D'après Blanchi, La Spcrimentale, Febbraio
LA VAGK
ci'eiix, adossi's cL imiiiis, à leur .sommet, d'un seul tube en gomme élastique. Chacun d'eux avait, en outre, un tube latéral en cuir, et un piston, mu, simultanément, par une seule manivelle. Le tube en gomme élastique une fois introduit dans l'estomac, on plaçait l'extrémité du tube en cuir de droite dans un vase plein du liquide à injecter. L'extrémité du tidje de gauche plongeait dans un récipient vide. En soulevant les pistons au moyen de la manivelle qui leur était commune, on voyait le cylindre de droite se remplir de la solution à injecter, tandis que le cylindre de gauche se remplissait du liquide sorti de l'estomac. En abaissant la manivelle, le liquide à injecter était poussé dans l'estomac et celui qui était sorti de l'estomac était lancé dans le récipient qui lui était destiné. En outre, le tube œsophagien jouissait d'un mouvement de rotation par lequel le liquide injecté lavait toutes les parties de la muqueuse. Malgré tout le génie
. employé à le construire, cet instrument fut
cependant vite oublié, et il n'en était plus guère
Lagastriteest questiou, quand Robert (1834), Blatin (1834) et mière''ioTs Lafargue (1837) commencèrent à employer la
ia™ïge.'""'* ^'^"'^^ siphon, déjà indiqués parSom-
merville (1823), au lieu et place de la pompe. Blatin, notamment, eut le premier le mérite de traiter un cas de gastrite par le lavage. Ces auteurs employaient une sonde œsophagienne élastique, ayant trois orifices, dont un terminal, au niveau de son extrémité gastrique, et adaptée
DE l'estomac
par son extrémité buccale à un tube de caoutchouc souple. Cette disposition permettait de vider l'estomac et de le laver en n'employant d'autre force que celle du courant d'eau que peut déterminer un siphon.
Canstatt, en 1846, revint sur les mdications posées par Blatin et conseilla de laver fréquemment l'estomac des malades attemts d'ectasie gastrique pour empêcher les hquides putrides de
'cependant, malgré toutes ces recherches, malo-ré ces efforts, tant en France qu'en Angleterre et en Allemagne, le lavage de l'estomac n'était pas entré dans la pratique courante. On ne l'employait que dans les cas d'empoisonnements, et
encore d'une façon timide. ^ Publication
Il faut arriver à Kussmaul (1867-1870), pour travaux voir le lavage entrer dans la thérapeutique cou- deKussmaui. rante de la dilatation de l'estomac.
Présentée une première fois au 40^ congrès des naturalistes et médecins allemands tenu à Francfort en 1867, la méthode de cet auteur fut exposée par lui-même dans un mémoire qui parut en 1870 dans les Archives générales de médecine. Il comparait l'estomac dilaté à la vessie distendue et les vomissements qui surviennent au cours de la dilatation, aux émissions urinaires des prostatiques dont la vessie ne se vide pas ou se vide mal. Partant de ce point de vue, il proposait d'employer la pompe pour assurer la depletion des culs-de-sac dilatés, et empêcher la stagnation
LAVAGE
flps liquides, que des vomissements, même violents, n'arrivent pas à éliminer complètement.
« Même après des vomissements très copieux, dit-il, l'estomac peut encore contenir des quantités très considérables de matières non digérées... même dans des cas où après avoir rendu 3 ù 3 litres 1/2, l'estomac paraît être arrivé à une vacuité absolue, on arrive cependant, au moyen de la pompe, à extraire plus d'un litre de substance décomposée. »
Le mémoire de Kussmaul contient plusieurs observations de dilatation stomacale, dans lesquelles on voit les malades guéi'is ou notablement améborés par ce lavage. Niemeyer, Bartels, Liebermeister, P. Reich, s'empressèrent d'imiter le professeur allemand et publièrent tà l'envi des observations d'ectasie gastrique ainsi traitée. Tous ces auteurs se servaient de la pompe, et, comme nous l'avons déjà dit, d'un modèle qui, inventé par Weiss en 1823, avait été fort peu modifié. D'ailleurs, dans tous ces cas, le principe est le même, et nous aurons, croyons-nous, suffisamment renseigné le lecteur quand nous lui aurons donné la description d'un de ces appareils, d'ailleurs presque abandonnés.
Un des plus pratiques est le modèle construit par Collin : Un corps de pompe, en ébonite, «st monté sur un robinet à double effet, dont la clef est terminée par un manche arrondi. L'une des embouchures du robinet est dans l'axe de la pompe, et l'autre perpendiculaire à cet axe.
DE l'estomac
A la première embouchure s"ailapLe le tube de caouLchouc anglais qui met en communication la sonde œsophagienne et la pompe. A la seconde, un tube de même matière, muni en bas d'un anneau de plomb.
Un petit b;\tou d'ivoire fixé dans le col du manche sert à la manœuvre du robinet. Est-il horizontal, le coi^ps de la pompe est en communication avec l'estomac. Est-il vertical, cette communication est interrompue et le corps de pompe communique avec le tube à anneau de plomb.
Les mouvements de va-et-vient du piston, joints au déplacement imprimé au robinet, permettent d'aspirer le liquide contenu dans l'estomac et de le faire tomber dans un récipient préparé à cet effet. Le corps de la pompe ne peut d'ailleurs contenir plus de 100 centimètres cubes à la fois.
Cet instrument qui fut introduit en France par Leven, et exclusivement employé pendant quelques années, présentait bien des inconvénients.
Nous dirons tout à l'heure ceux qui étaient inhérents cà, la sonde œsophagienne rigide que l'on employait avec la pompe. Mais nous devons ^p^p'f.^pjf. tout de suite et pour ne plus y revenir, signaler . seàarracher
'■ ^ • n • 1 lam-
ceux qui relevaient directeanent de 1 emploiduvide. beaux de
„ . , 1 muqueuse.
L'aspiration peut en effet, et a pu, dans un. certain nombre de cas, déterminer la déchirure de la muqueuse et l'arrachement de parcelles du revê-