‹ Lazare de BaïfChapitre 23 sur 79 · ff. 195 v<\ 194, 190, 199, 200, 208, 429, 429 v · texte numérisé non relu

ff. 195 v<\ 194, 190, 199, 200, 208, 429, 429 v

paintre, veoyant le danger de Florence, s'est relire en eeste ville et ne se montre point, car il n'y veut pas faire sa demeure, et croy fermement que si on luy offre quelque bon party en vqstre nom, il seroit pour l'accepter. Vous scavez l'excellance du personnaige en son art ; s'il vous plaist le retirer en me le faisant scavoir, j'en ferai mon effort et ce pendant n'obmectray de chercher le moyen à le practiquer, estant asseuré que ce faisant vous feray service, qui est la chose du monde que plus désire 1 , » Même lettre, dans les mêmes termes, à Montmorency, le même jour 8 . Et bientôt, nouvelle lettre à François I er . Les amis de Michel-Ange assurent qu'il écouterait les propositions du roi. « Si vous voulez le retirer, il vous plaira me faire scavoir quel offre vous vouliez que je lui face de vostre part, affin que le puisse plus asseurer 5 . » Le roi mit à la disposition de Michel-Ange « maison pour sa demeure et douze cens livres d'estat par an 4 », somme importante pour , l'époque. Mais les Florentins avaient rappelé leur compatriote, et Baïf ne put que lui mander, par l'entremise de M. de Velly, les intentions de François I er5 . Michel-Ange n'y accéda point, et lorsqu'il quitta de nouveau Florence, peu de temps après, H se rendit à Rome. Quand on songe aux merveilles qui y naquirent sous sa main, on ne sait s'il faut accuser ou bénir le sort de ce qu'il ne soit pas venu à Fontainebleau.

Parmi ces curieux renseignements, on aimerait à trouver quelques détails intimes et personnels, fournissant des aperçus sur les mœurs du temps et la vie courante. Mais ce que Lazare dit

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