‹ Lazare de BaïfChapitre 44 sur 79 · B. N., Jfo», Fr.. 3941, fol · texte numérisé non relu

B. N., Jfo», Fr.. 3941, fol

d'Église] estans à la cour, de charges hoiinorables (je dis ceux qui en estoient capables), les uns employans aux ambassadeur

les autres aux affaires Je ne dis pas qu'il n'y ait eu des abus,

et mesmes un, en ce que les jeunes prothenotaires, bien qu'ilz fussent pourveus de quelques dignitez, estoient un peu trop muguetz, jusques à estre receus aux dances et près des dames dans une salle de bal..- et s'estudioient de dancer aussy bien et baler qu'un gentilhomme 1 .... » Baïf aima une Vénitienne, et il en eut un (ils, dont la réputation devait surpasser la sienne : Jean-Antoine de Baïf, le poète de la Pléiade. De cet épisode si important de sa vie, nous ne savons rien : il n'a pas parlé de ses amours*. Qui était la mère de Jean-Antoine? Une patricienne, d'après tous les biographes, « liberalis quaedam puella », écrit Sainte-Marthe. Le manuscrit de Zannélinos, dont j'ai parlé plus haut, portait, au verso de la dédicace, une enluminure qui représentait trois blasons réunis en un écusson unique. Le blason de France, placé au sommet, subsiste seul; on a effacé soigneusement les deux autres. Dans celui de gauche, on distingue encore les léopards de Baïf; mais de celui de droite, plus rien n'apparaît. Est-ce la main de Lazare qui, corrigeant une attention maladroite de ses amis, supprima ainsi un indice de la filiation illégitime de Jean-Antoine? Nous tenons de celui-ci la date de sa naissance :

Oust dans Paris vit le carnage, Le Feurier davant de mon âge L'an quarantième acompli^soit 3 . '

\. Brantôme, éd. L. Lalanne. Paris, 1864-1882, t. HT, p. 130 et 13 f. 2. Jean-Antoine confesse simplement sa bâtardise :

Dy que je suis du bon Lazare Fils naturel....

Éd. M.-L., t. H, p. 459.

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