Érasme, éd. citée, t. III
bibliothèques, et leur empruntait des manuscrits. C'est ainsi qu'on lui confia un Dion Cassius 1 , auteur non encore édité. « Dionis scripta quae exslant Venetiis, legi per otium, » dit-il lui-même dans le De re navali. Sans compter bien d'autres lectures, dont témoignent ses traités latins. Cette Res navalis, qui verra le jour plus tard, il la composait alors; les lettres à Dinleville nous le montrent occupé à des recherches archéologiques pour cet ouvrage. En 1531, il faisait paraître à Bâle un volume contenant une réédition du De re vestiaria, et la première édition de sa monographie De vasculis*, ou, comme il l'appelait alors, De vasculorum materiis ac varietale. Enfin, il traduisait en français les quatre premières Vies de Plutarque. -Du Verdier 3 et Colletet donnent de ce point une attestation formelle, que les biographes ont recueillie avec quelque méfiance. Le doute n'est plus possible quand on a lu la correspondance de Baïf. Le 25 avril 1530, Baïf écrit au roi que, sur son désir, il lui enverra le plus tôt possible « la vie de Theseus et Romulus traduite de grec en françois* ». Le mois suivant, il donne des nouvelles de son travail au cardinal de Lorraine : la transcription est finie, il reste à la corriger 5 ; chose peu commode: « Je l'ay faict rescripre par troys foiz et ne puys trouver homme de ce mestier pour la langue françoise 6 ». Peu après, il adresse à son protecteur le manuscrit, « pour présenter au roy 7 », qui lui fait connaître sa satisfaction 8 . Les deux dernières Vies ne lui donnent
1 . J. Valentinei.m, BiblioUieca manuscripta ad. S. Marci Venetiarum. Venise, 1868-1873, t. 1, p. 44.