Ibid.y t. I, 1012 A
quain potentem, quem milii tecum comniunem esse faclum gaudeo 1 ».
Mais une faveur encore plus haute devait éclipser celle du prélat. Jean de Lorraine avait sur l'esprit du roi une autorité dont porte témoignage la dédicace du De re vestiaria. Ami et conseiller intime de François I er , il mit son crédit au service de son favori. On fit d'abord de celui-ci un protonotaire (il apparaît avec cette qualité dans une pièce d'archives que je citerai tout à l'heure, et qui date certainement de 1527). C'était le chemin des honneurs. Baïf vit s'élever d'un coup l'astre de sa fortune le jour où le roi le choisit comme ambassadeur à Venise. Il débutait dans la carrière diplomatique, peu avancé en âge, par un poste du plus haut rang, et il allait représenter le roi de France dans une ville où Lascaris lui-même n'avait été chargé par Louis XII que d'une négociation particulière.