‹ LavoisierChapitre 64 sur 150 · Lettre du 5 juillet · texte numérisé non relu

Lettre du 5 juillet

sciences, et ont distrait les sçavans de leurs occupations les plus chères; mais il faut espérer que le calme et la prospérité succéderont aux troubles que nous avons éprouvés et qui étoient inséparables d’une grande révolution. »

Chaque jour en effet lui apportait un devoir nouveau qui l’éloignait du laboratoire où il poursuivait l'étude de diverses questions de physique et de chimie physiologique‘. De toutes parts on réclamait son concours; adjoint à la commission des monnaies et au comité de salubrité, il préparait encore pour -le comité des impositions un grand travail sur les droits d'entrée de Paris, qu'il lui remit au mois de novembre. On lui confiait l'examen, en collaboration avec Quinquet, d'un procédé pour protéger

les canons de fusil de la rouille, on le chargeait de faire ”

des. expériences pour le comité de mendicité sur l’'hygiène des hôpitaux, ou d'assister avec Vandermonde, Cousin, Carny. à la fonte des canons, etc. D’un autre côté, il avait à prendre part aux travaux de la commission des poids et mesures, dont il était trésorier; à défendre les intérêts de l’Académie, dont les pensions étaient payées irrégulièrement ; à régler un différend élevé entre Hassen= fratz et Seguin au sujet de recherches sur la végétation: Lors de la fête de la Fédération, il invitait les délégués de la garde nationale de Blois à descendre chez lui, les logeait dans un appartement de sa maison de la rue Neuve-des- Bons-Enfants, les recevait à sa table et leur faisait un accueil chaleureux qui lui méritait les remerciments empressés des habitants de Blois. Ilassistait régulièrement aux séances d’un club qui fut formé au commencement de 1789; et dont le nom indiquait les tendances : la Société de 89.

1. À ce moment il rédigeait le programme du prix à décerner par l'Académie, dans lequel il exposait les principes de la statique des animaux. (Voir page 127.)

Page 1