‹ Lazare de BaïfChapitre 3 sur 79 · Voir l'inventaire dont il va être parlé · texte numérisé non relu

Voir l'inventaire dont il va être parlé

5. Aux biographes anciens (Du Verdier, La Croix du Maine, Moréri, Niceron; Goujet), et aux modernes qui ont écrit sur Lazare de Baïf (P. Belleuvre et S. de la Bouillerie, articles cités; Guignard, op. cit.; Legeay, op. cit., p. 469-493; B. Hauhéau, Histoire littéraire du Maine. Paris, 1870-1877, t. 1, p. 227-245), il faut ajouter quelques auteurs qui nous fournissent des indications particulières, tels que F. Blanchard (Généalogies des Maistres des Requestes ordinaires de VHostel du Roy. Paris, 1670, p. 274) et Ménage. Écrivant en latin la vie de son grand-père maternel, Pierre Ayrault, jurisconsulte et magistrat angevin, Gilles Ménage, dans les notes (en français) qui suivent cet opuscule, passe en revue les personnages avec lesquels Pierre Ayrault se trouva lié d'amitié. Il parla à cette occasion de Jean-Antoine de Baïf, et, par suite, de Lazare de Baïf, qu'il appelle « l'un des plus grands ornements de la province d'Anjou ». (Vitae Pétri Aerodii... et Guillelmi Menagii... scriptore Aegidio Menagio. Paris, 1675, p. 187.) Ce qu'il dit concorde avec le témoignage de Colletet, dont le manuscrit : Les Vies des Poètes françois..., ou plutôt la copie qui survécut seule à l'incendie de la Bibliothèque du Louvre t en 1871, contient une notice sur Lazare de Baïf, non encore publiée. (Bibliothèque nationale, manuscrits, fonds français, nouvelles acquisitions, 3073, ff. 39-40.) Enfin, quelques notes qui se trouvent à Angers, les unes parmi les Mss de Claude Menard, Rerum Andegavensium Pandectae (Bibliothèque municipale d'Angers, Ms. 875, 1. 1), les autres parmi ceux de Pocquet de Livoniuère, Histoire des Illustres d'Anjou (Ibid., Ms. 1068), constituent en quelque sorte la tradition écrite relativement à notre personnage.

6. A. du Chesne, Histoire généalogique de la maison des Chasteigners. Paris, 1634, p. 192.

Du Chesne se trompe, sans aucun doute. Une pièce très intéressante, dont on a récemment publié une analyse, l'inventaire dressé après le décès de Lazare de Baïf 1 , établit qu'il était frère de François. Il a parlé quelque part de sa sœur Marthe*. Il parle même de ses sœurs Marthe et Madeleine, dans un document ignoré des biographes. A la Bibliothèque de Genève, il existe un manuscrit de son traité De re vestiaria*, qui paraît lui avoir appartenu. On y rencontre 4 quelques lignes biffées, qui ne figurent pas dans les éditions imprimées, et que l'auteur supprima sans doute à cause de leur caractère trop personnel. A propos de son patron Lazare, et, par suite, de son prénom, il faisait remarquer la rare coïncidence, due à la volonté paternelle, de ces trois prénoms dans la même famille : Lazare, Marthe et Madeleine. (Soit, mais en confondant Marie-Madeleine avec Marie, sœur de Marthe et de Lazare.) Il s'exprimait ainsi : « Cujus nomen mihi de patris voluntate inditum sororumque alteri Marthe, alteri Magdalenae, non inter postremas foelicitates solitus sum adscribere, vix enim temere id in alia familia

invenies 8 ».

Il naquit au château des Pins 6 , les anciens biographes ne

1. S. de la Bouillerie, art. cité. L'original appartient à M. le comte de Bugneux (Archives de l'ancien château de La Flèche). Cf. Blanchard, loc. cit., et Bibliothèque nationale, manuscrits, fonds français, 20 229, fol. 229.

2. « Esf mihi soror Martha nomine, quae istiusmodi lanicio, velut altéra Pallas, summopere delectatur, quae me istorum vermiculorum naturam docuit. » (De re vestiaria, Y.)

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