Berliner klin. Wochensck., 1870, n
3. Saint-Louis med. and surgic. journ., 10 july 1870. i. Deutsche Klinik, iSlO, no 8.
S. Berlin. Min. Wnchenschrft, no 17, 1873.
LAVAGE
introduit à frottement dur à l'extrémité d'un tube de caoutchouc dont l'<autre bout était garni d'un entonnoir à anse. Cet appareil, simple et peu coûteux, se manœuvrait comme nous l'avons dit en parlant de la sonde de Sommerville.
Mais il nécessitait l'emploi d'un tube œsophagien en caoutchouc durci. A cette époque, en efTet, on ne connaissait guère que les sondes en caoutchouc noir, dur, et les sondes anglaises. Les premières étaient relativement souples, mais leur surface externe s'écaillait volontiers. Il se formait ainsi des rugosités qui pouvaient léser la muqueuse de l'œsophage. Les sondes anglaises, beaucoup plus dures, ne se pliaient pas facilement, leur pointe constituait un instrument vulnérant capable de léser l'œsophage ou la muqueuse gastrique.
Ewald' et après lui Oser^, le premier poussé par la nécessité de remédier rapidement aux accidents graves d'un empoisonnement auquel il assistait, loin de tout secours possible, essayèrent de remplacer ces tubes rigides par un simple tuyau à gaz. C'était assurément un progrès considérablej et l'indication qu'Ewald avait donnée fut le point d'où partit Leube^ pour introduire dans la technique du lavage les sondes molles, en caoutchouc rouge, dites « de Nélaton ».
Pour remédier au peu de résistance que présen-
1 Irish. Hosp. Gazelle, 1874, n" 16
2 Wiener Klinik, iSlli.
3 Ziemssen, vol. VIT, t. Il, 1876.
DE l'estomac
talent ces sondes au moment de leur introduction dans l'œsophage, Leube proposa de les faire conduire jusqu'au-dessous de la partie postérieure du cartilage cricoïde avec un mandrin. Ce dernier, en jonc d'Espagne, gros comme une plume de corbeau, permettait de guider en toute sécurité la sonde jusqu'à la partie postérieure du tiers moyen de l'œsophage. On retirait alors le conducteur et on poussait la sonde jusque dans l'estomac. On y adaptait alors, tantôtune seringue, qui remplissait l'office de pompe, tantôt, au contraire, un tube de verre disposé en Y. Des deux branches restées libres de cet ajutage, l'une était en communication par un tube simple avec un réservoir élevé sur une console au-dessus de la tète du malade. La troisième branche s'adaptait sur un tube de caoutchouc qui descendait dans un récipient placé sur le sol.
Le malade, ou le médecin, pinçait d'abord le tube allant vers le sol et laissait l'eau du réservoir emplir le tube œsophagien. Il établissait alors la communication avec le récipient inférieur où s'écoulait une partie du liquide arrivant par la branche supérieure de l'Y. Puis il fermait, en le pinçant,- le conduit d'arrivée de l'eau, et le tube œsophagien formait alors avec la branche inférieure de l'Y un siphon amorcé, par lequel se vidait l'estomac.
En répétant la même manœuvre on arrivait facilement à faire passer dans la cavité gastrique plusieurs litres d'eau, par doses fractionnées, et à nettoyer convenablement la muqueuse. Ce pro-