I. A V A fi K
si, ouI)liéc plus tard, elle n'esl, pour ainsi dire plus connue de nos contemporains, il est cependant intéressant d'en dire quelques mots.
A vrai dire, le procédé se ressentait du peu de confort auquel on était habitué dans la vie cou- La brossesio- rante. Les moines, gi^ands détenteurs de remèdes secrets, conservèrent d'ailleurs longtemps le monopole de ce traitement qui ressemblait vaguement à un supplice. Pour tout dire, en un mot, on brossait l'estomac. La brosse employée était en crin de cheval ou en poil de chèvre, cyUndrique, montée à l'extrémité d'une tige en fd de fer, double, souple, recouvert de soie ; elle ressemblait assez bien à ces brosses qui servent actuellement à rincer les bouteilles. La tige de cet instrument mesurait vingt-six pouces; la brosse elle-même était longue de trois pouces et large de deux. D'abord étudié et préconisé en Angleterre par Rumsaeus (1649) sous le nom û'organum salutis, puis en France par Sorbière (Paris, 469-i), cet instrument n'atteignit pas tout de suite le degré de perfectionnement auquel était arrivé le modèle que nous venons de décrire, et qui est désigné par Socrates (1713) comme celui que l'on employait d'une façon générale dans les couvents allemands et italiens. Avant d'introduire la brosse dans l'estomac, on soumettait le malade à un régime spécial, et Leube ' nous raconte