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LES CHEVAUX LE CIRQUE

Lautrec avait pris le goût des chevaux, dès son enfance, auprès de son père, dont l'équitation était le plaisir favori. C'est ce goût qui l'avait d'abord amené à faire la connaissance d'un peintre de chevaux, Princeteau, à fréquenter son atelier et à s'initier à la peinture. Les premiers essais que l'on ait de lui sont donc des études de chevaux. Plusieurs portent une date, 1 881-1882, et apprennent ainsi qu'elles ont été exécutées avant que leur auteur se fût livré à un apprentissage régulier, en passant par les ateliers Bonnat et Cormon. Elles n'ont pas de caractère tranché.

Ce sont les productions d'un tout jeune homme, mais on y découvre déjà le sentiment de la vie. On y reconnaît l'influence de John Lewis Brown, avec lequel Princeteau et Lautrec se tenaient en rapport et qui, comme artiste en vogue et artiste de talent, ne pouvait manquer d'agir sur eux.

Lorsque Lautrec, après son apprentissage, se fut plongé dans le milieu parisien et se fut surtout consacré à rendre les scènes ofî'ertes par Montmartre, son assiduité à peindre les chevaux prit fin. Mais il ne les a jamais complètement abandonnés. Il en a reproduit de tout temps, dans ses œuvres peintes ou lithographiées, chevaux de courses et chevaux d'attelage. Il les connaît à fond et lorsque l'occasion se présente de les introduire en quelque motif, il les tient pour ainsi dire au bout des doigts, ils sortent tout naturellement de son crayon ou de son pinceau.

Lautrec, avec son goût initial pour les chevaux, sans la disgrâce de sa conformation,

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