‹ Lazare de BaïfChapitre 37 sur 79 · Voir Legrand, op. cit. f p. clxxxvii-cxciv · texte numérisé non relu

Voir Legrand, op. cit. f p. clxxxvii-cxciv

désintéressé : nous voyons qu'en septembre suivant, Baïf, écrivant au cardinal de Lorraine, lui recommandait « ung evesque nommé Dionisio Greco 1 », qui sollicitait « quelque provision pour vivre* ». Baïf subvenait à la fois au mérite et à l'indigence : Colletet rapporte qu'on appelait son palais à Venise « le sacré temple des Muses et le favorable azile des sçavants incommodés ».

Hors de Venise, il comptait d'illustres amis. Il correspondait avec les humanistes les plus réputés, avec des Italiens, comme Sadolet et Bembo, et avec Érasme, la plus grande illustration littéraire du temps. En France, ses compagnons d'études ne l'oubliaient pas, et Germain Brice lui écrivait pour se rappeler à son souvenir.

Germain Brice 3 , aumônier du roi et chanoine de Notre- Dame, célèbre en son temps par ses poésies latines, était ami à la fois de Lazare de Baïf et de Christophe de Longueil. A la fin du De re vestiaria, Baïf fait l'éloge de l'un et de l'autre, et il transcrit une poésie latine et une poésie grecque composées par Brice en l'honneur de Longueil. Germain Brice a laissé un volume de lettres 4 , dont la dernière, datée d'Amboise, le 19 septembre 1530, est adressée à Baïf. Excuses pour n'avoir pas écrit plus tôt. Brice a tenté tout ce qui dépendait de lui

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