LAURIER, CHEF DEL
‘OPPOSITION 127 “Je Canadien-français était un gentleman de ma- “’nières courtoises.” (1)
La désillusion de sir
dans le plus intime de son quelques rares amis.
(1) Voici le texte plet de sa confession :
“Despite ng which I desired vhen I ente pu went to Otta onceptions of
tion to be 4 € Preconceptions were fo e early sixties.. .. SE “With these ideas i£ necessarily followed that i should look pe my fellow members of the French race with some degree suspicion if not of d &. They were to my mind diffeent from the People with whom I had associ hat — larities were I a or myself, But to my great r of erliament the Fr ch-Canad Pous, demeanour respect is duties, and in no sense different is Saxon fellow members.”
son verbe témoigne qu’il voit de haut et au loin Comme il connait bien les hommes, il les prend en pitié plutôt qu'en aversion. “ Que voulez-vous. | ils sont faits comme cela” a-t-il l'air de dire. Durant les dernières années de sa vie — ses années hors du gouvernement — son attitude n’a pas varié. Il vaquait à ses devoirs de citoyen comme auparavant, répondant autant que possible à toutes les invitations à parler en public. Tout cela au risque de'sa santé, malgré son âge et sa fai. blesse. Il a fait dans ce domaine de véritables tours de force. Ainsi il entreprenait, au mois de février 1917, sa campagne de l’Ouest, à la veille de la votation aux élections fédérales. Sans hésiter, il s'en allait à Winnipeg et de là à Vancouver, bravant le froid qui lui était si contraire et les fatigues de dix jours de voyage par voie ferrée. Ne jouait-il pas si vie dans l'intérêt de la cause libérale? Tous ses amis et même son médecin n’en revenaient pas d’étonnement, et disons aussi de joie, à son retour. Cel tenait du miracle. Grande fut la surprise, la douleur, lorsqu'un an plus tard, la nouvelle se répandit (le 16 février) qu’au sortir d’une réunion du Can dian Club, il s'était affaissé dans son bureau, sos l'effet d’une légère attaque de paralysie. On seuti que c'était le commencement de la fin. Le lendemain, il passait de vie à trépas, rendans sa belle âme à Die
ées Auparavant) et Laurier de - Ses dre —— Oui, j ]
Mourir un d pécheur.” oyes Ce furent ses dernières paroles.
sible Cette voix, si Puissante dans son éloquence et si
Passé, qui rappelleront aux générations
histoire.
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On se rappelle la douloureuse émotion provoquée au Canada et à l'étranger par la mort de sir Wilfrid Laurier.
Cette émotion se manifesta de toutes part: et les expressions de regrets se firent nombreuses au Parlement et dans les journau -, Lady Laurier reçut au-delà de quatre mille lettres ou télégrammes de condoléances.
Il nous a semblé que qui en conserveront touj aimeraient plus tard à à sa mémoire.
les amis du grand disparu, ours un affectueux souvenir,
relire les hommages rendus
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En apprenant la mort de sir Wilfrid, la capitale du Canada, où depuis vingt-deux ans il n’y avait pas eu de figure plus populaire, plus admirée que la sienne, prit littéralement le deuil. Dans les vitrines de toutes boutiques de la ville, se voyait son portrait drapé de noir ou de violet et de tous côtés des drapeaux en berne. Ses restes furent transportés à Ja Chambre des Communes qui s'était ajournée Je 20 février en hommage suprême à sa mémoire. Plus de 50,000 personnes vinrent contempler une dernière
fois ses traits sur lesquels s’étendait l’attristante placidité de la mort.