‹ LavoisierChapitre 63 sur 150 · LA COMMUNE DE PARIS · texte numérisé non relu

LA COMMUNE DE PARIS

sait la proportion déterminée par le décret de l'Assemblée nationale.

Au commencement de 1790, tout en se félicitant des résultats acquis par la Révolution, il ressent déjà ses premières inquiétudes sur la marche des affaires publiques; quelque temps après avoir prêté, comme député suppléant,

Je serment civique à la barre de l’Assemblée, il écrivait à

Franklin :

« Après vous avoir entretenu de ce qui se passe dans la chimie, ce serait bien le cas de vous parler de notre révolution politique; nous la regardons comme faitte et bien faitte sans retour; 1l existe cependant encore un parti aristocratique qui fait de vains efforts et qui est évidemment le plus faible. Le parti démocratique a de son côté le plus grand nombre, et de plus l'instruction, la philosophie et les lumières. Les personnes modérées et qui ont conservé leur sang-froid dans cette effervescence générale, pensent que les circonstances nous ont entrainés trop loin, qu'il est fâcheux qu’on ait été obligé d’armer le peuple et tous les citoyens; qu'il est impolitique de placer la force entre les mains de ceux qui doivent obéir, et qu'il est à craindre que Pétablissement de la nouvelle constitution n’éprouve des obstacles de la part de ceux mêmes en faveur de qui elle a été faitte… Nous regrettons bien dans ce moment votre éloignement de France ; vous auriés été notre guide et vous nous auriés marqué les bornes qui nous n’aurions pas dû franchir. »

Un peu plus tard il se plaint à Black? des obstacles qui S opposent aux progrès des sciences en France : « La situation où se trouvent les affaires publiques en France, depuis un an, ont rallenti pour quelques instans la marche des.

Page 1