fol
5. De longs extraits de ces lettres ont été donnés par E. Cu arrière, Les Négociations de la France dans le Levant. Paris, 1848 1860, t. I, p. 183-245. Cf. Lettres de DinteviUe à Baïf, B. N., Mu, Fr., 19750, ff. 14, 75 V, 102 ▼•, 144, 16?, 181, 196, 226, 274 V, 526 v% et dans Dupuy 260 (V. Dorez, op. cit., 1. 1, p. 258).
6. B. N., Mu, Fr., 20503 (provenant de la collection Gaignières), if. 72-111.
7. Musée Condé, Archives, Série L (Lettres de Montmorency) ,t. II, ff. 212, 271, 275; — t. VI, ff. 13, 135 (quatre lignes autographes précédant la signature), 299 ; — t. VII, fol. 4; — t. VIII, ff. 314, 316 ; — t. IX, ff. 50 (trois lignes autographes), 69; — t. X, ff. 15, 52 ; — t. XI, ff. 108, 286; — t. XII, ff. 31, 104, 130; — t. XIII, ff. 74, 147;.— t. XV, f. 176.
thèque nationale: au roi 4 ; au Grand Maître 1 ; au Grand Amiral 3 ; à M. de Villandry, conseiller et secrétaire du roi 4 ; à Févêque d'Àuxerre 5 .
Parcourons cette volumineuse correspondance. Pour se faire une opinion sur le rôle diplomatique de Lazare de Baïf, il faut tenir compte de ce qu'une telle ambassade avait à la fois de très important et de difficile. Elle constituait une représentation fixe et permanente, ce qui, en Italie, n'existait qu'à Venise et à Rome, et, hors de l'Italie, n'existait nulle part 6 . Elle fournissait comme une base d'opérations pour les négociations avec le Grand Seigneur. Elle plaçait l'ambassadeur au centre des informations qui, de tant de pays, convergeaient à Venise par les voies publiques et privées. Bien des choses, d'autre part, rendaient épineuses les fonctions de notre agent auprès de la république : le gouvernement secret de celle-ci, l'expérience politique de ses patriciens, leur caractère ombrageux et susceptible, enfin et surtout les événements accomplis en Italie, au cours des trente dernières années, et dans lesquels la ville des doges n'avait cessé déjouer un rôle. Tour à tour alliée et ennemie de la France, réduite par celle-ci à ses lagunes après la bataille d'Agnadel, gardant néanmoins une tendance marquée à préférer l'alliance française, obligée de ménager l'empire, qui touchait à ses frontières, Venise,
1. B. N., Mss, Fr., 2985, fol. 88; 3050, fol. 63; 3096, fol. 131 (copie).