‹ Lazare de BaïfChapitre 12 sur 79 · B. N., Mss, Fr · texte numérisé non relu

B. N., Mss, Fr

diplomatiques, minutés par des secrétaires et destinés à être conservés comme pièces d'archives.

Ce recueil commence par un Protocole de lettres missives, contenant les minutes de diverses lettres, ordonnances et autres actes du roi, qui ne sont point relatifs à l'histoire de Venise, et qui portent les dates de 1557, 1558 et 1559, mais sans être rangés par ordre de date (ff. 1-27). Vient ensuite le registre de correspondance de Lazare de Baïf, commençant au 16 août, sans indication d'année (fol. 28), et comprenant d'une façon continue : 1° la correspondance jusqu'à la fin de l'année, en nouveau style, c'est-à-dire jusqu'en décembre (ff. 28-74); 2° la correspondance d'une année entière, de janvier à décembre (ff. 75-143); 3° la correspondance du 12 janvier au 4 août (ff. 144-190); puis, un feuillet blanc f et enfin, 4° une nouvelle série de minutes s'ouvrant avec ce titre : Registre des depesches commençant le septième jour d'aoust 1531 (fol. 192). D'où il faut conclure que la première dépèche du recueil est du 16 août 1529, ce qui concorde avec ce que nous savons de l'entrée en fonctions de Lazare de Baïf f

De ces nombreuses dépêches, deux cent trente»deux sont adressées au roi ; — cent quatre-vingt-onze à « Monseigneur le Grand Maistre » (le maréchal de Montmorency) ; — vingttrois à des personnages royaux ou princiers : à Madame (Louise de Savoie, mère du roi); à Monsieur de Vendôme (Charles de Bourbon, père d'Antoine, roi de Navarre) ; à la reine de Navarre ; à la duchesse de Ferrare ; au duc d'Àlbany (Jean Stuart) ; < — quarante témoignent de la déférence do Lazare pour le cardinal de Lorraine, son protecteur; — d'autres ont pour destinataires de grands officiers ou de grands dignitaires de la couronne : « Monsieur l'Amiral » (Philippe Chabot, comte de Charny, dit l'Amiral de Brion), « Monsieur le Légat » (le chancelier Antoine Duprat), 1$

« Maréchal Trevolsio » (le Grand Trivulce, maréchal de France). Un certain nombre portent les noms de diplomates, tels que le cardinal de Tournon, les évoques de Paris (Jean Du Bellay), de tarbes (Gabriel de Gramont) et d'Auxerre (François de Dinteville). Le reste à différents correspondants, la plupart inconnus. On trouve dans ces minutes de fréquentes allusions à des dépêches chiffrées que nous ne possédons pas. Ailleurs, Baïf parle de lettres qui ne figurent pas dans sa correspondance 1 . D'autres n'y font l'objet que d'un simple intitulé, sans texte.

2° Vingt lettres (et une copie) à François de Dinteville, évêque d'Auxerre, ambassadeur du roi de France à Borne, datées de Venise, du 25 janvier [1531] au 6 février 1533*. Cette fois, nous avons affaire, non à des minutes, mais aux missives originales qui, écrites par des secrétaires, portent la signature de l'ambassadeur :

^UvtTFy^iir S ?*"*

Un passage d'une de ces lettres est écrit en chiffres. Le

i. fol. 185 v*, Lettre à M. de Villandry : « Depuis qu'il [le cardinal de Gramont] est arrivé à Rome, n'ay receu lettres de luy, combien que luy aie escript pins de troys ou quatre foys ».

2. B. N., Mss, Dupuy 265, ff. 5-44. Voir L. Dorez, Catalogue de la collection Dupuy. Paris, 1899, 1. 1, p. 269. Les minutes de ces lettres se trouvent dans le registre précédemment cité, passim. Il ne faut pas confondre ce François II de Dinteville avec son frère, Jean de Dinteville, bailli de Troyes, qui fut dans le même temps ambassadeur en Angleterre*

Ms* porte, en ajouté, la traduction. D'ailleurs, on connaît le chiffre de Baïf '.

3° Dix-huit lettres adressées par Baïf à l'évêque d'Auxerre, du 10 décembre 1531 au 18 novembre [1533]*. Ces lettres ont été imprimées dans les Meslanges historiques, ou Recueil de plusieurs actes, traitiez, lettres missives, et autres mémoires qui peuvent servir en la déduction de l'histoire, depuis Van \$§§ jusques^à l'an 1580 (par Nicolas Camusat, chanoine de Troyes); Troyes, 1619 3 . Une lettre 4 contenait un passage chiffré (avec traduction en interligne), que Camusat a imprimé en clair 5 .

4° Dix-sept lettres au roi et au maréchal de Montmorency*. Plusieurs de ces lettres portent les traces d'un cachet qui nous montrent les deux léopards, armes de Baïf, surmontés d'une croix, en signe des bénéfices ecclésiastiques dont il sera parlé plus loin.

5° Vingt et une lettres au maréchal de Montmorency, conservées à Chantilly T .

6° Plusieurs lettres éparses dans divers fonds de la Biblio-

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