Ibid
Le « carnage », c'est la Saint-Barlbélemy. Jean-Antoine avait quarante ans en février 1572; il a donc vu le jour en février 1532 (nouveau style). Il nous apprend encore qu'il fut baptisé « sur les fons Saint Moïse 1 » (à l'église San Moisé, près de Saint-Marc ; elle existe encore). Il ajoute :
Des noms de nies parreins, Justinian et Rincon, tenans mes foibles reins, Jan Antoine nomé... *.
Jean Giustiniani appartenait à une des plus illustres familles de Venise. Antoine de Rincon, nous le connaissons. Par rencontre, les deux prénoms que le poète devait à ces deux parrains étaient aussi ceux de ses aïeul et bisaïeul paternels.
Dès le mois de novembre 1552, Lazare écrivait au Grand Maître pour demander son rappel 3 . Il insista à diverses reprises, alléguant sa santé et le besoin de régler en France des affaires personnelles \ Il obtint satisfaction. En octobre 1533, il remerciait Montmorency, et lui exprimait sa hâte de rentrer en France : « Je n'ay bougé du lict et suis encore mal mené d'une fièvre quarte qui me fait beaucoup de mal 5 . » Il partit au commencement de 1554 (nouveau style). On emporta Jean- Antoine « encojre emmaillotté — en des paniers 6 ». Il avait deux ans.
Le successeur de Baïf était Georges de Selve, évêque de Lavaur. La signature de celui-ci n'apparaît qu'au mois de mai 1534 7 . Mais la dernière lettre de Baïf porte la date du
\. J.-Ant. de Baïf, éd. M.-L., t. I, p. v.