‹ LautrecChapitre 5 sur 35 · V. MONTMARTRE - ALIRED LA-GUIGXE · texte numérisé non relu

V. MONTMARTRE - ALIRED LA-GUIGXE

à Lautrec on a une filiation qui montre le développement d'une forme de l'art français s'adonnant de plus en plus à l'observation de la vie et au rendu du mouvement, tout en conservant les qualités du style et du dessin.

Lautrec maître de son art va vouloir créer à son tour. Il est plongé dans le milieu parisien. Qu'y verra-t-il d'abord de particulier?

Montmartre, à l'époque, se signalait par ses lieux de divertissement. Paris a connu de tout temps des établissements de plaisir, bals publics, petits théâtres, offrant aux visiteurs le spectacle de danses hardies et de scènes fantaisistes. Ceux qui pouvaient subsister traînaient une existence routinière, lorsque Montmartre avait vu éclore, pour les éclipser, une série de bals, cabarets, tréteaux, ayant pris un caractère de nouveauté et une certaine forme artistique. Il reçut dès lors la visite du monde curieux de distractions faciles.

Tout se transforme et Montmartre s'est avec le temps transformé. Il s'est, on peut dire,

magnifié. Les établissements qui avaient d'abord surgi simplement se sont, avec le succès, enrichis et ornementés et, devenus célèbres, ont attiré les étrangers. Mais Lautrec, lorsqu'il débutait, trouvait Montmartre dans sa fleur. C'est ce Montmartre que, porté vers la vie joyeuse pour en jouir et jouir du plaisir de la rendre, il a vu et pratiqué.

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