‹ Latréaumont (volume 2)Chapitre 52 sur 64 · II. a · texte numérisé non relu

II. a

LaiËiet passer la justice du roy. . .

€e procès.

Les faits vont marcher à cette heure avec une terrible rapidité.

Le lendemain de la mort de Latréaumont, Yan-den-Enden est arrêté au Bourget, le jour de son arrivée de Bruxelles, et conduit à la Bastille. Madame la marquise de Vilars est arrêtée à son château d'Eudreville, et conduite

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à la Bastille. Auguste Des Préaux est arrêté à Préaux , et conduit à la Bastille. Enfin, mademoiselle Renée-Maurice d'O*** est arrêtée à Paris, et conduite à la Bastille.

Qui avait amené ces arrestations? — Nazelles. — Pourquoi cette délation ? — Parce qu'il avait voulu se venger des mépris écrasants de Clara-Maria 1... Ici, le grotesque se mêle à l'horrible ! Le pensionnaire de dame Catherine devient le bourreau de Yan-den- Enden.

On trouva sur Van-den-Enden une note sans signature. C'était la réponse de Monterey (i) aux dernières propositions de Latréaumonl.

D'après la teneur de cette note, les États de Hollande objectaient que Lalréaumont demandait trop d'argent; mais on l'assurait que bientôt la flotte hollandaise reviendrait de la Méditerranée pour se joindre aux escadres de l'Océan , afin de tenter le débarquement à Quillebœuf ou ailleurs.

Lors de son arrestation , on découvrit à Préaux dans la chambre d'Auguste , au fond d'une cassette qui avait appartenu à sa mère,

(i) Voir les pièces.

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huit Icltres de T.ouise, Irrsor d'amour, si souvent baisé avec idolâtrie par le chevalier. Ces lettres, dont on ne donne que la substance dans les pièces originales du procès, paraissent très tristes, gravement aliectueuses , et témoignent du désespoir de la marquise, qui, reconnaissant par la vanité de ses tentatives que cette révolte était impossible, pressentait tous les périls de l'inextricable position où elle était engagée, ainsi qu'Auguste Des Préaux, si le complot était révélé.

Ces lettres de la marquise et la note j^risc sur Yan-den-Enden composent seules les preuves matérielles réunies contre les accusés. Ce (ut sur leurs aveux incomplets , arrachés par la terreur, par de fausses promesses, par l'abus du secret de la confession , et par une torture de cachot extra-judiciaire (1), que le jugement fut prononcé.

Voici donc les cinq accusés renfermés dans les sombres cachots de la terrible Baslille.

Maintenant, si l'on veut éprouver une violente émotion de contrastes, contrastes qui devaient si terriblement frapper les accusés eux-mêmes, qu'on se souvienne de la vie stu-

(1) Voir If journal des procès, par M. Bcrryer.

SgO lATRÉAlJMONT.

dieiise, calme et sereine que menait Van-den- Enden à Amsterdam en 1669, au commencement de cette histoire , citoyen d'une république, rêvant ses plus chères utopies, et confiant au vent de liberté , qui soufflait incessamment des Sept Provinces , ses principes d'indépendance , espérant , pour le bonheur des hommes , les voir germer un jour dans quelque Etat monarchique 1

En 1674, cinq ans se sont passés; la république , dont Yan-den-Enden était citoyen , d'abord impitoyablement ravagée par Louis XIV, se courbe à cette heure sous la main rude et despotique de Guillaume d'Orange... A cette heure, Van-den-Enden seul, dans un cachot de la Bastille, songe plus à la ruine de ses projets favoris, qu'au terrible sort qui l'attend.

Qu'on se souvienne de ce beau jour en 1669 aussi, où M. de Rohan, alors dans tout l'éclat de la fortune, de la jeunesse et de la beauté, envié des hommes , adoré des femmes, se démettait si dédaigneusement d'une des grandes charges de la couronne de France , et annonçait fièrement à Louis XIV, comme autrefois le grand Rohan à Louis XIII , que la maison de Rohan rompait pour toujours avec la maison de Bourbon !

En 1674 5 cinq ans se sont pass/js, et M. de Rohan, ruiné, abandonné de tous, seul dans la prison , songe , avec un désespoir déchirant 5 que s'il avait écoulé Maurice , au lieu de suivre les fatals conseils de Latréaumont, à cette heure il serait avec Maurice , libre , heureux et c«lme dans son manoir de Penhoët, tandis qu'il a tout à craindre de la haine implacable du roi et de son ministre.

Qu'on se souvienne de ce modeste et paisible fief Des Préaux, d'où Auguste et son père, en 1669 aussi, partaient si heureux chaque jour pour aller passer une longue et douce soirée au château d'Eudreville !

Qu'on se souvienne des hôtes de ce château 1 de M. de Yilars, si grave, si noble et si bon ! de Louise, si belle, si souriante, si heureuse et si confiante dans sa vertu ! d'iVuguste , si délicieusement tourmenté par l'amour qu'il lui fallait cacher 1 puis, plus tard, qu'on se souvienne encore des ravissantes espérances d'Auguste et de Louise, de leurs plans de bonheur sans fin !

Et à cette heure, Louise, au fond d'une sombre prison , songe en frémissant au sort d'Auguste !

A cette heure, Auguste, au fond d'unsora*

bre cachot, songe en frémissant au soi t de Louise !

Venons maintenant à un rapide historique du procès.

Parmi les monstruosités homicides du grand siècle ^ il n'en est peut-être pas de plus effrayante que celle-ci, qui apparaît froide et nue, comme la hache du bourreau, sous la forme de l'article 8 du titre xiv de l'ordonnance de 1670 : « Le secret de la procédure est et demeure maintenu. Les accusés , de quelque qualité quUls soient ^ seront tenus de répondre et de se défendre par leur bouche^ sans ministère de conseils id d\wocats ^ et on ne pourra même leur en donner après la confrontation. »

Saint Louis avait rétabli le droit de défense; le lioi'Chei^alier, François l*"", l'abolit, sur les conclusions du chancelier Poyet (1). 11 fit

[1; Quelle durelé jjlus iiiifjuc, disiiil Dumoulin eu parlant de CL'tlc ordotinancc, que celle d'enlever même ladéfense à un accusé? Ce rjuMl y a de singulier, c'est que le chancelier Poyet, auteur de celle horrible Ici. fut plus tord traduit devant un tribunal, conip;Osé de comaâssaires du roi, comme concussionnaire et nialversalcur, et il demanda en vain l assistance dnu avocat, qui lui fut interdite en vertu de l'ordonnance que lui-même avait rendue. Ce fut à celle occasion que le juge instructeur dit à Poyet : « Patere legem quam ipse taleris. >y Subis la loi que toi-même as faite.

plus, il (Halîlit les proccdmos secrètes, jusqu'alors inconnues en Franccî^ et apporta clés entraves inouïes à la défense. Le Grand- Roi continua l'œuvre d'iniquité du Roi-ClievaUcî\ et l'ordonnance de 1G70 vint confirmer l'édit de 1639.

Ainsi , les accusés , mis au plus rigoureux secret, privés des conseils d'un avocat, vont être obligés de se défendre eux-mêmes; ainsi parmi eux voilà deux jeunes femmes, Louise et Maurice, si naturellement ignorantes de toutes les formes inextricables de la procédure, impitoyablement livrées sans secours, à toutes les subtilités, à toutes les questions insidieuses, à toutes les sanglantes embûches, à toutes les ruses infernales des gens du roi.

Sans nul doule, dans les circonstances difficiles 011 se trouvait la France , M. de Rohan et ses complices volontaires ou involontaires devaient sembler de grands coupables au regard impartial et sévère de la justice ; sans nul doute, bien qu'il n'y ait eu que préméditation , le dessein d'appeler les armes étrangères au sein de la pairie, était un vœu sacrilège; mais telle est l'odieuse iniquité de presque tous les actes de cette procédure, qui frappe aveuglément sur tous , malgré les

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degrés si énormément différents de culpabilité de chacun, et des circonstances si véritablement atténuantes pour tous, puisque les pièces du procès reconnaîtront même que Latrèaumont avait seul tramé la conspiration; telle est l'odieuse iniquité de cette procédure, qu'on oublie presque ce qu'il y avail de vraiment criminel dans les vaines espérances des accusés, pour ne songer qu'au sentiment de vengeance implacable qui aveugla si terriblement Louis XIY, dans cette occurrence.

Enfin, le 24 septembre, MM. Bazin de Bezons et M. de Pommereu, conseillers d'État, furent nommés commissaires pour instruire et faire le procès aux accusés 5 et M. de La Reynie fut choisi pour être procureur-général.

Yan-den-Enden fut interrogé le premier.

11 avoua tout sans restriction, avec une sorte de fierté , ses trois voyages en Hollande , les anciens projets formés en 1669 avec Latréaumont, au sujet d'une libre république, et renoués en 1672 lors de l'invasion... Il n'éluda aucune question , expliqua le sens de la Gazette de Hollande , et dit enfin qu'à son dernier voyage , dont il arrivait lorsqu'on l'arrêta.

M. de MontCTcy lui avait promis de nouveau Tappui de la Hollande et de l'Espagne.

M. de Rolian fut interrogé ensuite; il nia tout , et demanda qu'on produisît les preuves qu'il y avait contre lui. Ses réponses étaient sèches, laconiques, hautaines; il traita Van* den-Enden d'imjiosleur , et refusa de parapher ni signer aucun interrogatoire.

On l'interrogea une seconde fois, lui cachant , comme aux autres accusés, la mort de Latréaumonl, et à tout ce qu'on lui dit du traité fait avec M. de Monterey en son nom à lui Jjouis de Rohan, il répondit qu'il ne pouvait empêcher qu'on n'eût abusé de son nom , qu'il n'était pas responsable des folles visées de M. de Lalréaumont, et qu'encore une fois on lui produisît les preuves qu'il y avait contre lui.

Si M. de Rohan eût persisté dans cette ligne de défense , il était peut-être sauvé, car il n'y avait véritablement aucune preuve positive contre lui, son nom n'étant pas écrit une seule fois, soit dans les lettres de la marquise de Yilars à Auguste Des Préaux, soit dans la Gazette, soit dans la note de M. de Monterev, seules pièces de conviction de ce procès.

Mais faible comme il l'était, le malheureux

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M. de Rohan ne put échapper aux insinuations cle M. de Louvois , qui vint de la part du Roi... honte éternelle au Grand lloi! l'assurer de sa grâce s'il voulait dire ce qu'il savait du complot, S. M. ne voulant pas faire périr un homme comme lui qui pommait le servir.

Tel incroyable que cela paraisse , tel horrible que semble ce sanglant et infâme guetapens, cette ruse atroce de bourreau, cela est pourtant ainsi.

A son troisième interrogatoire, M. de Rohan commença par exposer (oncopie textuellement les pièces du procès) : « qu'après ses premiers «interrogatoires, M. de Louvois lui dit dans la » Bastille qu'il devait donner connaissance au » roi de ce qui avait été tramé en Normandie, et » qu'il lui donnait trois jours jîour y songer, ^^ devant tout espérer du roi^ qui sans nul doute

* ne voudrait pas faire périr un homme comme » lui qui pouvait le servir; que depuis il n'avait » pas vu M. de Louvois , et qu'ayant fait de- )• mander M. Golbert pour s'ouvrir à lui, S. M. ;)lui avait fait dire qu'il avait nommé des » commissaires , et que c'était à eux qu'il lui

• fallait dire judiciairement ce qu'il aurait pu »dire à M. Golbert. »

Alors, M. de Hohan avoua tout, disant pour

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se disculper, ce qui était d'une fatale vérité, qu'il avait été entraîné, compromis presque malgré lui par Latréaumont; « mais qu'on de- » vait distinguer le péché véniel du péché corn- »mis, et que les intentions ne devaient pas » être punies à l'égal des faits. »

La marquise de Vilars 5 interrogée, avoua tout, reconnut ses lettres, ne chercha pas à nier; seulement, quand on lui demanda son motif à elle, riche et considérée, pour tacher à soulever la Normandie contre le roi, elle garda le silence.

Mademoiselle Maurice d'O*** dit ce qui était vrai, que depuis cinq mois elle n'avait pas vu M. de Rohan.

Auguste Des Préaux avoua aussi tout, avec une naïveté extrême , son voyage en Hollande, sa participation au complot, sa conviction que la réussite était impossible, l'obsession de son oncle, et enfin ses instances auprès de madame de Vilars pour qu'elle y prît part.

En vain on demanda à Auguste et à la marquise quels étaient les gentilshommes auxquels ils s'étaient adressés pour les exciter à la révolte; Auguste et Louise gardèrent le silence le plus opiniâtre, et n'avouèrent que le nom d'un seul, le sieur d'Aigremonl , parce

SgS LATRÉAUMONT.

que des témoins l'avaient d'ailleurs dénoncé. On' a omis de dire que tous les accusés , abandonnés à eux-mêmes sans conseils et sans défense, cherchèrent, avant leur premier interrogatoire , à se disculper par un moyen pareil , en disant qiHils aidaient l'intention de préi^enir le roi des desseins de V étranger ^ et qu'ils n avaient paru y donner suite que pour les faire plus facilement a^^orter.

Sans doute, ce moyen de défense était puéril et absurde, aussi aucun des accusés n'y persista-t-il ; mais se voyant face à face avec l'échafaud, ça avait été sans doute le premier mouvement de terreur , l'instinct de conservation qui les avait fait recourir à cet inadmissible prétexte.

Ces opérations préliminaires finies , le roi, par lettres patentes du 3o octobre , nomma M. le chancelier d'Aligre, M. Poncet, Boucherat, Laîné de la Marguerie, Bazin de Bezons, Pussort, Voisin, Hotman , Bernard de Rezé , de Fieubet, de Caumartin, de Pommereux, de Fortia, Courtin, Gorgon de Thussy, et Quentin de Richebourg pour s'assembler à l'arsenal, dans l'appartement où se tenait la Chambre-Royale, et, sur le rapport de MM. de Pommereu et de Bezons, procéder,

au nombre de dix pour le moins , à l'instruction définitive du procès fait à M. de Rohan et à ses complices.

M. de La Reynie , par ses conclusions , requit pardcvant ce tribunal « que M, de Rohan, * Latréaumont , le chevalier Des Préaux et » la marquise de Vilars fussent déclarés et con- » vaincus coupables du crime de lèse-majesté, » savoir : M. de Rohan pour les conspirations, 3» proditions et desseins de révolte où il est centré, j^our la correspondance qu'il a eue et » recherchée avec les étrangers , et pour les « propositions , offres et sollicitations qu'il » leur a faites contre le roi et son État.

» Latréaumont (1), pour avoir tramé ladite » conspiration et desseins de révolte , pour l'in- » telligence qu'il a aussi recherchée et entre- » tenue avec les mêmes étrangers ennemis, et » pour sa rébellion à force ouverte à l'exécu- » tien des ordres du roi.

» Le chevalier Des Préaux, pour avoir eu «connaissance de ces conspirations, et pour » s'être employé à r exécution des dépeins de » révolte.

(1) C'est à la mémoire de Lairéaumont que fut fait le procès, dans la personne de son curateur, Jean de La Bruyère , nOmnié par le tribunal.

400 L VTRÉAUMONT.

» La marquise de Yilars , pour en avoir «aussi eu connaissance, et recherché pki- » sieurs personnes pour les y engager.

» Et pour réparation de ces crimes, re- » quiert le procureur-général que M, de Rohan,

)»LE CHEVALIER DeS PrÉAUX e^ la MARQUISE DE

» Yilars eussent la tète tranchée en place de » Grève , et que la mémoire de Latréaumont nfût à perpétuité condamnée.

» Van-den-Enden être convaincu d'avoir «participé aux projets de conspiration de » M. de Rohan et Latréaumont , et à diverses • pratiques, négociations et intelligences con- » tre le roi et l'Etat, et pour réparation con- ■i> damné à être pendu et étranglé.

» Tous les biens de M. de Rohan , cheva- » lier des Préaux, la marquise de Yilars, tenus » en fief du roi , déclarés remis et retournés » au domaine de la couronne, et tous les «autres biens, de quelque nature qu'ils «puissent être, et ceux de Yan-den-Enden » confisqués au roi, à la réserve de vingt mille » livres employées en oeuvres pieuses.

» M. de Rohan , chevalier des Préaux et » Yan-den-Enden préalablement appliqués à » la question Ordinaire et Extraordinaire pour » avoir plus ample révélation de leurs corn-

LE PUOCÈS. 4o i

» plices, quant à mademoiselle d'O*** de Villers • pour être plus amplement informé (i).

Telles furent les réquisitions portées devant le tribunal par M. de La Reynie le 3o octobre 167^1.

On voit dans ces conclusions , d'ailleurs absolument adoptées par les juges qui prononcèrent les sentences, que les accusés ne sont convaincus que de desseins de rév>olte^ et qu'il est reconnu que Latréaumont a seul tramé la conspiration.

Malgré son droit de grâce , Louis XIV se résolut donc à faire tomber ces quatre têtes sur Téchafaud. M. de Rohan, Auguste Des Préaux, madame de Vilars, furent condamnés à être décapités^ Yan-den-Enden à élve penduy et les biens de tous les accusés confisqués et acquis au roi.

D'après un grand nombre de lettres de M. de SeignelayàM. de La Reynie, il est évident qu6 Louis XI Y avait une telle impatience de voir le procès jugé, c'est-à dire M. de Rohan exécuté, que deux courriers, chargés de lettres de M. de La Reynie , partaient chaque jour de Paris, pour donner au roi les plus

(i Procès de PiuIki». Bibliothèque Rojalo, luaiiusciit. 11. itj

4oa LATRÉAUMONT.

petits détails sur la marche du jugement. Enfin , ce qui semble une j)reuve aussi terrible que significative, de racharnement de Louis XIV contre ces malheureux, c'est cette lettre de M. de Seignelay, écrite quatorze jours avant le jugement du procès^ et qui ^ préjugeant la condamnation des accusés ^ s' occupe déjà des ordres à donner pour assurer leur supplice :

« Monsieur ,

» Je vous envoie cet homme exprès pour savoir ce qui se sera passé aujourd'hui dans r^fFaire de M. de Rohan. Le roi m'ordonne de vous dire en même temps que comme il y aura quelques ordres à donner pour l'exécution DU JUGEMENT qui uura été rendu ^ vous preniez la peine de m'avertir un jour ou deux devant, lorsque vous verrez le procès en état d'être jugé.

» Je suis , monsieur , votre très humble et très affectionné serviteur.

» Seignelay. »

A monsieur de La Reynie, ce 12 novembre 1674.

(Corresp, de Colbert, 1674, juillet ^ décembre. Man. Bib. roy.)

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