‹ LavoisierChapitre 58 sur 150 · Dans l'Homme aux 40 écus · texte numérisé non relu

Dans l'Homme aux 40 écus

« Livré aux propriétaires pour prix de fermages.

« Un chapitre semblable seroit ouvert pour toutes les productions du royaume. Enfin à ce compte général en nature seroit Joint un compte général en argent qui joueroit avec tous les autres.

« Le compte des laines, des chanvres, du lin, de toutes les matières premières de l’industrie, seroit surtout intéressant, parce qu'il présenteroit le point de contact qui he l’agriculture et le commerce... Un travail de cette nature contiendroit en un petit nombre de pages toute la science

de l’économie politique, ou plutôt cette science cesseroit

d’en être une; car les résultats en seroient si clairs, si palpables, les différentes questions qu'on pourroit faire seroient si faciles à résoudre, qu'il ne pourroit plus y avoir de diversité d'opinion.

« Rien n’empêcheroit qu'après avoir essayé de donner une idée de la comptabilité de l'agriculture pour une année commune, on n’essayàt de former le compte particulier de chaque année, on verroit alors quelle est l'influence de l'abondance des récoltes sur la richesse nationale, ce ane le territoire peut supporter d'impôts dans une bonne année, le soulagement qu'il est nécessaire d'accorder dans une mauvaise.

« Tel est le plan que je m'étois formé et dont je n’ai exécuté que la plus foible partie. » :

Quand l’Assemblée nationale, où dominaient les opinions des physiocrates, résolut de supprimer les contributions indirectes et de demander l'impôt tout entier à la terre ", Lavoisier offrit au comité de l'imposition les premiers résultats de ses recherches : « Vingt fois j'ai repris et interrompu ce travail, et quoique je sentisse l’impor-

1. Voir Les finances de l'ancien régime et de la Révolulion, par M. R. STOURM, t. I, p. 295.

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