les organes des sens fonctionnent bien.
Uiïrée sanguine 0,30. B.-Wass. négatif.
On conclut à des troubles purement névropathiques.
La malade a été traitée sans succès par divers sédatifs : Valériane, bromures, Spasmosédine, Génatropine et Génésérine, cratægus, passiflore.
On conseille l’Association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée à doses progressivement croissantes : 4+4+4; on monte à 2+2+2 comprimés.
Au bout de 8 jours : grosse amélioration.
Après 15 jours, les palpitations ont disparu et n’ont plus reparu depuis 2 ans, la malade continuant à prendre 6 comprimés par jour.
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Angines de poitrine.
Depuis 1924, le traitement gardénalique a été étendu par SÉZARY aux manifestations douloureuses de l’angine de poitrine. Frappé par la sédation qu'apporte la phényléthylmalonylurée sur certaines algies viscérales, l'auteur a essayé d’une façon systématique d’employer le produit dans l’angor pectoris et voici son avis : « Le Gardénal a une action symptomatique souvent rapide, quelquefois lente, sur le nombre et l'intensité des crises d’angine de poitrine. Cette action est indéniable car la suppression du traitement pendant quelques jours est toujours suivie de la recrudescence des douleurs cardiaques. »
Depuis, HEITZ a mis au moint cette question et il en conclut que « si le gardénal ne guérit pas l’angine de poitrine, il soulage en empêchant les accès douloureux, en dissipant l'angoisse qui subsiste si souvent entre les accès. »
Néanmoins, la phényléthylmalonylurée seule produit parfois des éruptions médicamenteuses et surtout « le principal incon” vénient qu'elle peut avoir consiste dans la somnolence qui suit parfois son ingestion ». Ce sont là des troubles peu conséquents sans doute, mais qu'il est possible de ne pas voir survenir en associant à la phényléthylmalonylurée le tartrate borico-potassique suivant la formule que nous avons indiquée : les résulstats effectifs sur les crises n'en sont aucunement influencés puisque cette médication amène l'espacement des accès, l’atténuation de leur intensité, la disparition des paroxysmes et des améliorations surprenantes dans
plus de 30 % des cas.
Sans doute cette action n'est-elle que suspensive, mais n'est-ce pas là tout ce que le praticien cherche à obtenir lorsque l’étiologie véritable des accès reste inconnue malgré des examens répétés et approfondis, ou au contraire lorsque le point de départ est évident mais que le malade demeure entièrement résistant à toute thérapeutique. Nous ne venons pas ici déclarer que l'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée amène la guérison de toute angine de poitrine d'effort ou de décubitus, nous voulons simplement montrer qu'elle est un agent médicamenteux utile pour