SCENE VIII
LAURENT, seul.
Ils sont sauvés!... et nous, nous approchons du
[terme!...
Attention, Laurent, en ta marche sois ferme ; Sur ce terrain glissant ne fais point un écart! Et toi, puissant moteur, qu'on nomme le hasard. Intarissable source en incidens féconde, Abîme où l'on se perd du moment qu'on le sonde. Et qui n'es qu'une fin des éternels décrets, Continue à servir jusqu'au bout mes projets. Déjà tout de concert, grûce à toi, me protège : Dans ce mot de Strozzi tu m'as fourni le piège; Achève, t't pour y prendre un coupable tyran, Fais de Juana l'appât qui complète mon plan... Qu'elle soit en mes mains l'irrésistible amorce, Qui m'amène impuissant ce tigre dans sa force.
II va pour rentrer cliot la Duchesse; comme il est sur le point (le frsDcliir la porte, il aperçoit Juana qui se dirige de (on c6te.
Justement la voici. Tâchons, sans nous montrer. De pénétrer un cœur que l'amour doit livrer.
Il se cache et écoute.
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