‹ Lazare de BaïfChapitre 42 sur 79 · lbid., fol. 124 r. Cf. ff. 112 V, 170 v · texte numérisé non relu

lbid., fol. 124 r. Cf. ff. 112 V, 170 v

pas moins de mal. « Monseigneur, écrit-il au cardinal de Lorraine» j'avois presque achevé de translater les Vyes de Lycurgues et Nu ma. Mais comme es toit presque la fin, mon escripvain s'est desbauché et s'en est allé, qui m'a esté grand desplaisir. Toutteffois j'ay espérance d'en recouvrer ung aultre bientoust et vous envoier lesdictes Vyes parfaictes et accomplies pour les présenter au Roy, s'il vous plest me faire ce bien* ». Le roi avait trouvé le style du traducteur « ung peu rude 1 ». En tout cas, l'entreprise ne lui déplaisait point, car il la fit continuer par l'évêque de Lavaur, Georges de Selve, le successeur de Baïf à l'ambassade de Venise 5 . Mais celui-ci, moins helléniste que Baïf, se fit aider par Danès. J'ajoute qu'on ne toucha pas, dans cette traduction imprimée, aux Vies déjà traduites par Baïf, dont on considérait sans doute le travail comme définitif. Ces Vies, Du Verdier disait qu'elles se trouvaient « en la librairie Royale de Fontainebleau ». La Bibliothèque de Fontainebleau est devenue la Bibliothèque nationale. Il existe, à la Bibliothèque nationale un manuscrit du xvi* siècle qui contient les Vies de Thésée et de Romulus, sans aucune indication de nom d'auteur 4 . Le manuscrit est très beau, sur vélin, avec un titre en or et une lettre ornée au commencement de chaque Vie, doré sur tranches, habillé d'une riche reliure qui porte aux angles des F surmontées de la couronne royale. Sans le moindre doute, nous avons là les Vies de Thésée et de Romulus offertes à François I er par Baïf 6 ,

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