Duc deSaint-Simon, op. cit., t. XVII, ch. XIX, p
Et RE
en fut la dupe, et crut, de bonne foi, faire de grands et riches établissements en Amérique. Il raisonnait comme un Anglais et ignorait combien est contraire au commerce et à ces sortes d'établissements la légèreté de la nation, son inexpérience, l’avidité de s'enrichir tout d’un coup, l'inconvénient d'un Gouvernement despotique qui met la main sur tout, qui n’a que peu ou point de suite et où ce que fait un ministre est toujours détruit ou changé par un successeur. »
À part l'ignorance en matière coloniale, cette analyse est remarquable et il nous apparaît que seul, un politique comme le duc de Saint-Simon, pouvait juger avec cette clairvoyance impartiale un autre politique. régnicole depuis peu, et si hardiment novateur.
C'est que ces deux personnages se ressemblaient par l'intégrité de leur caractère d'hommes d'Etat, l'horreur
de la dissimulation et l’amour des réformes.