Ann. des maladies de l'oreille, juillet
LAVAGE
la malade se remit sans présenter d'autres troubles.
«WouTèr ^''"'^^ ^^'^^ ^'^^6' Pl"S rare à coup sûr que
au fond de la reni'oulement dans l'arrière-ffori^e d'une sonde
bouche. . o o ^,
qui, butant contre la base de la langue, ne seserait pas régulièrement engagée dans l'œsophage. Il arrive alors que le tube se replie et que le médecin qui cherche à le faire pénétrer jusque dans l'estomac croit être arrivé dans cette cavité, alors que tout l'instrument s'est simplement pelotonné au fond de la bouche.
Cet accident est d'autant moins possible que le lube est plus gros. Il n'a pas en général d'inconvénient sérieux, mais il peut arriver que le liquide, versé par l'entonnoir, alors que l'on croit la sonde arrivée dans l'estomac, passe ainsi inopinément et en grande quantité au niveau de la partie supérieure du larynx, dans lequel il peut pénétrer. Le malade suffoque alors, et nous avons vu des accidents graves résulter de cette fausse manœuvre. Dans la très grande majorité des cas, le tube pénètre sans encombre dans l'estomac. Son contact avec les parois de cet organe détermine quelquefois des contractions très violentes; le plus souvent, les liquides contenus dans la cavité refluent à travers la sonde, mais quelquefois aussi, si la sonde est obstruée par une parcelle alimentaire un peu volumineuse, on peut voir le malade vomir à côté du tube. Très souvent, presque toujours même, c'est là un accident sans importance. Il suffit de faire pencher le malade
DE l'estomac
en avant pour que tout reflux ties matières vomies vers les voies respiratoires, Loulc sudbcation soit évitée.
Ces efforts de vomissements ont un inconvé- •^^^^g^^^fenct . nient beaucoup plus redoutable, et leur action sur un ulcère de l'estomac en voie de cicatrisation, ou en imminence de perforation, contre-indique formellement l'emploi de la sonde, lorsqu'il existe des raisons de croire à une ulcération de la muqueuse.
Bien des auteurs ont signalé et nous-même {Debove ') avons vu des exemples de cette action. Certes le danger est moindre avec le siphon qu'avec la pompe, et il existe plusieurs observations, celles par exemple d'Aleksiewsky ^, de Michaelis^ qui prouvent que, même lorsqu'il se produit consécutivement à un lavage une hématémèse, la mort n'est pas l'aboutissant fatal des accidents, d'autant plus que certains auteui^s ont fait rentrer dans le groupe des cas dont nous parlons des observations dans lesquelles on avait retiré du sang noir (Gornillon*). Cependant Werner ^ ayant essayé de soulager un malade atteint de cancer de l'estomac, vit une perforation se produire et un collapsus mortel terminer rapidement la scène. Mais ici il y avait au moins imprudence,