‹ LavoisierChapitre 13 sur 150 · Correspondance de Paulze · texte numérisé non relu

Correspondance de Paulze

nièce, alors qu'il était brouillé avec son ïfrère aîné, M. Terray de Rozières, procureur général à la cour des aides, qui offrait son hôtel, l’hôtel d’Aumont, pour la signature du contrat, la maison de Paulze étant trop petite ? Que fera l'abbé ? s'écrivaient tous ses parents. L'abbé accepta la situation sans récriminer et rendit ses bonnes grâces à Paulze ; non seulement ilpromit d'assister à la signature du contrat, mais il voulut que le mariage fût célébré à la chapelle du contrôle général, rue Neuve-des-Petits-Champs’. Le contrat fut passé le 4 décembre 1771, par M° Duclos- Dufresnoy, notaire de l'abbé Terray. Lavoisier était alors âgé de vingt-huit ans ; sa fiancée en avait quatorze : tous deux avaient perdu leur mère en bas âge; mais Lavoisier, plus heureux que M'"° Paulze, élevée au couvent, avait eu l'affection maternelle de la chère tante Punctis. Lavoisier était grand ; il avait les cheveux châtains et les yeux gris, la bouche petite, un ‘aimable sourire, un regard d’une grande douceur. M’ Paulze était de taille moyenne; elle avait les yeux bleus très vifs, les cheveux bruns, qui, dans ses portraits, sont recouverts, suivant la mode du temps, d'une perruque blonde fort disgracieuse, la bouche petite, le teint d’une grande fraîcheur.

L'assistance était nombreuse à la signature du contrat, dans les salons de l’hôtel d’Aumont. Plus de deux cents personnes étaient présentes, gentilshommes, savants, hommes d'État, fermiers généraux, dames de la cour, de la finance ou de la bourgeoisie : M. Bertin, ministre-secrétaire d'État; M. de Trudaine, inténdant des finances ; M. de Sartine, lieutenant général de police ; M. Demars, conseiller de la Chambre des comptes; haut et puissant Jacques- Joseph-Marie Terray, chevalier, ministre d'État, contrôleur

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