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LA VIE INTÉRIEURE DE L' ACADÉMIE

Lavoisier, nommé associé en 1772 à la place de Macquer, qui succédait à La Condamine comme pensionnaire; devint pensionnaire en 1778 quand mourut Malouin, profes: seur au Jardin du Roï. Il s’intéressa toujours aux destinées de l’Académie et prit une part active à sa vie intérieure Dans plusieurs circonstances, il en fut un défenseur plus autorisé et plus hardi que le directeur et le secrétaire pers pétuel, et soutint son indépendance contre les empiéte= ments des présidents qui, choisis par le roi dans les mem: bres honoraires, ne dépendaient pas de leurs confrères: Ainsi en 1775, le duc de La Vrillière, président, soutimt qu'il avait le droit de régler les lectures qui devaient être faites dans les séances publiques, sans tenir compte des délibérations de l’Académie. Chaque année celle-ci tenait, en effet, deux séances solennelles, l’une à Pâques, l’autre à la Saint-Martin (11 novembre), et tout académicien regardait comme un grand honneur d’être désigné par ses con frères pour faire une lecture dans ces circonstances; Lawoï= sier, à raison de l'importance de ses découvertes, fut appelé souvent à porter la parole dans les séances publiques".

La prétention du due de La Vrillière, qui voulait favort= ser des protégés, embarrassa fort le directeur, le chevalier d'Arcy; mais celui-ci se trouva appuyé par Lavoisier qui l'engagea à la résistance, lui promettant son aide: et celle de la majorité des académiciens. Ayant exposé à d'Arcy les dangers qu'il y aurait de céder aux exigences du duc de La

1. Dans une séance solennelle à laquelle assista l’empereur Joseph I, le 20 mai 1777, il lut un mémoire sur l’altération de l'air par la respiration.

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