Voir CxapirRe VII. Le Bureau de consultation (page
à d’autres voleurs nommés par nos anciens despotes. » La Convention repoussa la proposition de Dupin, et, quoique les fermiers généraux fussent en dehors de la question, ils n'en ressentirent pas moins de vives inquiétudes en présence de l'hostilité évidente de la Convention contre les gens de finance. « Les prisonniers, ma chère amie, écrit Lavoisier à sa femme, s’affectent agréablement ou désagréablement des moindres détails qui les concernent. L'Assemblée, en passant à l'ordre du jour sur les observations de Montaut et d’après le rapport du comité des finances relativement aux gens de finance qui ont rendu leurs comptes, nous avoit chagrinés*. »
La situation des fermiers généraux était pleine de menaces ; obligés de rendre leurs comptes par le décret du 4 frimaire, ils se trouvaient réduits à l’inaction, privés qu'ils étaient de leurs papiers et de leurs registres de comptabilité. Ils délibérèrent : quelques-uns des plus jeunes, dans l'espoir de recouvrer sans retard leur liberté, proposèrent de faire l'abandon de leur fortune et de l’offrir à la Convention; mais la majorité repoussa cette motion, qui eût paru un aveu de culpabilité?, et décida de s'adresser à l'Assemblée pour obtenir que les fermiers généraux pussent se rendre à la maison des Fermes, où ils s’engage- raient à rester jusqu’à l’apuration de leurs comptes. La demande, rédigée par Delahante, fut envoyée au président de la Convention, qui la transmit immédiatement au comité des finances. Lavoisier était loin de partager la confiance de la plupart de ses collègues. Une lettre écrite à sa femme le 29 frimaire {19 décembre 1793) nous fait