LA VAG K
benzoale de soude ù raison de 15 à 20 grammes ^ par litre.
Cet emploi des antiseptiques est de beaucoup préférable à l'usage de l'eau albumineuse que Escherich préconise dans les cas de vomissements, et qui est loin d'avoir la valeur que cet auteur lui attribue.
Les limites de l'emploi du lavage ne sont donc en rien formées par l'Age des sujets auxquels on l'applique. Mais il faut considérer comme des contre -indications très sérieuses le collapsus intense, les affections inflammatoires et catarrhales de l'appareil respiratoire, et aussi les . affections cardiaques. On risquerait en effet dans ces cas de provoquer des troubles graves de la respiration, et même l'asphyxie.
Nous ne voudrions pas clore ce chapitre de thérapeutique sans résumer dans une vue d'ensemble les principales indications du lavage. fit Celui-ci est absolument indispensable : ns du 10 Lorsqu'il existe un obstacle mécanique au passage des aliments de l'estomac dans l'intestin , et, secondairement, des fermentations anomales.
2° Lorsque des substances étrangères en trop grande quantité se mêlent au chyme et peuvent altérer la digestion.
Dans le premier groupe rentrent des faits sur la nomenclature desquels nous n'avons pas à revenir. Mais ce sur quoi nous voulons insister, c'est sur les avantages considérables que peut donner l'emploi du lavage, à condition toutefois
DE l'ESTOMAO
qu'on le considère, non pas coniine une méthode curalive, mais comme un moyen d'aLlénuer les inconvénients de ces maladies.
11 arrivera bien souvent que les résultais obtenus, pour être satisfaisants, n'en constitueront pas moins une guérison seulement partielle, et que, pour nous servir d'une comparaison déj;\ ancienne, le dilaté devra rester fidèle à son tube, comme le constipé habituel l'est à ses lavements.
Dans le second groupe que nous avons établi rentrent tous les empoisonnements. La sécrétion exagérée de l'acide chlorhydrique, l'accumulation du fait d'un catarrhe stomacal, ou d'une irritation bucco-pharyngo-œsophagienne, de mucus dans la cavité gastrique, sont des indications péremptoires à pratiquer le lavage. 11 en est de même des accumulations de bile et de suc pancréatique dont nous avons parlé, des sécrétions de produits toxiques ou irritants (cancer, ulcère, urémie).
Enfin une indication domine toutes les autres, surtout lorsqu'au lavage on associe l'alimentation artificielle que nous allons maintenant étudier ; nous voulons parler de la neurasthénie à déterminations gastriques.
Capable, comme nous l'avons vu, de revêtir les apparences de toutes les viciations des fonctions stomacales qui reconnaissent une cause organique, elle est heureusement justiciable, plus que toute autre, du traitement par le lavage.
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L'opération a-t-elle un rôle tonique sur les fibres musculaires des parois, un rôle modificateur sur la nutrition des glandes qui sécréteront ensuite des produits mieux élaborés? Facilitet-elle, en nettoyant la paroi, un contact plus intime des aliments avec les éléments nobles de l'organe? Agit-elle par suggestion et faut-il considérer les centres nerveux comme les seuls organes dont l'amélioration soit nécessaire dans ces cas, où il est évident qu'ils ont été, au début, la seule cause de troubles gastriques? Nous ne pouvons et ne croyons pas devoir conclure. La neurasthénie gastrique est un fait, dont l'importance est des plus grandes dans l'histoire des dyspepsies. Cette neurasthénie est justiciable du lavage.
Savoir associer cette méthode à celle de la suralimentation que nous allons envisager de plus près, c'est, croyons-nous, faire tout ce qui est possible pour tirer du procédé que nous étudions les meilleurs résultats pour les malades.
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