‹ Lavage de l'estomacChapitre 28 sur 56 · Dlsrhe med. Wochenschrift, n · texte numérisé non relu

Dlsrhe med. Wochenschrift, n

DE l'estomac

sons extrêmement Vcariées. Elles ont toutes leurs Avantages. Mais on peut dire que ces mélanges n'ont d'autre importance que de permettre la comparaison des malades entre eux et avec les gens bien portants. Il est donc utile de se servir toujours du môme « repas d'épreuve ». et c'est l'uniformité plutôt que la composition du type employé qui joue le rôle principal dans ce mode d'exploration.

On peut ramener ces repas à un certain nombre de formules plus couramment employées et à moins d'être plus spécialement babitué à telle ou telle, on fera bien de mettre en usage l'une de celles que non salions indiquer. On pourra ainsi plus facilement comparer les résultats obtenus avec ceux qui sont publiés par les auteurs

Ewald et Boas, et après eux MM. Hayem et Repas

. , . d'Ewald

Winter, font absorber au malade, le matm a jeun, un repas composé de 33 à 70 grammes de pain blanc et d'une tasse de thé léger, ou, ce qui est préférable, de 2 à 300 centimètres cubes d'eau filtrée. La digestion arrive à son maximum d'intensité au bout d'une heure. Avant de faire prendre ce repas, il est bon de s'assurer, les jours précédents, que l'estomac du malade est vide le matin. Sinon, il faudrait, préalablement à son ingestion, procéder à un lavage de l'estomac avec de l'eau; ceci simplement pour empêcher des éléments étrangers de venir compliquer, par leur ' . présence, l'étude des produits de la digestion. Nous avons nous-mêmes, ainsi que dans les

LAVAGE

recherches failos par l'un de nous en collahoralion avec M. Mathieu mis en usage ce procédé. Son seul inconvénient consiste en ce que, lorsqu'on veut retirer le pain, ce dernier vient quelquefois, s'il a été insuffisamment mâché, houcher l'orifice inférieur du tube. Le meilleur procédé d'extraction, l'expression, ne, peut alors être employé. Malgré les efforts du malade, le reflux du liquide stomacal ne se produit pas ou se fait à côté de la sonde. Dans les deux cas on se trouve empêché de recueillir les aliments digérés. On est alors obligé de verser par l'entonnoir un peu d'eau pour désobstruer la sonde, et la constitution chimique du contenu stomacal est ainsi modifiée, cpiantitativement, dans des limites impossibles à apprécier.

Avantages de II vaut donc mieux employer, au lieu de pain a semouo. ^jg Q^é ^nc petite quantité de semoule, cuite avec de l'eau et du sel; la composition de ce mélange est très voisine de celle du repas d'Ewald et son extraction est plus aisée.

Repas de Rie- Dans tous Ics cas, ce repas d'épreuve vaut mieux

gel et de G. i i ^ , n a' t

Sée. que ceux de Riegel, ou même de G. See. Le

premier de ces deux auteurs fait déjeuner son malade, à midi, avec une soupe, un gros bifteck et du pain blanc. On ne retire ces aliments que o h 7 heures après leur ingestion. Ce retard, la fré-

1. Nous aurons souvent l'occasion de revenir sur ces recherches. Disons une fois pour toutes qu'elles ont été faites à l'hôpital Andral, dans le service de M. Debove, par MM. Mathieu et Rémond (de Metz).

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quence avec laquelle les débris de viande oblitèrent l'orifice inférieur de la sonde, fait qu'il est de beaucoup préférable d'employer un repas d'épreuve plus simple. Il en est de môme du procédé de M. Germain Sée, lequel fait avaler 60 à 80 g rammes de viande hachée et 1 00 à 1 50 grapimes de pain blanc. Ici encore il faut au moins deux heures pour que la digestion arrive à son maximum, et cette prolongation de l'expérience n'est compensée par aucun avantage.

Klemperer ' a proposé d'employer le lait. Pour j^^g^pe lui, ni le repas d'Ewald ni celui de Riegel ne suffiraient pour apprécier les fonctions chimiques de l'estomac. Le premier serait trop faible, le second trop difficile à retirer. Il préfère donner un 1/2 litre de lait et 35 à 70 grammes de pain blanc, qu'il retire au bout de deux heures. Mais ce « repas d'épreuve » ne permet pas d'apprécier les variations d'un facteur imjDortant de l'acidité gastrique, l'acide lactique. Klemperer n'attache pas grande importance à cette difficulté; mais il nous semble, au contraire, que l'évaluation de l'acide lactique anomal tient une grande place dans l'étude des perversions digeslives. Cette, évaluation est relativement très facile quand on emploie le pain ou la semoule. Enfin, Jaworski, Reichmann, Germain Sée ont également essayé de substituer le blanc d'œuf aux aliments que nous venons d'énumérer. Mais

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