‹ Laurier [microforme]Chapitre 37 sur 69 · APPLIED IMAGE · texte numérisé non relu

APPLIED IMAGE

Inc É 1653 East Main Street Rochester, New QUE — USA (716) 482 - 0300 - ne (716) 288 - 599 - pa

accepter la conscription. Il vit avec peine un si grand nombre de ses amis libéraux l’abandonner sur cette question, mais il resta ferme, inébranlable, et il déploya toutes les ressources de son éloquence pour empêcher l’adoption d’une loi qu’il considérait injuste, oppressive, inutile et contraire à l'esprit de notre constitution, à nos traditions politiques, funeste au pays qui avait tant besoin de tous ses bras pour produire les vivres nécessaires au Canada, au monde entier. Il affirma avec énergie que le volontariat appliqué avec zèle et jugement fournirait les soldats requis pour compléter les 500,000 si imprudemment promis par M. Borden. Il proposa qu’au moins la loi ne fût pas votée avant d’avoir été soumise au peuple par voie de referendum. Plusieurs autres amendements furent proposés, mais ils furent tous rejetés et la loi fut votée par une grande majorité, grâce à l'appui d’une vingtaine de libéraux anglais.

Il fut ainsi de la loi concernant la franchise, la loi la plus draconienne, la plus injuste, et la plus contraire à l'esprit de notre constitution qui ait jamais été adoptée, qui enlevait la franchise à des milliers d’électeurs naturalisés depuis longtemps, et le donnait à des milliers de femmes et de filles et de soeurs de soldats et même à des soldats non-résidents. On connait les fraudes auxquelles a donné lieu cette loi qui a permis à des soldats venus de partout de voter où leur vote pouvait le mieux servir la cause du gouvernement.

Le Sénat ne pouvait plus étouffer cette législa-

cles politiques, à Ja formation, avant les élections, d’un cabinet de coalition ou d'union. M. Borden tint la Promesse qu’il en avait faite devant la Chambre et les journaux annonçaient, dans le mois d'octobre, que ce cabinet était Organisé et que plusieurs des principaux lieutenants de Laurier en faisaient partie, M. Borden crut alors qu’il pouvait soumettre Sa politique au peuple, dans des élections générales.

Page 1