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Irique une bande do papier de tournesol bleu, qui devra devenir rouge si le liquide est acide, qui restera tel s'il est neutre. La coloration en bleu d'un papier rouge prouverait que le suc est alcalin.
Le rouge de Congo, introduit dans la pratique médicale par Hôsslin {Mûnclmer med. Woclmschrft, 1880, n" 6) et Uiegel (Dlsche med. Wchnschrft, ISSB, n" 3.o), donne des solutions dont la teinte varie de la couleur pèche au brun rouge. Avec les acides, il prend une coloration bleue. Il n'est pas modifié par les sels acides. On peut l'employer en imbibant avec sa solution des bandes de papier dont on se servira comme des bandes de papier de tournesol. D'après Boas (loc. cil.), il serait préférable de le conserver en solution, celle-ci étant environ dix l'ois plus sensible que le papier.
Quantitativement, on dose Vacidilé totale du liquide au moyen d'une solution titrée de soude et après addition, comme réactif indicateur, au suc gastrique, de quelques gouttes d'une solution alcoolique de phénolphtaléine. Cette solution est incolore dans les milieux neutres ou acides. Elle devient instantanément pourpre en présence d'une trace de substance alcaline. Cette phénolphtaléine est donc, en l'espèce, préférable à la solution de tournesol généralement employée. Cette dernière, en effet, est bien rouge au contact des acides, bleue dans les milieux alcalins. Mais, Dosnpe jorsquc l'on fait un dosage, au moment où le virage se fait théoriquement, on observe des teintes violettes intermédiaires dont l'appréciation est difficile.
Nous employons de préférence une solution
DE l'estomac
titrée de soude normale, au dixième, c'està-dire renfermant 4 grammes de soude par litre.
Ces 4 grammes correspondent à 3S'',65 d'acide chlorhydrique au litre, si bien que pour neutraliser 1 centimètre cube de la solution alcaline, il faudrait que chaque centimètre cube du suc gastrique contint une quantité d'acide qui serait, exprimée en IIGl, de 0,0036, chiffre à peu près normal.
Nous disons : acidité évaluée en acide chlorhydrique; en effet, nous verrons que l'acidité gastrique peut être due à un grand nombre de facteurs différents. Mais on peut, et cela est commode comme terme de comparaison, ramener toutes ces acidités à une seule. On dit alors que l'acidité totale du suc gastrique était la même que celle d'un liquide contenant tant pour 1,000 d'acide chlorhydrique. Il suffit ensuite d'indiquer quelle substance acide existait en plus grande quantité dans le mélange pour être suffisamment renseigné.
Le dosage lui-même exige la série des opéra- Technique de
° ^ 1 acidimelne.
tions suivantes :
10 Mesurer un volume déterminé de suc gastrique filtré, soitN centimètres cubes (en général 10 centimètres cubes) ;
2o Lui ajouter quelques gouttes de solution alcoolique de phénolphtaléine;
3° Verser de la burette la soude titrée jusqu'au moment où la couleur rouge apparaît, et ne dis-
LAVAGE
paraît plus quand on agite le mélange avec une baguette de verre. Lire les divisions n ;
4" Effectuer les calculs. Soient v le coefficient volumétriqne de la solution alcaline, x le titre en acide du suc gastrique. On aura la valeur de x par la formule :
Le coefficient volumétrique n'étant lui-même, dans l'exemple que nous avons choisi, que : 0,00365 et, d'une façon générale, la quantité d'acide chlorhydrique à laquelle correspond un centimètre cube de la liqueur titrée. Cette quantité est facile à calculer étant donné que l'équivalent de la soude est de 40, celui de l'acide chlorhydrique (HGl) de 36,5. En supposant que le titre de solution de soude emploj'-ée renferme P grammes de soude et que V représente la quantité d'HCl que peut neutraliser cette solution, on établit la formule suivante :
d"où Ton tire valeur pour un litre de
En divisant par 1,000, on obtient le coefficient volumétrique v.
L'emploi d'une bande de papier de tournesol
DE l'estomac t)l
et les procédés de dosage que nous venons de décrire nous permettent déjà de savoir : Si le suc gastrique est acide;
2o Quel est le taux de cette acidité;
30 Combien de suc gastrique contenaitTestomac.
Mais ces renseignements sont loin d'être suffisants, et nous devons maintenant nous préoccuper des moyens que l'on possède de différencier les divers acides qui entrent dans la composition de ce suc.
L'acide chlorhydrique est le plus important parmi tous ces corps; à côté de lui on trouve surtout, pendant les premiers moments de la digestion, de l'acide lactique. Puis les acides gras ^ dont nous avons mentionné la présence possible dans le contenu de l'estomac à jeun. Lesphosphates acides jouent également un certain rôle. Enfln certaines substances albuminoïdes, telles que la peptone, neutres en présence du tournesol, se comportent comme des acides en présence de la phénolphtaléine.
A. Appréciation qualitative et quantitative de l'acide chlorhydrique.
M. Laborde a, le premier, préconisé l'emploi Recherche
, , 11 ... qualitative et
de matières colorantes, dérivées de 1 aniline ou quanutativ e empruntées au règne végétal, pour caractériser chlorhyd rila présence de l'acide chlorhydrique. Depuis ses travaux, le nombre des substances ainsi employées est devenu considérable. La plupart d'entre elles
LAVAGE
ne sont pas sensibles ou donnent des réactions analogues avec les acides organiques. Nous devons cep(MidanL citer le violet de niéthyle qui se colore en bleu ciel en présence de petites quantités d'IIGl libre. Un procédé très élégant, dû à Ewald, Boas ' et Kahler-, consiste à faire tomber goutte à goutte la solution de violet de méthyle dans le suc gastrique renfermé dans une capsule. A la limite de chaque goutte on perçoit une zone bleue qui tranche sur le centre resté violet.
L'orangé Poirrier, n" 4 (tropéoline 00 des Allemands), le rouge de Congo, la benzopurpurine 6B, sont autant de substances qu'il vaut mieux ne pas employer. Jacksch^ a conseillé de se servir d'une solution de vert émeraude, Kôster * préconise le vert malachite, MM. Lannois ^ et Lépine * recommandent tout particulièrement le vert brillant. L'un de nous a étudié ce dernier réactif, en collaboration avec M. le Df Mathieu. C'est un corps cristallisé en paillettes foncées, à reflets d'élythre de cantharides. En solution faible dans l'eau distillée, il a une teinte bleue très nette. En présence de moins de 1 0/0 d'HCl libre, il vire du bleu au vert pré. Avec un taux plus élevé
\. Virchow's Archiv. Bd. 101.