‹ Lazare de BaïfChapitre 18 sur 79 · ff. 319 V, 324, 325. Cf. Dupuy 265, fol · texte numérisé non relu

ff. 319 V, 324, 325. Cf. Dupuy 265, fol

Mais surveiller le sultan, cela ne constitue pour Baïf qu'une partie de sa tâche. Il doit aussi surveiller l'empereur, qui se déplace constamment. Il doit noter toules les démarches des députés que Charles-Quint envoie aux villes italiennes, ou qu'il en reçoit, ou qu'elles s'adressent entre elles. Il doit, dès le début accorder toute sa vigilance à de nombreuses affaires, épilogues ou contre-coups des traités de Cambrai ou de Bologne. C'est la révolution de Florence, où le pape et Charles- Quint voudraient rétablir les Médicis, et qui se défend « gaillardement 1 ». C'est la Pouille, qu'il faut, d'après les traités, restituer à l'empereur, et où des officiers du roi défendent encore Barletta et autres villes*. C'est Milan, que l'empereur s'est engagé à évacuer, mais dont il continue à tenir plusieurs places, en nantissement d'une indemnité que lui doit François Sforza 5 . Ces événements, dont l'énoncé tient en une ligne de précis historique» avaient alors un intérêt capital, parce que chacun d'eux, tant qu'il n'était pas liquidé et clos, pouvait fournir un prétexte à la reprise des hostilités. Aussi Baïf en note-t-il avec diligence les péripéties et la terminaison. Vient ensuite une période de calme, « maigre matière à écrire*». Le siège de Florence se poursuit 8 . Charles-Quint ayant rendu au roi les enfants de France (le dauphin et le duc d'Orléans, retenus en otage depuis le traité de Madrid 6 ), Lazare mande l'impression produite sur le Sénat par la communication qu'il lui a faite de cet événement, dans une réunion à laquelle le doge, par suite de maladie, n'assistait pas, chose regrettable, « l'assemblée sans le prince étant, ainsi que l'on dict en pro-

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