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Société médicale des Hôpitaux, ïl août

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réunir dans un même appareil les avantages du lube mou et de la sonde œsophagienne dure. Cette sonde, suffisamment résistante pour permettre au médecin de vaincre la contraction spasmodique du pharynx, suffisamment souple pour rendre tout traumatisme impossible, nous a déjà rendu de nombreux services. Extraction du suc gastrique pur, lavage de l'estomac, alimentation artificielle, elle se prête à tous les usages et, sauf de très, rares exceptions, son maniement ne nous a jamais présenté la moindre difficulté. Elle se compose de deux parties réunies par une partie métallique. L'une, partie œsophagienne, absolument lisse, mesure une longueur de 50 centimètres. Son diamètre extérieur Avarie de iO à 14 millimètres selon les numéros (10-12-14'"'"). L'extrémité gastrique, soigneusement émoussée, présente deux orifices : l'un, plus petit, placé directement dans l'axe du tube; l'autre, latéral, long d'un centimètre, sur 4 à S millimètres de largeur.

La seconde partie de notre tube est, au contraire, complètement molle. Sa longueur, de 90 centimètres environ, permet de l'employer comme branche longue d'un siphon dont le tube œsophagien forme la branche courte. A l'extrémité libre de l'appareil s'adapte un entonnoir quelconque. Toutes nos recherches sur la constitution du suc gastrique, sur l'action thérapeutique du lavage, sur l'action de la suralimentation dans les différentes maladies, ont été

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faites avec ce tube. Nous aurons d'ailleurs à revenir tout à l'heure plus longuement sur son emploi en décrivant la technique du lavage de l'estomac, et nous avons hâte de terminer tout d'abord notre historique.

En 1883 Reichmann ' proposa de nouveau une sonde à double courant ; il employait un tube Faucher muni latéralement d'un second tuyau de caoutchouc, à parois minces et de petit calibre. On introduisait ces tubes dans l'œsophage; le liquide laveur, pénétrant par le petit tube, ressortait par la sonde préalablement amorcée, et entraînait au dehors toutes les impuretés que pouvait contenir l'estomac.

Nous avons déjà laissé pressentir combien l'emploi d'un double courant nous semblait inutile; nous n'insisterons donc pas davantage sur le tube de Reichmann, ni sur celui que Boisseau du Rocher = inventa un peu plus tard .

Contrairement aux idées de M. Audhoui, par exemple, qui n'hésitait pas à faire passer de 10 à 23 litres d'eau dans l'estomac de ses malades, quelques auteurs ont cherché à obtenir un nettoiement de la muqueuse aussi complet que possible avec un minimum de liquide. C'est ainsi Appareil que M. Ruault ^ décrivit en 1886 une sonde dont

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